Au vu des bilans des banques centrales, l’or devrait valoir 1700 $...

Au vu des bilans des banques centrales, l’or devrait valoir 1700 $ l’once, selon DB

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Alors que nous sommes en pleine expiration des options, période qui signifie habituellement, sauf événement d’ampleur, une baisse (pour le moins étrange) des métaux précieux, 2 analystes de la recherche Deutsche Bank affirment que l’or monétaire devrait valoir 1700 $ l’once en raison de l’expansion des bilans des grandes banques centrales (source) :

« Si on considère que l’or et une monnaie, le métal jaune devrait valoir 1700 $ l’once d’après les analystes du département de la recherche Matières Premières de Deutsche Bank, Michael Hsueh et Grant Sporre.

L’argument de la banque expliquant pourquoi l’or devrait atteindre ce niveau repose sur l’expansion des bilans des banques centrales enregistrée durant ces 8 dernières années. En moyenne, le bilan des 4 banques centrales principales du monde, la BCE, la Fed, la Banque du Japon et la Banque de Chine, a augmenté de 300 % depuis le début 2005. Durant cette même période, les stocks d’or disponibles en surface ont augmenté de 19 % en termes de volume, et de 200 % en termes de valeur. En partant du principe que la valeur de l’or devrait s’apprécier en fonction de la taille des bilans des banques centrales tout en prenant en compte l’augmentation de la valeur des réserves disponibles en surface, l’or devrait s’échanger à des niveaux proches de 1700 $ l’once.

L’or vaut 1700 $ l’once

Les analystes de la Deutsche Bank avancent des éléments afin de soutenir cette thèse extrêmement optimiste. De par le passé, il existait une corrélation très forte entre le bilan cumulé des banques centrales et le cours de l’or. Cependant, nous avons assisté à la fin de cette corrélation dans le courant de l’année 2013. Depuis l’apparition de cette déviation, cette corrélation n’est jamais réapparue. Un seul précédent de la disparition de cette corrélation a été enregistré dans l’histoire récente : c’était à l’occasion de la crise financière. Cependant, ces 2 périodes, qui furent troubles, expliquent aisément la disparition de la corrélation.

Durant la crise financière de 2008, l’or fut vendu afin d’obtenir des liquidités d’urgence, ce qui mit la pression sur le cours malgré l’énorme augmentation du bilan de la Fed. Des raisons similaires expliquent la déconnexion d’avril 2013, lorsque l’or souffrit de l’une de ses baisses les plus marquées en l’espace de 2 jours. Les ventes furent déclenchées par des informations indiquant que la Fed allait arrêter son QE, des rumeurs concernant la liquidation de l’or de la Bank of Cyprus afin qu’elle puisse faire face à ses engagements financiers ainsi que la vente massive de 400 tonnes d’or via le COMEX par une entité mystère, qui enclencha une vague paniquée de ventes.

Autrement dit, ces 2 périodes de déconnexion de cette décennie de la corrélation entre le cours de l’or et la taille cumulée des bilans des banques centrales principales du monde peuvent être remises sur le compte de ventes paniquées d’or sur les marchés.

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Les analystes pensent que la relation entre le cours de l’or et la taille des bilans des banques centrales commence à se remettre en place. À moins d’une nouvelle vague de ventes paniquées, cette corrélation pourrait pousser le cours de l’or à la hausse.

« Manifestement, il a fallu 2 ans au marché de l’or pour se remettre de cet événement. Cependant, notre conclusion est la suivante : tant que les bilans des banques centrales continuent de gonfler, le cours de l’or devrait conserver un certain élan. Le rythme de l’appréciation de l’or devrait cependant ralentir vu que la hausse enregistrée durant cette année fut supérieure à la croissance des bilans des banques centrales. »