L’article du FT sur la manipulation de l’or supprimé après 2 jours

L’article du FT sur la manipulation de l’or supprimé après 2 jours

1

Il y a 2 jours, le Financial Times publié un article clair et factuel sur la manipulation de l’or, qui montrait que le cours fut trafiqué un jour sur 2 entre janvier 2010 et décembre 2013. Si on peut être surpris qu’un tel article fut publié sur le FT, sa suppression dans les 48 heures est par contre moins étonnante. Cependant, grâce à la magie du cache Google, il est encore possible d’obtenir le texte. Dont voici la traduction.

Or-Cartel-Bancaire-Kaye

Des craintes concernant la manipulation du cours de l’or mettent les investisseurs en alerte, de Madison Marriage

Le cours de l’or aurait été manipulé un jour sur 2 entre janvier 2010 et décembre 2013, d’après l’analyse menée par Fideres, un consultant financier.

Ces résultats sont publiés alors que les régulateurs allemands et britanniques se penchent sur le dossier de la manipulation du cours de l’or, qui est défini 2 fois par jour par Deutsche Bank, HSBC, Barclays, Nova Scotti et Société Générale durant un processus connu sous le nom de « fixing or de Londres ».

Les investigations de Fideres ont montré que le cours de l’or monte ou descend fréquemment lorsque le la conférence téléphonique entre les 5 banques de lingots débute, qu’il plafonne ou atteint son plus bas quasi exactement à la fin de l’appel téléphonique pour ensuite partir brusquement dans l’autre sens, une tendance qui pourrait être la preuve d’un « comportement de collusion ».

« Cela indique que ce panel de banque pousse le cours de l’or à la hausse sur la base d’une stratégie probablement prédéfinie avant le début de l’appel afin de profiter de leurs positions du moment, ou de leurs ordres en attente d’exécution, » conclut Fideres.

« Les mouvements du cours de l’or sont très suspects dans 50 % des cas. Ce genre de choses ne devrait pas arriver dans un environnement de marché normal, » a déclaré Alberto Thomas, partenaire chez Fideres.

Alasdair Macleod, responsable de la recherche chez GoldMoney, un marchand d’or physique, ajoute : « lorsque les banques déterminent le cours, elles disposent d’un avantage car elles connaissent leurs ordres en attente. Il se peut qu’elles en profitent en truquant le système. »