Inflation : le pire est à venir selon Michael Pento

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inflation michael pentoDans cette interview, Michael Pento, un économiste de pointe, avertit que le pire est à venir en ce qui concerne l’inflation.

Michael Pento : « Les pontes de Wall Street estiment que Ben Bernanke, le président de la Fed, ne fait rien de mal en maintenant les taux d’intérêt à presque zéro et en alourdissant le bilan de son institution. Plus spécifiquement, la plupart des commentateurs déclarent avec certitude que la manipulation des marchés de la banque centrale, qui a atteint des niveaux records, s’est effectuée sans inflation.

Cette déclaration est absolument fausse. Pire encore, la quête de la Fed pour gonfler la valeur des actifs a été accomplie par du crédit par décret. Autrement dit, M. Bernanke a acheté pour plus de 2,5 trillions de titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) et d’obligations américaines avec de l’argent créé il y a moins de 5 ans.

Cela signifie donc il y a pour déjà plus de 2,5 trillions de dollars d’inflation au niveau des MBS et des obligations. Le chiffre continue de grimper à concurrence de 85 milliards chaque mois. Cela signifie que la Fed crée énormément d’inflation sur le marché obligataire. Les banques ont également profité des liquidités offertes pour acheter des actifs, comme des actions, des MBS et des obligations, ce qui a aidé à faire descendre leur taux d’intérêt.

La monétarisation de la dette de Bernanke a fait exploser le cours de la bourse de 140 %, tandis que le prix de l’immobilier a augmenté sur base annuelle de 10,2 % à l’échelle nationale, d’après le Case Schiller index. L’inflation au niveau des marchés est évidente, elle a même provoqué un boom des prix de l’immobilier. Cette expansion du bilan de la Fed a causé l’augmentation de  l’agrégat monétaire large M2 de 7 % sur base annuelle. Avec une croissance réelle du PIB situé entre 1,5 et 2 %, ce surplus d’argent crée de l’inflation.

Pas d’inflation ? Le cas du brut

Mais le plus important, c’est que la Fed est parvenue à convaincre la majorité que créer des bulles, ce n’est pas créé de l’inflation. Le plus bel exemple, c’est le prix du brut. Durant les années 80 et 90, le prix du baril oscillait autour de 30 $. Au début des années 80, il était à 32 $, tandis qu’à l’aube du 2e millénaire, le baril WTI était à 27 $.

À partir d’environ 2005, les taux d’intérêt à la baisse, un dollar dont la valeur chute et les bulles de la Fed ont propulsé le cours du pétrole à 147 $ en 2008. Ensuite, la grande récession a permis de faire baisser le cours du baril à 33 $ au début de 2009. Cependant, la recherche sans fin d’inflation de la Fed a de nouveau propulsé le cours du baril à 94 $.

C’est ainsi que la banque centrale américaine perçoit l’inflation : avoir le prix du brut à plus de 200 % au-dessus de sa moyenne durant les 2 dernières décennies, ce n’est pas de l’inflation. Il s’agit simplement d’empêcher une bulle d’exploser. On peut dire la même chose à propos du marché actions. Wall Street est à son plus haut nominal, ce que la Fed considère comme une victoire. Mr Bernanke se moque de savoir qu’il y a déjà eu une bulle et qu’elle a explosé en 2008.

Le pire, c’est que l’inflation est loin d’être finie. La politique de la Fed a permis au gouvernement de s’endetter bien plus que de raison. Les contribuables ne seront pas en mesure de supporter le poids de cette dette. Ce qui signifie que les interventions des banques centrales vont devoir se renforcer. Elles deviendront de plus en plus agressives et permanentes. Autrement dit, si vous pensez que la vie chère est déjà en train de tuer les classes moyennes et de réduire notre qualité de vie… Attendez, vous n’avez encore rien vu, le pire est à venir. »

Source : KWN

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