Changement de témoin : les USA souhaitent collaborer avec l’AIIB

Changement de témoin : les USA souhaitent collaborer avec l’AIIB

Après ne pas être parvenus à décourager ses « alliés » de rejoindre la nouvelle banque de développement à leadership chinois, les États-Unis ont annoncé leur souhait de collaborer avec l’AAIB, signe que l’influence américaine est sur une pente savonneuse. Article de ZH :

« Washington vient de céder. Comme nous l’avions expliqué la semaine dernière, la pression a petit à petit augmenté sur Washington afin que l’administration Obama adopte un ton plus conciliant à propos de la nouvelle banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. (…) La décision de la Grande-Bretagne de rejoindre la banque a poussé d’autres pays occidentaux à l’imiter, la date-butoir pour les candidatures ayant été fixée aux 31 mars.

Vu que l’AAIB représente le début de la fin de l’hégémonie américaine, la Maison-Blanche a critiqué l’initiative dès ses débuts en remettant en question la capacité des Nations hors du G7 à créer une institution de confiance répondant aux « standards ». Désormais avec 35 pays prêts à rejoindre les nations fondatrices, il semble que Washington soit sur le point de déclarer sa défaite.

Un article du Wall Street Journal a ainsi expliqué que l’administration Obama souhaitait désormais collaborer avec l’AIIB dans le cadre de financements conjoints de projets de développement avec la banque mondiale et l’ADB.

Autrement dit, il s’agit de la bonne vieille tactique « si vous ne pouvez pas les vaincre, rejoignez-les » dans le but d’amener l’AIIB dans le giron des institutions internationales dominées par les États-Unis. Mais ne vous méprenez pas, il s’agit au mieux d’une tentative de limiter les dégâts au pire d’une capitulation pure et simple. En effet qui pourrait croire un seul instant que l’AIIB, qui démarrera ses activités avec un capital de 50 milliards de dollars se contentera d’un rôle de satellite de l’Asian Development Bank (ADB) qui après 50 ans, dispose à peine d’un capital supérieur de 3 fois à cette mise de départ. (…) Christine Lagarde a d’ailleurs embrayé rapidement déclarant qu’elle « serait ravie de collaborer avec l’AIIB. » (source BBC news)

Il s’agit d’une nouvelle étape sur le chemin de la dédollarisation qui va être franchie.