Comment Les Banques Américaines Maquillent Légalement Leur Bilan

Comment Les Banques Américaines Maquillent Légalement Leur Bilan

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Article de Sovereign Man, publié le 24 septembre 2015 : 

« Selon moi il ne fait aucun doute que le système bancaire représente l’une des plus grandes arnaques de la planète. Quand on y réfléchit, toutes les règles qui régissent ce secteur sont contre nous.

Lorsque nous effectuons un dépôt dans une banque, nous prêtons nos économies gagnées à la sueur de notre front pour recevoir en échange des intérêts ridicules. Dans certains pays du monde les taux d’intérêt sont même négatifs, ce qui signifie que nous devons payer pour disposer du privilège de leur prêter notre argent.

Avec notre argent durement gagné les banques jouent au casino de la finance, sur les derniers produits douteux à haut rendement, peu importe leur stupidité et leur caractère destructeur.

Lorsque les banques se plantent, elles sont considérées comme étant « too big to fail » (trop grosse pour faire faillite) et les gouvernements interviennent en endettant les générations futures pour sauver les banques de leur idiotie.

Les banques sont également des espions qui sont obligés de fournir des informations aux états sur la simple base de la présomption. Les banques n’ont aucune loyauté envers leurs clients. Elles servent tout d’abord le gouvernement (note : nous aurions tendance à affirmer le contraire, mais soit). (…)

Il s’écoule rarement un mois sans qu’une banque ne soit accusée ou condamnée pour avoir détroussé ses clients. Elles ont admis avoir manipulé les marchés obligataires, les taux d’intérêt, les marchés des changes et d’avoir vendu des informations à propos de leurs clients aux sociétés de trading à haute fréquence. Tous ces crimes leur ont simplement valu des réprimandes et le paiement d’amendes.

Too big to fail et too big to jail (trop gros pour être condamné). Ce serait presque risible si les conséquences n’étaient pas aussi graves.

Malgré toutes ces preuves montrant que les banques ne veillent pas aux intérêts de leurs clients, très peu de gens sont prêts à remettre en question la crédibilité et la solvabilité de leur banque. Ils supposent qu’elle est stable, sage et prudente. Soit tout le contraire de la réalité.

Aujourd’hui, je mets en évidence une ficelle comptable que les banques américaines utilisent depuis ces dernières années afin de dissimuler leur véritable situation financière. La voici en bref. Les banques ont le choix entre 2 méthodes de comptabilisation de leurs obligations : AFS et HTM.

En AFS (available for sale, disponible à la vente), la banque est obligée de rapporter toute perte concernant ces actifs, ce qui impacte négativement ses niveaux de capitaux. Ce système n’intéresse pas les banques car cela les obligerait à enregistrer d’énormes pertes alors que la valeur de leur portefeuille d’obligations s’effondre.

Au lieu de cela et pour éviter de montrer au monde entier à quel point elles sont sous-capitalisées, les banques ont plutôt choisi de reclasser d’énormes pans de leurs portefeuilles d’obligations vers une autre catégorie, HTM (hold to maturity, ou détention jusqu’à maturité). Les actifs de la catégorie HTM n’imposent pas à la banque de prendre en compte les pertes enregistrées sur ces actifs par rapport à ses réserves en capitaux. (…)

Jusqu’à présent, les banques américaines ont transvasé des centaines de milliards de dollars d’obligations de la catégorie AFS à HTM. Et ce n’est que le début.

Il s’agit d’une arnaque incroyable exploitée par toutes les grandes banques. Par exemple, l’une des plus grandes banques américaines est passée de 0 % d’actifs HTM (note : le texte original indique AFS mais il doit s’agit d’une erreur) à 50 %. Et voilà comment on maquille le bilan d’une banque. »