La crise s’accélère

La crise s’accélère

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En effet, elles cherchent désespérément des moyens pour réduire leurs coûts et améliorer leur rentabilité, en général. Ces plans comprennent une restructuration et des suppressions d’emplois, et pour mettre cela en pratique, elles sont prêtes à employer des mesures non conventionnelles. En juin 2016, Reuters a cité des sources anonymes affirmant que Commerzbank étudiait la possibilité d’accumuler des milliards d’euros, dans des coffres forts, afin notamment d’éviter de payer une pénalité à la Banque centrale européenne en raison des taux d’intérêt négatifs.

Leurs problèmes proviennent principalement des taux d’intérêt bas et négatifs. Ces banques, qui sont par conséquent aussi des prêteurs, sont habituées à dépendre des marges des taux d’intérêt des revenus entrants,  tout en offrant des services aux déposants. Les services en question sont à coût faible, voire parfois à coût nul. Notons à ce propos que les faibles taux d’intérêt ont considérablement réduit les capacités des banques à produire réellement de l’argent. En effet, il devient de plus en plus difficile pour les banques allemandes d’inciter leurs clients à garder leur argent au sein des institutions financières. Ces inefficacités ainsi que la concurrence intense dans le secteur bancaire allemand, ont bel et bien donné lieu à de graves difficultés financières. Si l’on combine ces facteurs avec le nouveau défi de la baisse des taux d’intérêt, à quelles incidences positives pourrait-on s’attendre ?

Il est intéressant de noter que les taux ne sont pas seulement faibles dans le contexte de l’histoire américaine ; ils se trouvent actuellement à leur plus bas niveau depuis 5000 années de civilisation.

5000 ans de taux d’intérêt : les taux actuels plus bas que lors de la dépression de 1930

Deutsche Bank se trouve être la plus grande banque d’Allemagne, certes, mais notons aussi que son rôle politique dans le cadre de l’État n’a pas de semblable dans les autres pays. En guise d’exemple, l’importance de la Deutsche Bank en Allemagne est largement supérieure à celle que la banque d’investissement de Lehman Brothers avait aux États-Unis en 2008. Deutsche Bank est techniquement une banque privée. Cependant, elle est officieusement liée au gouvernement et formellement liée à la plupart des grandes entreprises allemandes. En d’autres termes, le sort de cette banque aura sans aucun doute un impact sur celui de toute l’Allemagne.

La crise bancaire italienne n’est pas un problème uniquement italien !

Les prêts non performants de l’Italie sont devenus désormais un sujet de notoriété publique. On peut dès lors se demander quels acteurs seront contraints de faire face aux répercussions induites par la nécessité de régler la dette italienne ? Il s’agit là d’une question politique, et avant de pouvoir y répondre, il faut se demander qui détient la dette de la banque italienne.

Les banques américaines ne sont pas à l’abri des problèmes bancaires européens. Aux États-Unis, il y a également une quantité importante d’incertitudes et de risques.

Les conséquences de ces échecs concernent également les régulations de l’Union européenne. En effet, la Banque centrale européenne (BCE) ainsi que les banques centrales des pays membres ne peuvent pas tout simplement sauver les banques en faillite en les recapitalisant. La stratégie de sauvetage se doit d’être, en théorie, un mécanisme capable d’assurer la concurrence loyale et la stabilité au sein du secteur financier de la zone euro.

Le processus de « bail-in » peut éventuellement s’appliquer aux engagements des institutions n’étant pas soutenues par des actifs ou par des garanties. Les premiers 100 000 euros, dans les dépôts, sont protégés dans le sens où ils ne peuvent pas être saisis, alors que des sommes au-dessus de ce montant peuvent l’être.

Notons que l’Allemagne a insisté que le processus de « bail-in » devrait prévaloir.

La Banque des Règlements Internationaux a déclaré que les banques allemandes sont les deuxièmes les plus exposées aux problèmes de l’Italie, après la France, avec une exposition totale notamment de 92,7 milliards de dollars. La demande d’or a augmenté !

La crise bancaire en cours en Italie représente encore une autre menace pour la stabilité de la BCE.

Les bilans financiers de la Commerzbank ont révélé que son exposition à la dette souveraine italienne était de 10,8 milliards d’euros.

L’exposition nette au risque de la Deutsche Bank, quand il est question du crédit italien, est de 13,3 milliards d’euros, à compter de la fin de décembre 2015. Sa position brute en Italie est de 35,4 milliards d’euros. La Deutsche Bank est assise sur des dérivés de 41 trillions de dollars.

Les conséquences de l’insolvabilité des grandes banques sont donc tout à fait significatives.

L’or demeure la seule valeur refuge du monde

Notons que l’or a été une forme de monnaie pendant de nombreux siècles. Chaque fois que les pays ont utilisé le standard or, donc l’ont utilisé comme monnaie, leurs économies furent dès lors très stables. Mais les gouvernements ont toujours dépassé les limites de leurs moyens, au travers notamment de dépenses coûteuses, et ont donc dû abandonner l’étalon-or afin de financer leurs inefficacités. À l’heure actuelle, l’or est la seule classe d’actifs capable de maintenir sa « réserve de valeur » au cours de la crise imminente. Un marché haussier de l’or à long terme est donc sur le point de démarrer. Effectivement, les banques centrales mondiales mettent actuellement en œuvre « des taux d’intérêt négatifs», et faut-il noter que cela représente le scénario parfait pour que l’or revienne en force dans le cadre de nos économies respectives.

L’or a fait montre de certaines caractéristiques de valeur historiques. Il est détenu par les banques et les institutions centrales comme une réserve. Elles ne veulent pas le vendre ; au contraire, beaucoup d’entre elles veulent en acheter davantage, afin de l’accumuler. Par conséquent, le rôle caractéristique de l’or, du moins concernant les réserves souveraines, demeure intact de nos jours, et ce même dans le cadre des évolutions fascinantes des banques centrales et de la finance institutionnelle en général, dont nous sommes actuellement témoins.