Le QE de la BCE n’a pas encore commencé qu’il est jugé...

Le QE de la BCE n’a pas encore commencé qu’il est jugé insuffisant

Alors que le QE de 1,1 trillion de la BCE n’a pas encore démarré, tout porte à croire que la banque centrale européenne sera contrainte et forcée de corser son programme alors que nous sommes encore très loin de l’objectif officiel d’inflation d’un peu moins de 2 %.

De Bloomberg :

« Janet Yellen utilise les indicateurs de l’emploi américain pour définir sa politique. Pour son collègue de la BCE Mario Draghi, il va devoir probablement l’imiter mais en utilisant l’inflation comme boussole, en observant l’écart entre les objectifs et ses propres projections.

Aujourd’hui alors que la BCE est sur le point de démarrer son QE de 1,1 trillion qui servira à acheter des obligations, les indicateurs sont passés au rouge signalant le besoin urgent d’une stimulation monétaire.

« Si l’écart entre l’inflation voulue et effective s’agrandit et que la nature des politiques monétaires ne change pas cela signifie que nous n’en avons pas fait assez et que nous devrons peut-être réagir en conséquence » a déclaré le mois dernier Peter Praet (économiste en chef de la BCE).

En décembre, la BCE prévoyait un taux d’inflation de 1,3 % pour 2016 soit environ 0,6 % de moins que l’objectif affiché. (…) D’après des économistes de Citigroup, les chiffres de l’inflation ne seront pas assez satisfaisants pour permettre à la BCE de mettre un terme à son QE 18 mois après son lancement, les chances qu’un nouveau plan soit décidé étant bien plus grandes. »

Seul hic, aucun QE n’est parvenu à créer de l’inflation (sur les prix à la consommation). L’histoire du Japon le prouve et plus récemment celle des États-Unis, la majorité de l’argent servant à créer des bulles et à faire gonfler la dette.

D’après ZeroHedge, les QE pourraient même contribuer à la déflation notamment en permettant aux sociétés insolvables de rester en vie grâce au crédit bon marché. Cette abondance de producteurs entraîne alors sur une surcapacité qui ne peut que pousser les prix à la baisse. La zone euro étant fermement ancrée dans la déflation, JP Morgan prédit que la BCE baissera son taux jusqu’à -3 % tandis qu’il faut s’attendre d’ici la fin de l’année à la parité entre le dollar et la monnaie unique.