Les dernières nouvelles économiques (John Ing et James Turk)

Les dernières nouvelles économiques (John Ing et James Turk)

Tandis que le pétrole ne cesse sa chute dans les abîmes et que l’or progresse légèrement malgré le massacre des matières premières, les turbulences ne font qu’aller crescendo. Voici les points de l’actualité les plus intéressants, extraits des dernières interviews de James Turk et de John Ing sur KWN :

John Ing :

« La semaine dernière, l’or a augmenté de presque 50 $ l’once. Cette hausse a eu lieu dans un contexte de volatilité grandissante sur tous les autres marchés. Celle-ci a également été causée par l’instabilité géopolitique.

Durant une semaine de décembre, les Chinois ont retiré 57 tonnes d’or du Shanghai Gold Exchange. Cela signifie que pour l’année 2014, la Chine a acheté plus de 2000 tonnes d’or, ce qui est énorme. La banque centrale chinoise continue d’accumuler tranquillement le métal jaune. Durant la même semaine, nous avons appris que la Russie avait également acheté de l’or. Non seulement cela a balayé les rumeurs affirmant que la Russie avait vendu une partie de son métal, mais cela a prouvé le contraire : plus que jamais, les Russes sont à l’achat.

Remous sur les marchés des CDS et des produits dérivés

On commence à se faire du mouron concernant les CDS des pays comme le Venezuela, l’Argentine et même la Russie. Bien sûr, les CDS furent l’une des raisons principales de l’effondrement financier de 2008. Aujourd’hui, il est ironique de constater que cette exposition aux produits dérivés est encore plus importante.

Citibank a rapporté être exposée à concurrence de 70 trillions de dollars, surpassant la JP Morgan, qui possède quelque chose comme 65 trillions de produits dérivés. Les grands bénéficiaires du QE de la Fed furent les banques. Le souci, c’est que leurs effets de levier sont encore plus importants qu’en 2007, juste avant l’effondrement.

Nous devons faire face à des risques dont le mélange pourrait être détonnant, et dont les conséquences pourraient être pire que celles des événements explosifs de 2008 et 2009. (…)

James Turk :

« Les marchés américains ne grimpent pas en raison de la bonne santé de l’économie. Elle ne se rétablira pas sans le retour de l’emploi. Malgré l’euphorie à propos des chiffres de l’emploi américain de vendredi dernier, le taux de participation à la population active est tombé à des niveaux plus vus depuis 40 ans.

Malgré le taux de chômage de 5,6 % annoncé à coups de trompette par les Majax de la statistique du US Bureau of Labor Statistics, la vérité est qu’il y a plus de chômeurs aujourd’hui que lorsque le taux de chômage avait atteint 10 %, après l’effondrement de 2008. C’est d’autant plus flagrant lorsque vous examinez les chiffres rapportés par des sociétés privées, comme ShadowStats.com, qui estime le taux de chômage américain à 23 %. Avec un tel taux, il est facile de comprendre pourquoi l’économie américaine stagne.

La santé d’une économie repose sur une population active qui interagit via le commerce. Cela ne se passe pas ainsi aujourd’hui aux États-Unis, ainsi que dans d’autres régions du monde, en particulier dans les États de l’Occident, tournés vers l’assistanat. La France en est un exemple. L’économie française est faiblarde, ce qui est confirmé par le rapport, plus proche de la réalité, des bureaucrates du gouvernement français, qui rapporte un taux de chômage de 10,4 %. (…) »