Les banques centrales continuent d’accumuler de l’or

Les banques centrales continuent d’accumuler de l’or

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On a beau nous dire que la crise est dans le rétroviseur, que la situation économique s’améliore malgré les nombreux voyants rouges qui clignotent… Si tout va si bien, pourquoi les banques centrales à travers le monde continuent-elles d’accumuler de l’or ? C’est le constat qu’a fait Mineweb en examinant les statistiques des réserves d’or des banques centrales publiées par le FMI :

 

« En raison de la crise en Ukraine, et des relations avec l’Occident qui tournent au vinaigre, la Russie augmente agressivement ses réserves d’or.

Le FMI, qui a récemment publié son rapport de statistiques financières, indique que la Russie a augmenté ses réserves d’or de 16,8 tonnes en juin. Désormais, elle possède 1094,8 tonnes.

Mais en fait, ce sont la plupart des banques centrales qui augmentent leurs réserves, comme l’indique le rapport du FMI. La Russie, le Mexique, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan, la Serbie, la Grèce et l’Équateur sont des pays qui ont augmenté leurs réserves en juin.

Entre le premier trimestre 2009 et le premier trimestre 2014, les réserves d’or de la Russie ont presque doublé, tandis que l’Inde a augmenté ses réserves de 56 %. En ce qui concerne la Chine, sa banque centrale a augmenté ses réserves d’or de 75 % jusqu’à 2009 pour ensuite arrêter de communiquer sur celles-ci. Il se chuchote que la Chine, depuis, en accumule encore plus.

L’effondrement de 2008 avait enclenché cette véritable ruée vers l’or. Tandis que 2012 fut l’année du record d’achat d’or par les banques centrales en un demi-siècle, à la mi 2013, le retrait partiel du stimulus fiscal et la réduction du risque (note : perçu) ont entraîné un effondrement du cours de l’or, passant en un an d’environ 1800 à 1200 $ l’once.

Mais contrairement aux attentes, quasi aucune banque centrale n’a liquidé une partie de ses réserves d’or. Au contraire, elles ont continué à en accumuler, tout en investissant sur les marchés actions afin de diversifier leur portefeuille.

Fin 2013, on estimait que les banques centrales du monde entier possédaient 30.500 t d’or, soit environ 1/5 de l’or extrait dans l’histoire de l’humanité.

En plus de la Russie, de la Turquie et du Mexique, les banques centrales des Philippines, du Kazakhstan, de la Corée du Sud et d’Indonésie furent les plus grosses acheteuses d’or physique en 2013. (…)

Accessoirement, alors que les États-Unis parlent de redressement économique, les banques centrales du monde entier n’agissent pas en conséquence. (…) De plus, les événements géopolitiques jouent en faveur de l’or. Le conflit russo-ukrainien, la guerre à Gaza, la crise en Irak : les banques centrales estiment que le temps n’est pas venu d’arrêter d’acheter de l’or. »