La Fed acte la détérioration de l’économie américaine ; à quand la...

La Fed acte la détérioration de l’économie américaine ; à quand la remontée des taux ?

Hier, toute la communauté financière attendait avec impatience le communiqué de la réunion du comité de la Fed suivi de la traditionnelle conférence de presse de Janet Yellen. Un événement qui a débouché sur une hausse appréciable de l’or mais aussi des marchés actions.

Quelques grands enseignements peuvent être tirés du communiqué et de la conférence de presse. Tout d’abord, la Fed admet la détérioration de l’état de l’économie américaine. Les prévisions de croissance annuelle pour 2015 ont été abaissées à 2,3-2,7 %, contre 2,6-3 % en décembre. Deuxièmement, la hausse des taux que l’on nous garantissait pour juin ou septembre au plus tard est désormais compromise. La justification donnée, c’est évidemment la vigueur du dollar qui pèse sur les exportations américaines et qui vont donc entraver la croissance du pays.

Cela n’empêche pas Mme Yellen d’affirmer que l’économie américaine bénéficie d’une « vigueur sous-jacente ». Elle est satisfaite du chômage, elle est confiante en ce qui concerne l’inflation justement en raison des chiffres de l’emploi.

En résumé : tout va toujours bien et mieux mais jamais assez pour envisager une hausse des taux. Certains experts, comme Marc Faber ou Peter Schiff estiment  qu’elle n’arrivera pas de sitôt, tandis que d’autres pensent le contraire comme Richard Russell, qui a déclaré à KWN :

« Tout le monde se demande quand la Fed va remonter ses taux mais peu de gens se demandent pourquoi elle le fera. Je crois le savoir. La Fed augmentera ses taux pour protéger ses fesses (sic). Vous rappelez-vous lorsqu’Alan Greenspan a laissé le marché immobilier partir en vrille ? Il avait répondu à l’époque que personne ne pouvait prédire une bulle et qu’il fallait simplement réparer les dégâts après le crash.

Alors que le monde entier se tourne vers le dollar qui sert ensuite à acheter des actions américaines, la Fed de Yellen craint de nouvelles hausses puis un crash. Donc, en augmentant les taux, la Fed pourra affirmer qu’elle avait anticipé la surchauffe et si le marché s’effondre par la suite, la Fed pourra insister sur le fait qu’elle a agi afin de réduire les ardeurs des acheteurs. Bien sûre, elle ne l’admettra jamais, vu que les mots crash et effondrement sont bannis de son vocabulaire. Mais en augmentant les taux, la Fed pourra se couvrir. »