Art Cashin : les USA ont exporté leur inflation chez les émergents

Art Cashin : les USA ont exporté leur inflation chez les émergents

0

Art-Cashin-Marche-Obligataire-OrÀ côté de tous ces analystes en costume-cravate qui défilent devant les caméras des médias dominants pour nous annoncer la tournure des événements économiques, il y a des analystes différents, qui mettent « les mains dans le cambouis ». C’est le cas d’ схема документального оформления выбытие основных средств Art Cashin, qui est au cœur de l’action depuis 50 ans à Wall Street.

Dans sa dernière intervention sur KWN, Cashin soumet une idée intéressante : malgré les injections de liquidités de la Fed, on n’a pas vu énormément d’ inflation aux États-Unis (proportionnellement à la masse monétaire créée). Cependant, avec la chute des devises des pays émergents que l’on a pu constater ces dernières semaines (Inde, Indonésie, Thaïlande, etc.). Voici ce qu’Art Cashin dit mot pour mot :

« Les investisseurs savent qu’il y a de trillions de dollars de réserves excédentaires. Ce qui signifie que cela devrait avoir une tendance inflationniste, donc être bon pour l’or. Cependant, on n’a pas vu aux États-Unis une inflation folle. Tout simplement parce que comme je l’ai dit déjà, l’argent n’est pas prêté, donc dépensé. Cependant, je sais que cela tracasse la Fed.

Mais pour comprendre où est allée cette inflation, il faut peut-être regarder à l’étranger. La dévaluation de devises comme la roupie, cela correspond à une forte inflation dans ces pays. Les gens qui vivent en Inde ou en Indonésie ont vu leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil.

L’Inde ne sait plus que faire pour empêcher les importations d’or. Ils ont peur que la demande soit telle que cela devienne ingérable. La situation est explosive de ce côté de ce monde, pourront-ils stopper l’hémorragie ? Cela va-t-il profiter alors ou à d’autres devises ?

De plus, jusqu’à présent, Bernanke est resté silencieux sur le sujet, tandis que les gouverneurs des autres banques centrales ont presque dit « ce n’est pas notre problème, nous nous soucions uniquement des États-Unis ». Nous savons tous que les marchés sont interconnectés, et que la maladie de l’un peut se transmettre aux autres. C’est l’une des choses qui me tracassent en ce moment. »