Le bank run grec a commencé : 2 banques demandent d’urgence des...

Le bank run grec a commencé : 2 banques demandent d’urgence des liquidités

En août 2011, tandis que la Grèce explosait, on parlait pour la première fois de l’ELA (Emergency Liquidity Assitance) alors que le secteur bancaire grec était au bord du précipice. Après quoi la BCE, en collaboration avec d’autres banques centrales, lança une grande opération de renflouement.

Hier, les choses ont de nouveau dégénéré. Encore. Il y a 3 jours, alors que la Grèce refusait d’admettre qu’elle était victime d’un bank run à cause d’élections proches qui pourraient changer la donne, le gouvernement a admis que « la plupart des contribuables ont choisi de reporter le paiement de leurs impôts », vu que les positions des 2 partis favoris des élections sont diamétralement opposées. SYRIZA a promis d’annuler l’ENFIA (note : la nouvelle taxe foncière grecque) et même d’annuler les dettes pourries, tandis que Nouvelle Démocratie reconnaît les difficultés tout en se gardant d’aborder des problèmatiques qui pourraient générer des conséquences fiscales difficiles. »

Hier, des détails ont émergé concernant la chute des rentrées fiscales lorsque Katherimini a rapporté qu’elles ont plongé jusqu’à 80 % en comparaison avec l’année dernière.

Mais ce n’est même pas la mauvaise nouvelle. Comme les politiciens ont tenté de le cacher, fidèles à leur habitude, les Grecs ont commencé à faire ce qu’ils font toujours lorsque leur pays traverse une crise majeure : se rendre à la banque pour retirer le peu d’argent qui leur reste.

Toujours d’après Katherimini, au moins 2 banques grecques d’importance systémique ont fait appel à l’ELA, le dispositif qui fournit en urgence des liquidités aux banques en difficulté. D’après le journal grec, les 2 banques auraient fait leur demande à la banque de Grèce le 15 janvier après avoir vu leurs dépôts fondre dangeureusement. En décembre, 3 milliards d’euros ont quitté les banques grecques, alors que traditionnellement, on assiste à une croissance des dépôts durant ce mois. L’hémorragie s’est poursuivie durant les 2 premières semaines de janvier, même si les banques affirment que tout est sous contrôle.

Source : ZeroHedge (traduction synthétisée)