Les confidences en aparté de tonton Greenspan

Les confidences en aparté de tonton Greenspan

Plus les années passent et plus Alan Greenspan utilise un langage clair qui fait état de la réalité, soit tout le contraire de son mandat à la tête de la Fed (jamais l’expression « noyer le poisson » n’a été aussi appropriée que dans le cas de Greenspan, célèbre pour sa logorrhée obscure). Après ses confidences sur l’importance de l’or et les bulles dont sont victimes de nombreuses classes d’actifs, Alan Greenspan a tenu un discours qui n’a rien à envier aux visions les plus pessimistes d’analystes comme Gerald Celente ou Egon von Greyerz.

Ses propos, tenus en aparté, ont été rapportés par l’analyste Brien Lundin qui n’est pas un inconnu. Il a eu la chance de discuter en privé avec tonton Greenspan à la New Orleans Investment Conference qui s’est tenue l’année dernière. Lundin dans sa dernière interview a révélé de nouvelles confidences de Greenspan concédées durant leur entretien :

« Greenspan a évoqué des choses qui me semblent importantes… Il était inquiet à propos de l’inflation… Il était particulièrement inquiet à propos des réserves excédentaires qui atteignent presque 3 trillions de dollars, qui dorment en ce moment sur le bilan de la Fed… Ces liquidités représentent en ce moment un énorme ballon qui plane au-dessus de l’économie américaine, un ballon d’eau qui n’attend qu’une épingle pour éclater… En fait, Greenspan a utilisé l’image d’une poudrière d’inflation explosive dans l’attente d’une étincelle. »

Greenspan estime également que le cours de l’or sera « sensiblement plus élevé » d’ici 5 ans en raison des liquidités excédentaires qui finiront par se déverser sur le marché ouvert (le marché des Treasuries à travers lequel la Fed contrôle la masse monétaire) :

« Il (Greenspan) semble croire qu’il est en quelque sorte inévitable que le déblocage de ces réserves créera de l’inflation… La Fed espère juste pouvoir s’en sortir indemne… Des taux d’intérêt normalisés, l’objectif à long terme de la Fed est actuellement impossible fiscalement parlant pour les États-Unis. »

Source : ZeroHedge