10 signes augurant d’un crash boursier en 2016

10 signes augurant d’un crash boursier en 2016

информатика 7 класс босова тетрадь Article de Michael Pento, publié le 14 décembre 2015 sur SafeHaven.com (légèrement modifié pour refléter la décision connue de la Fed concernant son taux directeur) :

La propension de Wall Street à créer des bulles en série sur le dos du crédit bon marché augure de nouveau un désastre pour les classes moyennes. Les signes avant-coureurs de la prochaine correction se sont clairement manifestés mais ils sont systématiquement occultés et minimisés par les institutions financières. Néanmoins, voici 10 signes importants que devraient voir les investisseurs futés alors que nous nous préparons à entrer en 2016 :

1. Le Baltic Dry Index, l’indicateur des prix du fret maritime et un baromètre de la consommation, est tombé à son plus bas depuis 1985. Cet index met en exergue la baisse dramatique du commerce mondial et augure d’une récession planétaire.

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2. L’index CRB est un autre indicateur qui valide le ralentissement significatif de la croissance mondiale. Cet index suit la valeur de 19 matières premières. Après un petit regain de forme en 2011, il a de nouveau chuté en dessous des niveaux de 2009 soit du nadir de la grande récession.

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3. La croissance nominale du PIB américain au T3 s’est élevée à 2,7 %. Le souci est que Mme Yellen a relevé ses taux alors que le PIB signale la déflation et la récession. La dernière fois que la Fed a entamé un cycle de hausse des taux, c’était au T2 2004. À l’époque, la croissance nominale du PIB était de 6,6 %, une performance robuste. De plus, ces cycles de hausse des taux démarrés dans un passé récent ont toujours lieu dans un contexte de croissance de 5 à 7 %.

4. Le ratio entre les stocks et les ventes ne dit rien qui vaille : les ventes sont en déclin alors que les stocks augmentent. Un évènement qui s’est manifesté avant toutes les récessions précédentes.

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5. La courbe de rendement des Treasuries, qui mesure l’écart de rendement entre les obligations à 2 et 10 ans, rétrécit. Récemment, l’obligation américaine de référence, celle sur 10 ans, a vu son taux atteindre un plus bas de trois semaines tandis que le taux de l’obligation à 2 ans atteignait son plus haut de cinq ans. Cela s’est produit en raison de l’anticipation de la hausse des taux de la Fed tandis que le taux des obligations à plus long terme, en baisse, indique que des inquiétudes planent à propos de la déflation et de la faible croissance.

Les banques, qui empruntent à court terme et prêtent à long terme, ont moins intérêt à faire des prêts lorsque cet écart se rétrécit. Ce qui étrangle la croissance de la masse monétaire et provoque une récession.

6. Les bénéfices des sociétés du S&P 500 non PCGR ont baissé de 1 % au 3e trimestre, alors que les PCGR ont vu leur bénéfice chuter de 14 %. Il est clair que ces sociétés ne savent plus quoi faire pour faire plaisir à Wall Street et sont de plus en plus agressives dans la classification de leurs transactions non récurrentes afin de rendre leurs chiffres plus attractifs. La question est de savoir pourquoi payer 19 fois les bénéfices sur le S&P 500 lorsque les bénéfices sont en baisse et surtout lorsque ceux-ci sont manipulés agressivement via les rachats d’actions et des écritures comptables.

7. Le dollar fort impacte négativement les chiffres d’affaires et les bénéfices des multinationales. Jusqu’il y a peu, les multinationales américaines bénéficiaient d’un dollar dont la valeur déclinait lentement et sûrement depuis les plus hauts des années 80.  (…)

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8. Les données récentes montrent que les États-Unis sont actuellement dans une récession manufacturière. L’ISM manufacturier de novembre est entré pour la première fois en contraction depuis 36 mois (48,6). Soit un déclin par rapport à la performance anémique d’octobre (50,1). De plus, cela fait 5 mois d’affilée que cet indicateur est en baisse. Le PMI de novembre s’est élevé à 48,7, un niveau signalant une contraction.  (…)

9. Les écarts de crédit se creusent alors que les investisseurs fuient les obligations Corporate pour la sécurité des Treasuries. L’écart TED, la différence entre les taux des obligations à 3 mois sur les crédits en eurodollars et les obligations américaines à 3 mois ne cesse d’augmenter depuis octobre 2013. Fin septembre, il atteignait son plus gros écart depuis août 2012, soit au pire de la crise européenne de la dette.

10. Le S&P 500 a atteint la seconde valorisation la plus importante de son histoire. Par exemple, le ratio CAPE (ratio prix/bénéfice ajusté) s’élevait à 26,19 en novembre. Au-dessus de 25, cet indicateur montre que les marchés sont historiquement trop chers. Depuis 1881, ce ratio est en moyenne de 17. (…)

Grandes probabilités d’un effondrement boursier en 2016

Si ces 10 signes ne sont pas suffisants pour inquiéter les investisseurs, ils le devraient. La Fed vient de faire quelque chose de très inhabituel : relever son taux directeur alors que l’économie mondiale est au seuil de la récession. (…)

Le cycle de croissance actuel a démarré il y a désormais 78 mois, ce qui en fait l’un des plus longs de l’histoire des États-Unis. Depuis 1971, nous avons connu 6 récessions. En moyenne, elles ont fait chuter le S&P 500 de 36,5 %. Vu que le début de cette récession imminente coïncidera avec un marché flirtant avec ses plus hauts, le prochain crash boursier devrait être plus proche de ce que nous avons connu en 2001 et en 2008 (donc pire).

La dette américaine publique et privée a grimpé jusqu’à 327 % du PIB, soit presque 600 % des recettes fiscales fédérales. Cette énorme dette et les grandes quantités de capitaux mal investis ont préparé le terrain pour le 3e effondrement boursier depuis 2000. Les investisseurs doivent donc agir avec grande prudence vu les signes avant-coureurs mis ici en évidence. »

PS : il faudra tout de même attendre d’autres hausses de la Fed pour véritablement parler d’une hausse des taux. Car en fin de compte, voici où nous en sommes :

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