Gerald Celente sur les 4 % de croissance aux USA

Gerald Celente sur les 4 % de croissance aux USA

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« Cette croissance du PIB américain de 4 % au second trimestre, c’est du pipeau, mais ce n’est pas le plus important. Alors que la Fed vient de réduire de 10 milliards supplémentaires son QE, regardez comment les marchés ont réagi aux 4 coins du monde. Cela prouve que les niveaux actuels des marchés ne peuvent se maintenir sans cet argent facile.

Et alors que l’accès à cet argent facile se tarit, les marchés baissent. Le Dow Jones a baissé de plus de 200 points, en Europe la situation est encore pire. Pour cette dernière, ils remettent la baisse sur le taux peu élevé d’inflation. Une inflation peu élevée ? Il s’agit d’un gros mensonge, mais il servira d’excuses pour injecter encore plus d’argent dans le système en Europe.

La Fed ressemble de plus en plus à un bateau sans gouvernail, alors que les tensions géopolitiques ne cessent de grimper à travers le monde. La Fed ignore où elle nous emmène, mais tôt ou tard le bateau se fracassa sur des rochers. Nous sommes dans des eaux inconnues. Jamais les taux d’intérêt n’ont été aussi bas, l’argent n’a été rendu aussi facile à obtenir.

Bien sûr ils peuvent continuer avec leur propagande, cela ne mange pas de pain. Par contre, cela coûte aux marchés en ce moment, impossible de le nier. L’amélioration que l’on a connue est entièrement due aux bas taux d’intérêt. Je le dis depuis le début. Et je répète, le jour où ils remonteront les taux d’intérêt, les marchés plongeront. (…)

Il ne s’agit pas que des États-Unis. Ce sera aussi le cas en Chine, en Europe, partout. (…) Les banquiers centraux tentent de masquer les problèmes des banques. On a déjà vu que la crise bancaire a fait son retour au Portugal, et celle-ci va bientôt s’étendre. Le défaut argentin est en train de se concrétiser. En attendant, les sanctions continuent de pleuvoir sur la Russie, et cela va faire mal aux relations commerciales entre l’Europe et la Russie.

De gros nuages noirs s’amoncellent et la tempête fera mal. »

Source : interview de Gerald Celente du 31 juillet sur KWN