Egon von Greyerz : la fin d’un cycle économique

Egon von Greyerz : la fin d’un cycle économique

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cycle économique Egon von GreyerzUn peu partout dans le monde, les leaders des grands pays sont à la recherche de cette fameuse «  http://realhawaiivacations.com/Retired/does-iphone-have-dual-sim-card-slots/ Does iphone have dual sim card slots croissance », qui semble avoir disparu depuis les années 2000 dans le monde occidental, tandis qu’aujourd’hui, même la Chine éprouve des difficultés. Manifestement, ces gens entourés de docteurs en économie ne semblent pas comprendre ce qui se trame : fin d’un cycle de révolutions technologiques, de courbes démographiques qui se tassent et s’inversent alors que la dette est arrivée à des niveaux critiques. Si bien que l’on ne pourra plus exploiter le crédit pour créer de la croissance artificielle. Pour toutes ces raisons, nous sommes à la fin d’un http://ashleylwiseman.com/wp-content/mark-the-slot-slot/ Mark the slot slot cycle économique majeur.

En bref, la croissance à 5 %, c’est fini. Ce qui signifie que nous devons complètement revoir nos modèles économiques, les politiques monétaires, etc. Spirit mt casino pendleton Egon von Greyerz, un analyste financier qui dispose d’une culture lui permettant d’avoir une vue d’ensemble, a parfaitement synthétisé ces idées qui sont les nôtres, dans sa dernière interview à KWN. Une interview d’Egon von Greyerz très loin des analyses à la petite semaine des « experts financiers » des médias dominants :

La fin d’un cycle économique de 250 ans

« Lorsque l’on vit en direct un tournant historique dans l’histoire de l’économie, il est souvent difficile pour les gens de s’en rendre compte. Cela fait un moment que j’affirme que nous sommes arrivés au terme d’un cycle économique de 250 ans, un choc peut-être de la même intensité que la fin de l’Empire romain. Comme vous le savez, la chute de Rome a débouché sur 500 ans d’obscurantisme.

Récemment, un professeur de l’université de Northwestern, Robert Gordon, a eu sa petite heure de gloire lorsqu’il a prédit que la croissance serait réduite de moitié pour au moins 15 ans. Plus important encore, ce qu’il appelle la « seconde révolution industrielle », qui a débuté dans les années 1870 avec la croissance des États-Unis, ne pourra être répété. Ce qui a permis cette croissance, ce sont des inventions comme le moteur à explosion, l’électricité, la voiture, l’avion, la radio, le téléphone, etc.

Désormais, les inventions d’aujourd’hui ne permettent plus d’assurer une telle croissance. L’un de ses collègues a également parlé de la révolution informatique. Aujourd’hui, 65 % des travailleurs américains traitent simplement de l’information. Ils sont assis derrière un ordinateur et manipulent des données. Il s’agit d’une activité non productive (en termes de biens physiques).

Une dette mondiale impayable

Tous ces faits sont des signes qui montrent que nous sommes arrivés à la fin d’un cycle, aussi bien aux États-Unis que dans le reste du monde. Si on regarde le montant de la dette mondiale, nous sommes à des niveaux incontrôlables. Dans la plupart des pays, la http://gulftimes.com/media/best-online-casino-usa-xp-themes/ Best online casino usa xp themes dette globale représente 300 à 400 % du PIB : il est donc clair que cette dette ne pourra jamais être remboursée.

Aux États-Unis, l’augmentation de la dette est exponentielle. Plus elle augmente, plus les États-Unis doivent emprunter, et plus la Fed doit acheter les obligations émises. La banque centrale américaine détient aujourd’hui 2,2 trillions d’obligations américaines, sur un total de 3,6 trillions. En ce qui concerne les obligations émises en 2013, la Fed les a quasi achetées toutes.

Mais ce phénomène n’est pas limité aux États-Unis. En Suisse, depuis 2008, la Banque Nationale suisse a créé plus de francs suisses que durant toute son histoire antérieure. Il s’agit donc d’un phénomène global. La dette accumulée est un signe important de cette fin de cycle, car elle ne sera jamais remboursée. Cet excès se rencontre dans tous les aspects de la société, alors que l’éthique et les valeurs morales s’effondrent.

Les pays non productifs redistribuent jusqu’à 60 % de leur PIB. Aux États-Unis, par exemple, les dépenses de l’État ont explosé de 300 % en 40 ans, alors que les rentrées n’ont augmenté que de 24 %. C’est intenable. Cela débouche sur des pays hautement bureaucratiques où le gouvernement décide de tout et étouffe l’esprit d’entreprise des individus. J’ai déjà prouvé qu’il y a 50 à 70 ans, un dollar de dette permettait de générer 4 $ de PIB. Aujourd’hui, le retour est inférieur à l’investissement.

Fin de la progression démographique

Les cycles démographiques jouent également dans la balance (note : la Chine va revoir sa politique de l’enfant unique). Aujourd’hui, nous avons de plus en plus de seniors et de moins en moins de jeunes qui travaillent. Si on regarde le chômage, en Europe du Sud il est de 25 %, tandis que le chômage des jeunes est supérieur à 60 % dans certains pays. Aux États-Unis, alors qu’on nous dit que le chômage est à moins de 7 %, il est réellement à 23 %. Les jeunes sans travail ne pourront rembourser cette dette massive.

Nous allons donc assister à un déclin économique global. Combien de temps cela va durer, quelle sera l’intensité de cette chute ? Je ne sais pas, l’histoire le dira.

Les obligations, une bombe à retardement

À court terme, le marché obligataire est la plus grosse bulle du monde. Les taux commencent à grimper sur les Treasuries. Il s’agit d’une tendance inéluctable. Évidemment, cela aura des conséquences massives, alors que les banques utilisent des effets de levier astronomiques. Si elles perdent de 3 à 4 % de leur capital, elles sont en faillite. Et je ne prends même pas en compte les produits dérivés. Les banques sont dans une situation aussi critique qu’en 2008.

En ce qui concerne les devises, l’Euro recommence à se redresser après 2 ans de baisse. C’est le début de la fin du dollar en temps que devise de réserve. En ce qui concerne l’or, des mines en Australie commencent à fermer. Les métaux précieux ont manifestement atteint un plus bas. Ils repartent désormais à la hausse, mais ce n’est encore que le début. Les investisseurs qui ne se sont pas encore positionnés ne doivent pas tarder, car je pense que l’on va assister à une magnifique hausse dans les mois qui viennent.