Or : faites ce que Goldman fait, et pas ce qu’ils disent...

Or : faites ce que Goldman fait, et pas ce qu’ils disent !

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Apparemment, Goldman Sachs souhaite vraiment acheter de l’or. Cette semaine, la banque ne cesse de répéter son pronostic 2014 pour l’or, à savoir 1050 $ l’once. Cela peut sembler bizarre, mais pas lorsqu’on connaît l’histoire de Goldman.

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Jeffrey Currie, le responsable de la recherche pour le département des matières premières de Goldman, ne cesse de rappeler depuis octobre dernier son objectif, fixé à 1050 $, lorsqu’il prévoyait un massacre des métaux précieux. Mais les investisseurs doivent être très prudents par rapport aux prédictions de Goldman pour l’or. Non seulement ils se trompent souvent, mais ils ont l’habitude de faire tout le contraire de ce qu’ils recommandent.

Si le cours de l’or s’est brièvement retrouvé sous la barre des 1200 $ l’once, le métal jaune a rebondi de 17 % depuis. On est loin de la déculottée prévue par Currie. Lorsque l’or a atteint son plus haut le mois dernier à 1382 $, Currie en a profité pour rappeler que sa banque était toujours bearish sur l’or.

« Il faudrait un ralentissement significatif et durable de la croissance américaine pour que nous revoyions nos prévisions or pour les 2 prochaines années, » a-t-il écrit dans une note.

Le spécialiste des matières premières de Money Morning, Peter Krauth, n’est pas d’accord. Le mouvement baissier de l’or s’est terminé en janvier :

«Le plus gros ETF or, le GLD, a vendu 42 % de son or depuis le plus haut de décembre 2012, soit 564 tonnes. Depuis la mi-janvier, le GLD est repassé à l’achat, ce qui est un retournement de situation significatif. »

Même si le cours de l’or ne pourrait pas atteindre à nouveau les 1900 $ l’once, il est par contre certain qu’on ne le verra pas aux alentours de 1000 $. Même s’il devait glisser à nouveau en dessous des 1200 $ l’once, la demande des banques centrales asiatiques l’empêcherait de se diriger vers les 1100 $ l’once.  Pourquoi Goldman ne cesse-t-elle de répéter alors sa prévision de 1050 $ ?

Goldman et l’or, une histoire trouble…

Revenons en arrière pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui. Par exemple, en 2007, Goldman était bearish sur l’or et conseillait à ses clients de vendre. En 2008, vendre le métal jaune faisait partie de ses « 10 conseils de l’année ». Pour quels résultats ? L’or a augmenté de 12,2 % en 2008 et de 23,4 % en 2009 !

En novembre 2011, Goldman est passé bullish sur l’or, prévoyant désormais 1930 $ l’once un mois après le plus haut. En mai 2012, alors que l’or était repassé en dessous de 1600 $, Goldman abaissait sa prévision à 1840 dollars l’once. Certes, le métal jaune a quelque peu grimpé par après, mais n’a jamais atteint la barre des 1800 $, pour ensuite démarrer un déclin. En décembre 2012, alors que l’or était aux environs de 1700 $ l’once, Goldman revoyait sa prévision à 1800 $. 6 mois plus tard, l’or s’était écroulé à 1200 $.