James Turk : l’argent est en backwardation

James Turk : l’argent est en backwardation

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pièces d'argent

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Tout a été dit et écrit à propos de la nature artificielle des marchés de New York, dont la dynamique est basée sur le papier, il est inutile de revenir là-dessus. Mais il est parfois utile de répéter une évidence, soit qu’une promesse de livrer quelque chose dans le futur est très différent d’une transaction immédiate. Et cette observation est particulièrement vraie dans un monde où, comme le dit Chris Powell de façon incisive, « il n’y a plus de marchés, juste des interventions ».

En ce moment, la différence entre l’argent papier et physique est particulièrement claire. Mais on pourrait dire la même chose à propos du marché de l’or, même si sur celui-ci les choses ne vont pas aussi loin. En bref, il y a un monde de différence entre un actif tangible et la promesse d’un actif tangible.

Cette différence a bien été mise en évidence dans votre interview avec Andrew Maguire. Actuellement, l’argent papier avec livraison en décembre est moins cher que l’argent physique avec livraison immédiate. Cette condition anormale reflète la tension qui règne sur le marché physique de l’argent.

Cependant, je peux vous assurer que lorsque le COMEX publiera ses tarifs plus tard dans la journée, il n’y aura aucun signe de backwardation. Le cours spot du COMEX est aussi artificiel que les taux LIBOR qui étaient publiés par les banques avant qu’émerge le scandale de la manipulation.

Comme avec le scandale du LIBOR, le Comex semble sortir ses chiffres d’un chapeau. Je suppose que le but est que les positions short, des banques de lingots, semblent attractives. Ce n’est d’ailleurs pas une coïncidence si ce sont ces mêmes banques qui publiaient ces faux taux LIBOR, afin de donner l’illusion de la solidité en faisant croire qu’ils peuvent emprunter pour moins cher qu’en réalité.

Malgré les amendes, les licenciements et les mea culpa dans la presse, il semblerait que la culture de ces banques n’ait pas changé. Mais que peut-on faire si les régulateurs ferment les yeux sur des marchés clairement corrompus et entièrement manipulés ?

Ce matin, il y avait un article intéressant dans le Financial Times. Il discutait de la nouvelle étonnante du départ de Bill Gross de Pimco, la société qu’il avait cofondée et fait grandir pendant plus de 4 décennies. L’article concluait en disant qu’il s’agit d’un « symbole puissant d’un monde de l’investissement qui est déformé. »

Le FT a utilisé le terme politiquement correct « déformé » (distorted) plutôt que le mot plus descriptif de « manipulé ». Par contre, plus besoin de lire entre les lignes lorsque le FT écrit que les gouvernements « intimident, ou au moins déstabilisent, les gourous des obligations », ce qui est le point le plus important. Ne vous laissez pas déstabiliser. Ignorez les cours fictifs du COMEX. Restez concentré sur l’essentiel, continuez d’accumuler de l’or et de l’argent physique car la Grande Réinitialisation arrive. »