James Turk : « C’est notre dette, mais votre problème »

James Turk : « C’est notre dette, mais votre problème »

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James-Turk-Dette-Americaine-Connolly« On continue de sentir quelques effets de la réunion du comité de la Fed (FOMC) de la semaine dernière, et de leurs sempiternelles tergiversations à propos du tapering. La prochaine réunion est prévue pour décembre. Il s’agira de la grande dernière de Bernanke avant que Yellen reprenne le flambeau.

Bernanke avait l’opportunité de réduire les achats de treasuries et MBS en septembre et a loupé le coche. Il est donc très improbable que cela arrive avant son départ. Et lorsque Mme Yellen prendra ses fonctions, les règles du jeu auront totalement changé. Elle se retrouvera dans une situation économique peu glorieuse, ainsi que confrontée aux divisions de Washington sur le budget et le plafond de la dette.

Je m’attends donc à une augmentation du QE durant le premier trimestre de 2014. Yellen, ainsi que les autres membres du comité de la Fed, pense qu’elle peut contrôler les taux d’intérêt à long terme avec le QE, et que ces taux planchers stimulent l’économie. Même si les faits ont prouvé le contraire, je pense qu’elle va continuer à essayer de garder le taux des obligations à 10 ans en dessous des 3 % en achetant encore plus de treasuries.

Fait important, le taux des obligations à 10 ans remonte. Il a chuté après le communiqué du FOMC, mais ce répit fut de courte durée. De façon générale, la tendance depuis mai est à la hausse, et il y a de grandes chances pour que cela continue.

Il est intéressant de voir que la tendance des taux est similaire à celle qui a commencé avec la réunion de mai. Malgré toutes les obligations achetées par la Fed, ce qui devrait créer de la demande et faire baisser les taux, le contraire se produit. Les taux augmentent sans relâche. Cela se produit lentement mais sûrement, comme une locomotive qui trace son chemin.

La locomotive, qui représente les marchés, accélère. Les taux d’intérêt sont tout simplement beaucoup trop bas par rapport au risque de posséder de telles obligations. Ce qui signifie que les détenteurs vendent plus que la Fed achète, et que les taux augmentent.

Désormais, tous les ingrédients sont réunis pour une nouvelle crise alors que l’on approchera du mois de février. Le cinéma du plafond de la dette va reprendre de plus belle. Il est donc important de se débarrasser des obligations américaines, ainsi que du dollar. Ils sont incroyablement surévalués. L’or et l’argent physique restent les meilleurs refuges, d’autant plus qu’on peut les acquérir à des prix largement sous-évalués.

Juste avant que Nixon annonce la fin de l’adossement du dollar à l’or, le secrétaire au trésor John Connolly, s’annonçant la planète entière, a déclaré : « le dollar est notre devise, mais votre problème ». Pour le paraphraser aujourd’hui, il pourrait dire : « les obligations sont notre dette, mais votre problème. »

Source : KWN