Grèce : toujours rien, malgré les écrans de fumée d’optimisme

Grèce : toujours rien, malgré les écrans de fumée d’optimisme

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La date fatidique du 12 mai approche, à laquelle la Grèce devra rembourser près de 745 millions d’euros au FMI, somme qu’elle ne possède pas après avoir raclé tous les fonds de tiroir. Pourtant, toujours pas de fumée blanche. Ces dernières semaines, ce sont plutôt des écrans de fumée qui sont diffusées pour occulter la réalité : Varoufakis ou pas, les négociations piétinent.

La xième réunion de la dernière chance aura lieu juste avant ce fameux 12 mai. À moins d’un retournement de situation au niveau des négociations, il y a très peu de chances qu’Athènes parviennent à rembourser le FMI. Et même si cela devait être le cas, la Grèce serait dans l’incapacité de payer les fonctionnaires et les retraités en fin de mois.

De BFM Business :

« Un nouvel eurogroupe crucial se tient lundi à Bruxelles. Il y sera question du versement d’une nouvelle tranche de prêt à la Grèce, et des conditions de son octroi à un pays dont les caisses sont pratiquement vides. Dans cette perspective, la Grèce a réaffirmé ce jeudi ses positions face à ses créanciers internationaux: ses « lignes rouges » n est est est est est est de lui le ville de Gold car e sont pas négociables, a-t-elle martelé.

« Les ‘institutions’ ne doivent pas s’attendre à ce que le gouvernement cède sur tout », a déclaré Gabriel Sakellaridis, le porte-parole du gouvernement, lors d’une conférence de presse ce 7 mai. « Lorsqu’on négocie, il doit y avoir des concessions mutuelles », a-t-il ajouté en direction de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, les principaux créanciers d’Athènes.

Pas de nouvelles mesures de rigueur

Sur certains points en effet, la Grèce ne transigera pas. En premier lieu, sur les dossiers hautement sensibles qui font justement l’objet de discussions entre Athènes et Bruxelles. Pas question de prendre de nouvelles mesures de rigueur, qui pourraient compromettre les promesses électorales du Premier ministre Alexis Tsipras.

« Il est clair que nous ne pouvons pas réduire les pensions de retraite », a répété Gabriel Sakellaridis. Pas touche au montant des versements donc. Mais Athènes semble néanmoins prête à jouer sur d’autres leviers puisqu’un communiqué commun du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et d’Alexis Tsipras, publié mercredi, soulignait « l’importance des réformes pour moderniser le système des retraites ».

Athènes refuse aussi catégoriquement de réformer la sécurité sociale et le marché du travail. En revanche, l’exécutif serait ouvert à une réévaluation des salaires puisque, toujours dans le communiqué précité, Jean-Claude Juncker et Alexis Tsipras évoquaient le « besoin d’évolution salariale pour favoriser les créations d’emplois et la compétitivité ».

La Grèce proche du défaut

(…)

La Grèce, qui n’a plus obtenu un sou de ses créanciers depuis le mois d’août, attend le déblocage des 7,2 milliards d’euros dont elle a besoin pour éviter la faillite. Elle doit pour cela présenter une liste complète de réformes jugées suffisamment crédibles. »