Couché Tsipras ! Le premier Grec a fini par obéir

Couché Tsipras ! Le premier Grec a fini par obéir

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Alexis Tsipras avec le résultat du référendum du 5 juillet 2015 avait l’opportunité de rentrer dans l’histoire en menant la fronde du peuple grec contre l’Europe et le FMI pour reprendre les rênes du pays et le sortir de l’ornière du surendettement. Au lieu de cela, il a préféré se coucher plutôt que de sortir son pays de la zone euro en reniant au passage bon nombre de ses promesses de campagne (toutes ?).

Qui allait plier le premier ? Lorsque les Allemands ont proposé à la Grèce d’aller faire un petit tour de 5 ans en dehors de la zone euro hier, Alexis Tsipras a dû se décomposer vu qu’il a accepté toutes les mesures exigées par la frange dure de l’Europe, à savoir l’Allemagne, les Pays-Bas et les pays nordiques pour obtenir un accord encore plus dur que celui qu’il avait refusé une dizaine de jours auparavant et déclenchant le référendum.

Pas de privatisations ? Eh bien si, sauf que le produit de la liquidation des actifs grecs jusqu’à 50 milliards (alors que l’on ne sait même pas si ce montant sera atteint même en privatisant tout ce qui rapporte encore un peu d’argent à l’État grec) atterriront dans un fond sous le contrôle de l’Europe. Du coup, la restauration de la souveraineté du pays prend également du plomb dans l’aile. Les hausses de TVA et les baisses des retraites sont confirmées. Comme l’a écrit de façon succincte ZeroHedge : « la Grèce va permettre au prix de la cession de sa souveraineté à la Troïka de se rembourser ».

Mais cerise sur le gâteau, grâce à la fermeture des banques le secteur bancaire grec a désormais besoin d’injection de liquidités (25 milliards) pour éviter la faillite. Les banques grecques vont donc à nouveau engloutir une bonne partie de cette nouvelle dette (on évoque le chiffre de 86 milliards au total) contractée pour payer les anciens crédits.

La Grèce est donc repartie pour un tour à moins que les parlements européens ne rejettent ce cadre de négociations (car l’accord porte sur l’ouverture de nouvelles négociations…) ou que les Grecs, habité par l’étrange impression de s’être fait rouler par ce gouvernement, décident de faire tomber les dignes successeurs du PASOK et cie. Des élections anticipées ne sont d’ailleurs pas à exclure, Tsipras ayant été désavoué par la frange de son parti menée par Panagiotis Lafazanis, ce qui l’a forcé à s’appuyer sur l’opposition (Nouvelle Démocratie, PASOK, etc.) pour obtenir l’aval du parlement ce week-end, fait qui en dit long sur la nature de cet « accord » qui n’est rien d’autre qu’une capitulation en bonne et due forme.

Et enfin, ce scenario ne fait que confirmer les dires du Telegraph qui affirmait que Tsipras avait organisé le référendum dans le but de le perdre et de pouvoir ainsi accepter les mesures d’austérité dont il avait juré l’annulation.

  • rien

    la crapule !!!

  • rien

    Un écho dit qu’il n’aurait pas obtenu l’appui financier de Poutine qui, en effet, avait beaucoup à y perdre. Il préfère que l’Europe s’écroule d’elle-même.