La fin de l’argument Tepper par Michael Pento

La fin de l’argument Tepper par Michael Pento

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« Durant une émission en septembre 2010, David Tepper avait prédit que les marchés actions grimperaient, qu’il y ait de la croissance économique ou pas. Il y avait expliqué sa théorie, somme toute simple : en cas de croissance, les marchés seraient poussés à la hausse, tandis qu’en cas de problèmes économiques, la Fed soutiendrait la bourse avec son QE.

Il faut rendre hommage à Tepper, qui avait vu juste. J’avais également conseillé aux investisseurs d’investir dans les actions au début de 2009, après leur avoir conseillé de vendre durant l’été 2008. Cependant, il est crucial aujourd’hui que les investisseurs réalisent que l’argument Tepper est désormais caduc.

À l’époque, la Fed ne craignait pas de faire tourner les rotatives et d’augmenter la taille de son bilan pour combattre la déflation. Son bilan n’était alors que de 2,3 trillions de dollars. Aujourd’hui, il est de 4,3 trillions, ce qui commence à l’inquiéter, aussi bien en termes de montant, de durée que de qualité des actifs qui le composent.
Deuxièmement, le Standard & Poor’s 500 était à 1109. Aujourd’hui, il est à 1878, soit plus haut de 70 %. Depuis le plus bas de mars 2009, il s’agit en fait d’une augmentation de 180 %. En quelques années, le marché est passé de la sous-évaluation à la bulle. Par exemple, le Russell 2000 avait un ratio PE de 34 à l’époque, alors qu’il est aujourd’hui supérieur à 100.

Plus important encore, la Fed souhaite désormais mettre fin au QE et à l’augmentation de la taille de son bilan. La situation a donc bien changé depuis 2010. Désormais, plusieurs scénarios se présentent.

Scénario numéro 1 : la Fed atteint ses objectifs de croissance et d’inflation

En cas de redressement économique, les taux d’intérêt augmenteront significativement afin de refléter l’augmentation du PIB nominal. Ce qui signifie que les obligations à 10 ans devraient passer de 2,7 % aujourd’hui à 5 %. Ce qui devrait entraîner une baisse de 10 à 20 % des marchés actions, vu le rendement offert par les obligations.

Scénario numéro 2 : la croissance n’est pas au rendez-vous

Dans ce cas, le marché surévalué s’effondrera sous la pression des chiffres d’affaires anémiques et de bénéfices qui n’augmentent pas assez que pour faire baisser les ratios PE déjà très élevés. Sans les injections de liquidités de la Fed, une correction de plus de 20 % est fort probable. La croissance des chiffre d’affaires et des bénéfices est inférieure à la moitié de la moyenne historique. Ils devront s’accélérer rapidement afin de justifier les niveaux actuels de la bourse.

Je privilégie le second scénario, et le taux de croissance de 0,1 % du premier trimestre de 2014 semble l’indiquer. Il s’agit des premiers effets du tapering en quelque sorte. (…)  S’il n’y a pas de crash boursier dans l’intervalle, le QE sera dans quelques mois à zéro. Et lorsqu’il arrivera, la Fed devra faire marche arrière.

Source : KWN