La Deutsche Bank quitte le fixing de Londres

La Deutsche Bank quitte le fixing de Londres

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John Embry, dans sa dernière interview sur KWN, nous explique pourquoi la Deutsche Bank qui quitte le fixing de Londres et une très bonne nouvelle l’or. 

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John Embry : « la semaine dernière fut un tournant pour le marché de l’or grâce à quelques événements. Il y a eu tout d’abord ces révélations de la part de la Bafin, le régulateur financier allemand, qui a affirmé que le marché des métaux précieux est plus faussé que celui du LIBOR.

Nous le savons depuis des années, mais l’entendre de la bouche de la Bafin, c’est très significatif. Lorsque l’on met ceci dans le contexte de ce qui se passe du côté du rapatriement de l’or de l’Allemagne, tout fait sens.

Les Allemands possèdent environ 3400 tonnes d’or, mais la plus grosse partie se trouve à la Fed de New York, à Paris et à Londres. Suite à des pressions de la population, la Buba a demandé le rapatriement d’une partie de l’or (voir notre article d’hier pour tous les détails) (…).

De plus, cerise sur le gâteau, la Deutsche Bank s’est retirée du processus de fixing de l’or de Londres. Chaque jour, 5 banques déterminent le cours de l’or. Juste après les révélations de l’Allemagne concernant le peu d’or reçu en provenance de la Fed jusqu’à aujourd’hui, la Deutsche Bank se retire du fixing. Cela signifie que quelque chose d’énorme se prépare.

Ce retrait est extrêmement intéressant, car il a un précédent. Je me souviens très bien lorsqu’il y a 10 ans, les Rothschild ont quitté le fixing de Londres. À l’époque, l’or vivotait autour des 400 $ l’once. À l’annonce de la nouvelle, on a dit : « oh mon Dieu, les Rothschild quittent le fix, cela signifie que l’or n’a plus d’avenir. »

J’avais une explication différente à l’époque. J’avais dit qu’ils voulaient faire un pas de côté car ils souhaitaient participer à la hausse qui se profilait à l’horizon, et dont ils étaient parfaitement au courant. 7 ans plus tard, l’or quadruplait presque pour atteindre plus de 1500 $ l’once. La Deutsche Bank qui quitte le fixing n’est donc pas un événement anodin.

Je pense que l’histoire va se répéter, mais dans des proportions bien plus grandes. Pour ma part, mon estimation pour l’or se situe entre 5000 et 10.000 $ l’once, car je pense que la dévaluation des monnaies risque de déraper.

Egon von Greyerz, pour qui j’ai beaucoup de respect, évoque les 2000 $ l’once pour cette année. Mon partenaire, Eric Sprott, table sur 2500 $. Ces prévisions ne me posent aucun problème. Lorsque le mouvement sera enclenché, il deviendra irrésistible.