James Turk : l’aveu de Gunvor qui secoue le marché des métaux...

James Turk : l’aveu de Gunvor qui secoue le marché des métaux précieux

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Si les avis des experts des métaux précieux divergent sur certains points, la plupart s’accordent pour dire que le marché physique est de plus en plus tendu. Ces observations viennent d’être confirmées par un fait indiscutable, rapporté par James Turk durant sa dernière interview sur KWN (15 décembre) :

James Turk : « un aveu incroyable vient de secouer le marché de l’or. Gunvor, l’une des plus grosses sociétés actives sur le marché des matières premières, a décidé de fermer sa division or, moins d’un an après l’avoir démarrée. Ce qui est incroyable, c’est la raison qui a été avancée pour justifier cette fermeture. Voici l’extrait-choc du communiqué de Gunvor, annonçant la fermeture de sa division or ;

« Le management de Gunvor a décidé d’abandonner son activité sur le marché des métaux précieux, notamment en raison des difficultés de s’approvisionner régulièrement en or à partir de fournisseurs qui peuvent documenter sa provenance. »

Il est bien sûr très difficile d’identifier l’origine de l’or lorsque les banques centrales sont impliquées de façon subreptice et que les planificateurs centraux se donnent beaucoup de mal pour que leurs activités restent secrètes. Ces individus souhaitent toujours travailler de façon opaque. Les raisons qu’ils avancent pour justifier cette opacité sont tout simplement idiotes.

Les planificateurs centraux affirment que ce secret est essentiel afin de ne pas perturber les marchés, ce qui est non seulement trompeur, mais aussi fallacieux. Les perturbations sur les marchés qui découlent des interventions des banques centrales sont bien pires que ce qu’il se produirait si elles communiquaient de façon transparente. En fait, si ce secret est tellement important, c’est parce que les actions des banques centrales ne sont pas faites au bénéfice du grand public, mais au profit des planificateurs centraux, en perpétuant leur mainmise sur l’économie.

Dans leur entreprise, les banques centrales sont bien sûres assistées par les grosses banques, les soi-disant Too Big To Fail, peu importe leur degré de corruption et la mauvaise gestion dont elles font l’objet. Le problème de ces banques, ce n’est pas qu’elles sont trop importantes pour faire faillite, mais que les banques centrales en ont besoin pour faciliter leurs interventions sur les marchés, et plus particulièrement sur le marché de l’or.

Quelques banques de lingots seulement, qui agissent au nom du gouvernement, connaissent les noms des banques centrales qui fournissent le métal physique au système, métal qui transite ensuite vers l’Orient. En quelque sorte, les banques centrales vendent les bijoux de famille.

Mais pire encore, elles le font en secret, si bien qu’une société importante comme Gunvor n’était pas en mesure de connaître la provenance de l’or qu’elle achetait. C’est pourquoi cet acteur majeur du marché s’est retiré : il était incapable de connaître l’origine des lingots. Ils ont préféré arrêter plutôt que de courir le risque d’être accusés de blanchiment d’argent. Ces lingots ne proviennent pourtant pas d’oligarques ; ceux-ci sont plutôt les acheteurs. Les vendeurs, ce sont les banques centrales. Aujourd’hui, nous en avons la preuve.

En ce moment, ils essaient de refaire passer l’or sous la barre des 1200 $ l’once. Vont-ils y parvenir ? Nous le saurons bientôt, mais à chaque fois que de l’or physique est disponible, il est immédiatement raflé à ces prix cassés. »

Note : ils ont réussi, mais pas longtemps, l’or étant rapidement remonté jusqu’à 1216 $ l’once au moment d’écrire ces lignes.