De nouveaux signes annonciateurs de la fin du dollar

De nouveaux signes annonciateurs de la fin du dollar

Les jours du billet vert sont comptés. Non seulement le dollar ne restera pas ad vitam aeternam la monnaie de réserve internationale quoi qu’il arrive, mais le gouvernement américain voudrait accélérer sa chute qu’il n’agirait pas autrement.

 

Cela a commencé avec les « sanctions » contre la Russie, qui ont encouragé ce pays à se détourner du dollar pour échanger avec ses partenaires en utilisant leur propre devise. Les États-Unis s’en sont ensuite pris à la France en infligeant à la BNP une amende monstre pour une infraction similaire à celle commise par des banques américaines, qui n’ont évidemment pas été punies de la même façon.

Mais les États-Unis ne se sont pas arrêtés là, décidant cette fois de s’en prendre à l’Allemagne, à la Commerzbank et la Deutsche Bank, qui risquent de recevoir le même « traitement de faveur » que la BNP. De quoi exacerber les tensions avec l’Allemagne, toujours courroucée par le scandale de la mise sur écoute d’Angela Merkel, sans parler du rapatriement de son or qui s’éternise.

Les déclarations en France encourageant à se détourner du dollar se sont multipliées ces derniers jours. C’est ainsi que le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a déclaré sur BFM/Bloomberg que l’affaire de la BNP pourrait pousser de nombreuses sociétés à ne plus utiliser le dollar pour leurs transactions internationales, car cette affaire laissera des marques.

Le PDG de Total a, quant à lui, déclaré que le dollar n’était pas indispensable pour le commerce du pétrole. Selon Stephen Leeb, interviewé par KWN , « les Européens n’auraient jamais osé faire de telles déclarations il y a seulement un ou 2 ans de cela. »

C’est également le signe que l’or risque de rejouer un rôle important dans le nouveau l’ordre monétaire qui sera instauré après la fin du dollar tel que nous le connaissons, vu que la Russie et la Chine accumulent le métal afin d’augmenter la solidité de leur propre devise, et favoriser ainsi leur internationalisation.

Leeb ajoute qu’« un gros producteur d’or russe, Polyus Gold, est en pourparlers avec les Chinois pour que ceux-ci investissent, car ils ont besoin d’argent frais pour produire leur or. Polyus exploite l’un des gisements d’or les plus importants du monde, ils se sont tournés vers les Chinois pour leur financement. Je crois que la Chine va fournir des fonds, et qu’elle recevra en échange d’une participation. Il sera intéressant de voir quel sera le mode de remboursement : via des roubles, des yuans ou de l’or. Je mets ma main à couper que les Chinois seront payés en or physique. »

De quoi brouiller encore plus les pistes pour ceux qui souhaitent calculer les réserves réelles d’or de la Chine, alors que le métal jaune, en plus de transiter via Hong Kong, entre également dans l’empire du Milieu via Shanghai et maintenant la Russie. En se préparant à la fin du dollar, et à jouer un rôle actif dans le nouveau système monétaire post-dollar.