Alan Greenspan : l’Occident se dirige vers un désastre

Alan Greenspan : l’Occident se dirige vers un désastre

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Alan Greenspan

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« Ce que la Fed fait durant cette étape particulière est moins important que ce que font les marchés. Or, ceci nous montre pour la première fois depuis longtemps une accélération de l’offre monétaire. Nous avons un problème global de croissance de la productivité. Cela ne concerne pas que les États-Unis, il s’agit d’un problème mondial qui est provoqué par le fait que les populations du monde occidental, par exemple, vieillissent et n’allouent pas suffisamment de ressources pour financer la croissance, » a-t-il ajouté.

Greenspan a déclaré que le plus grand défi du pays et de l’économie mondiale est la croissance économique à long terme.

« Notre problème n’est pas la récession, qui est un souci économique à court terme. Je pense que nous avons un problème de croissance économique à long terme très profond alors que les populations occidentales sont engagées dans une large transition du statut de travailleur à celui de bénéficiaire d’allocations sociales, comme on les appelle. Tout ceci est prévu dans la législation de ces pays. L’ampleur de ces aides n’est pas du tout proportionnée à la croissance de l’activité économique. Si nous restons aux environs des 2 % de croissance aux États-Unis et ailleurs, nous ne serons pas en mesure de financer quelque chose que nous sommes déjà obligés de payer légalement, » a-t-il déclaré.

David Stockman, ancien directeur du budget de Reagan, a déclaré mercredi à Neil Cavuto que les États-Unis pourraient être à l’aube d’un effondrement des marchés, mais Greenspan pense qu’un tel événement pourrait ne « même pas être nécessaire ».

« Depuis 1975, la somme de l’épargne domestique brute et des allocations sociales en tant que pourcentage du PIB est remarquablement stable, ce qui signifie que depuis environ 1965 nous avons connu un transfert quasi parfait entre la baisse de l’épargne et la croissance des avantages sociaux. Et cela malgré le fait que nous empruntons l’épargne étrangère, le taux d’investissement en tant que pourcentage du PIB poursuit sa baisse, » a-t-il déclaré. (…) »