HSBC veut négocier avec la justice belge pour éviter un procès

HSBC veut négocier avec la justice belge pour éviter un procès

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HSBC

Pendant que la presse fait ses choux gras du scandale Made in USA de la FIFA (drôle d’intérêt pour un pays qui qualifie le foot de sport de filles), les banques enchaînent les aveux de culpabilité dans de nombreux dossiers criminels sans qu’aucun des responsables ne soit condamné à la prison.

Mais il n’y a pas qu’aux États-Unis que les banques se contentent de payer des amendes pour effacer leurs crimes. C’est ainsi que l’on apprend via des agences de presse européenne, comme Belga et Le Soir, que HSBC a déjà trouvé un accord avec la « justice » suisse et qu’elle va bientôt rencontrer son homologue belge pour déterminer le coût de son impunité :

« La filiale suisse de HSBC Private Bank, soupçonnée d’avoir encouragé l’évasion fiscale à grande échelle va négocier avec la justice belge pour tenter de trouver un accord. Le parquet de Bruxelles a prévu une réunion avec les avocats belges de l’institution au cours du mois, rapportent De Tijd et L’Echo.

Il s’agit de définir le montant que cet accord éventuel pourrait rapporter au Trésor belge. Le quotidien flamand parle d’une somme importante.

Le consortium de journalistes ICIJ avait révélé en février dernier l’existence d’un mécanisme de fraude fiscale et de blanchiment à grande échelle mis en place par la filiale suisse de la banque HSBC au profit de dizaines de milliers de clients fortunés dans le monde, dont 3.003 clients en Belgique. Ces derniers possédaient 4.616 comptes bancaires au sein de l’institution, pour un total de 6,26 milliards de dollars (5,54 milliards d’euros).

L’enquête judiciaire ouverte à l’encontre de HSBC constitue un dossier indépendant des poursuites entamées par le fisc contre les Belges ayant éludé l’impôt en Suisse. Depuis les révélations de l’ICIJ, le fisc a déjà réclamé quelque 540 millions d’euros. »

En quelque sorte, nous voilà de retour au Moyen-Âge et au commerce des indulgences. Sauf qu’aujourd’hui, ce n’est plus l’église qui vous absout de tous vos péchés moyennant le paiement d’une somme rondelette mais la justice qui blanchit les criminels en col blanc contre une partie des bénéfices récoltés dans la manœuvre.

Dans un communiqué, HSBC Private Bank indique avoir « pleinement coopéré  » avec le parquet. La banque concède que sa « culture de conformité et ses standards d‘audit n’ont pas toujours été aussi rigoureux qu’aujourd’hui » mais affirme avoir entamé «  une transformation radicale ». Ouf, nous voilà rassurés !