La Chine, grande bénéficiaire de la guerre entre les États-Unis et la...

La Chine, grande bénéficiaire de la guerre entre les États-Unis et la Russie ?

« L’Arabie Saoudite inonde la planète de pétrole, alors que l’économie mondiale n’est pas au mieux. Cela se passe alors que la demande en pétrole est relativement faible, car nous sommes entre la période des déplacements en voiture et des besoins en chauffage. D’habitude, l’OPEP diminue la production durant cette période.

Pourquoi l’Arabie Saoudite agit-elle ainsi ? L’un de ses plus gros partenaires commerciaux et la Chine. Non seulement la Chine achète le pétrole saoudien, mais l’Arabie achète énormément de matériel à la Chine.

Parmi les équipements importants dont a besoin l’Arabie Saoudite, il y a tout ce qui concerne les énergies alternatives. L’Arabie souhaite se tourner vers les énergies renouvelables pour en dépendre d’ici 15 à 20 ans. Nous parlons de panneaux solaires, d’éolien et d’équipements pour la désalinisation de l’eau de mer. Devinez qui l’expert dans tous ces domaines ? La Chine.

La Chine et l’Arabie Saoudite ont donc des intérêts communs forts. L’Arabie se rapproche de la Chine, et s’éloigne donc des États-Unis. Quoi qu’il en soit, le cours du brut descend momentanément. Je pense que l’on n’ira pas plus bas que 75 $ le baril. Mais cela sera suffisant pour étrangler de nombreuses sociétés de fracturation hydraulique. (…)

À qui profite ce pétrole aussi bon marché ? À la Chine. Cela permet à ce pays de construire son infrastructure énergétique à bon compte, de développer les énergies renouvelables à base de panneaux solaires, de centrales hydroélectriques et d’éoliennes. Par contre, le cours du brut fait mal à la Russie. Ce qui la pousse à se rapprocher de la Chine, tout en étant forcé d’accepter les conditions de cette dernière.

Les Saoudiens utilisent comme excuse pour pousser le coût du pétrole à la baisse qu’ils ne veulent pas perdre des parts de marché en Orient. C’est grotesque. (…) La Chine utilise le marché des ressources pour mettre la pression sur l’Occident et conclure des marchés historiques avec la Russie.

Si les sociétés de fracturation hydraulique sont forcées pour la plupart d’entre elles d’arrêter la production, elles seront en difficulté lorsque le cours du brut remontera, car les sites les plus faciles auront déjà été exploités. Cela pourrait déboucher sur le retour de la dépendance énergétique des États-Unis vis-à-vis de l’étranger. Cela ne pourra que renforcer les pressions sur le dollar. (…)

La catastrophe pointe à l’horizon pour les États-Unis, car c’est la Chine qui mène la danse. Et lorsque les Chinois auront accumulé assez d’or physique, ils laisseront le cours du métal partir à la hausse, car ils profiteront à fond de la réévaluation de l’or. Les investisseurs doivent donc posséder de l’or et de l’argent physique, car ce plan est très certainement dans les cartons de la Chine. »