Débauche, drogue et sexe : la routine des banquiers de Wall Street

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Wall Street

Le banquier de Wall Street incarne chez l’homme de la rue l’archétype de l’individu cupide et sans état d’âme prêt à toutes les pires bassesses pour s’enrichir. Les confessions de John LeFevre, un ancien banquier de Salomon Brothers, ne font que confirmer le cliché. Pire même, selon lui les profils sont sélectionnés et polis afin de coller à cette description peu flatteuse. Un témoignage qui explique probablement la proportion importante de psychopathes dans cette profession prédatrice qui tient pourtant les rênes de la destinée de la planète. Article du NY Post, publié le 5 juillet 2015 :

« Lorsque le trader de Salomon Brothers spécialisé dans les obligations John LeFevre reçut son premier bonus en 2002, sa première idée fut d’épargner en investissant cette manne financière de 75.000 $ jusqu’à ce qu’il en parle à son « rabbin », le terme utilisé dans la finance pour mentor. Son patron s’étrangla.

« Pourquoi diable te tracasser maintenant pour ton futur en épargnant ? Dépense cet argent, » se souvient LeFevre dans son dernier livre, Straight to Hell (Tout droit vers l’enfer), qui raconte sa carrière professionnelle dans la banque d’investissements de Wall Street. Il s’exécuta en dépensant l’intégralité de son bonus en 5 jours à Saint-Tropez.

« Lorsque vous entrez dans ce monde, en quelque sorte il vous façonne. Et si vous n’adoptez pas cette culture, vous ne serez pas promu, » a déclaré LeFevre au NY Post.

Comme ses collègues maîtres de l’univers, LeFevre fut vite consumé par les excès durant l’exercice de sa profession à New York City, Londres et Hong Kong, comme profiter de gâteries sexuelles durant la pause déjeuner ou démolir une Maserati cabriolet une semaine après l’avoir achetée sous les effets de l’alcool. Il apprit vite le système de signalement d’un saignement nasal, les séances de sniffage de cocaïne en pleine journée n’étant pas rares. (…)

« Goldman Sachs est souvent perçue comme l’ennemi public numéro 1, » a-t-il déclaré, mais pour les financiers, c’est la poule aux œufs d’or.

« Les employés de Goldman Sachs ont tendance à être un peu plus intelligents, c’est pourquoi tout le monde rêve d’y être, » écrit LeFevre. Depuis son adolescence, il rêvait d’en faire partie.

« Les papas travaillant à Wall Street étaient les plus cools, c’était ceux qui conduisaient les voitures de sport et avaient la plus grande propension au blasphème. (…)

Son rêve devint réalité lorsqu’il fut embauché chez Salamon Brothers juste après avoir reçu son diplôme en 2001. Après un été de formation à New York passé à sécher les cours pour boire des Bloody Marys dans les bars les plus huppés de la ville, LeFevre fut envoyé à Londres.

Il y resta 3 ans après avoir accepté de déménager en Asie du fait que son patron l’avait assuré que « là-bas les femmes adorent les Blancs pleins aux as ». (…)

C’est à Hong Kong que LeFevre verra son patron, Dennis Lipton (pseudonyme), assis dans le sofa de son bureau le pantalon sur les chevilles avec une fille entre ses genoux… (…)  « Voici le responsable des ventes de notre hedge fund, un homme marié et père de famille qui gagne plus d’un million de dollars par an et qui s’occupe avec des prostituées. » (…)

LeFevre admet que le monde de la banque l’a changé, et pas nécessairement pour le meilleur.

« La première fois que je suis retourné au Texas de Hong Kong, j’ai dû être plutôt arrogant avec la serveuse car ma sœur m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit : « waouw, tu es vraiment devenu une espèce de gros c… ». À chaque fois que je rentre à la maison, ma mère me disait d’aller un quart d’heure chez Wal-Mart pour me réacclimater au monde réel. »

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