Gerald Celente sur le cauchemar bancaire européen qui se poursuit et l’or

1
1727
Gerald Celente

Article de Gerald Celente, publié par KWN le 14 octobre 2016 :

« Du Japon à l’Europe en passant par les États-Unis et la Chine, les banquiers centraux agissent soit pour stimuler des économies à la traîne ou voyagent à travers le monde pour parler de hausse des taux qui n’a pas lieu.

Ce mardi, le parlement japonais a validé un nouveau plan d’injection de liquidités dans le but de réanimer son économie moribonde. Malgré presque 4 années d’Abenomics et de taux d’intérêt négatifs, politiques qui sont un échec, les dépenses additionnelles du gouvernement de 3,3 trillions de yens (32 milliards de dollars) ont fait augmenter le ratio dette/PIB du Japon jusqu’à 250 %… Le pire ratio du monde !

Le cauchemar bancaire européen se poursuit

En Europe, alors que la croissance vivote autour de 0,4 % pour le premier semestre de l’année et que la crise bancaire empire, la BCE a envoyé des ballons d’essai dans le but de doper les marchés actions cette semaine. Alors que l’action Deutsche Bank a atteint son plus bas depuis 1980 et que la banque a annoncé 4.000 licenciements, Commerzbank annonçant qu’elle va se séparer de 9.000 collaborateurs et suspendre son dividende 2016, la banque hollandaise ING licenciant 7.000 personnes et que les actions des banques européennes sont en baisse de 20 % depuis le début de l’année, la BCE a déclaré mercredi qu’elle se réunirait la semaine prochaine pour discuter de changements techniques dans son programme d’assouplissement quantitatif.

Tout en maintenant l’espoir qu’elle pourrait augmenter son QE mensuel de 80 milliards d’euros, qui achète des obligations d’État et Corporate et qui a jusqu’à présent échoué à créer de la croissance économique, même modérée, ou à créer de l’emploi, la BCE a également laissé entendre qu’elle pourrait attendre jusqu’à décembre pour décider de l’extension de son programme au-delà de mars 2017.

Aux États-Unis, les membres de la Fed inondent les ondes avec leur ritournelle clamant que les taux vont bientôt augmenter. Wall Street évalue à 70 % les chances d’une remontée des taux par la Fed en décembre (ce qui ne serait que le second relèvement du taux directeur américain depuis 2006). Néanmoins, malgré une croissance américaine post récession qui n’a plus été aussi mauvaise depuis 1949, le président de la Fed de Philadelphie Patrick Harker affirme que l’économie américaine se porte plutôt bien tandis que le président de la Fed de Boston Éric Rosengren affirme mystiquement que la remontée des taux permettra d’éviter une récession !

La lecture des statistiques économiques du spectre économique mondial indique récession et contraction. Par exemple, la Chine, la seconde économie mondiale, a rapporté jeudi une chute de 10 % de ses exportations tandis que ses importations ont baissé de 1,9 %. Donc, vu qu’une monnaie faible dope les exportations et que le yuan est à son plus bas de 6 ans face au dollar ainsi qu’en baisse par rapport à toute une série d’autres devises, c’est la demande mondiale faible, et non la devise faible, qui est responsable des exportations catastrophiques de la Chine. L’Organisation Mondiale du Commerce prédit que le commerce mondial connaîtra sa 5e année d’affilée de croissance inférieure à 3 %.

Prédictions du magazine Trend :

La BRI a prévenu contre les excès du recours au crédit, surtout en dollars, par les sociétés des pays émergents. Lorsque les taux américains monteront et que le dollar se raffermira, les devises des marchés émergents baisseront, ce qui fera grimper fortement leur fardeau de la dette. Dans les nations développées l’argent bon marché, et non les bénéfices des entreprises, ont dopé les marchés actions. Donc, même si le dollar fort poussera dans un premier temps à la baisse le cours de l’or, dans un climat de volatilité importante sur les marchés actions et de troubles géopolitiques grandissants, nous maintenons notre prédiction pour l’or qui restera une valeur refuge forte.

Laisser un commentaire

Please enter your comment!
Please enter your name here