Andrew Maguire : les achats d’or physique ont contré le marché papier

Andrew Maguire : les achats d’or physique ont contré le marché papier

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lingot et pièces d'or

Interview d’Andrew Maguire publiée le 19 février 2016 sur King World News :

« Cette semaine a démarré par un jour férié aux États-Unis, des volumes très faibles sur les marchés et le retour de la Chine sur ceux-ci. Nous avons donc assisté à une réaction immédiate, que je vais expliquer dans une seconde.

Mais avant tout, il faut souligner que l’or et l’argent se sont très bien comportés du fait qu’ils ont été surachetés. De plus, peu de gens savent que les grossistes indiens se sont mis dans une position attentiste en raison de l’attente de la baisse attendue des droits de douane sur l’or en Inde, qui devrait être d’application dans un peu plus d’une semaine.

Réalisez bien que si cette baisse des droits de douane s’élève à 4 ou 5 %, cela pourrait découler sur une réduction de 50 $ l’once d’or pour les Indiens. Avec l’Inde en retrait du marché, l’or techniquement suracheté et la Chine revenant sur les marchés avec un cours du métal jaune jusqu’à 60 $ plus cher, on aurait pu s’attendre à une baisse importante, à un nouveau cycle synthétique habituel de type « lessivage et rinçage ».

Le seuil de 1200 $ a parfaitement résisté grâce aux achats d’or physique

Mais toutes les tentatives pour faire baisser l’or en dessous de 1200 $ ont été accompagnées par des achats très importants de métal physique. J’affirme donc bien que les achats d’or physique sont désormais en mesure de soutenir le cours et empêchent le marché papier de pousser la valeur du métal à la baisse (jusqu’à présent). Il s’agit d’un changement énorme.

Cela s’explique par certains des éléments que nous avons discutés dans notre interview précédente, notamment la fuite des liquidités de Londres vers les autres marchés physiques. Nous assistons donc à un changement majeur de comportement, ce qui est inhabituel.

Dans ce genre de situation, lorsque l’or est techniquement suracheté, on assiste toujours à un renversement de tendance. Mais je pense que les banques commerciales, les acteurs qui contrôlent les marchés du Comex et qui se comptent sur les doigts de la main, sont limitées dans leur capacité à pouvoir faire baisser les cours. (…) »