L’Inde assouplit ses règles régissant les importations d’or

L’Inde assouplit ses règles régissant les importations d’or

0

À la surprise générale, l’Inde a décidé d’assouplir ses règles régissant les importations d’or dans le pays. Les droits de douane de 10 % sont toujours d’actualité, par contre l’obligation de réexporter 20 % de l’or importé vers l’étranger a été levée par la RBI (la banque centrale indienne).

L’information est quelque peu passée inaperçue, alors que le monde entier avait les yeux rivés sur la Suisse et son référendum. L’annonce date déjà du 28 novembre. The Globe and Mail a écrit :

« (…) La décision a surpris un secteur qui s’attendait au statu quo, ou même à un durcissement des règles après la hausse récentes des importations d’or en perspective de la saison des mariages. Elles ont atteint 183 tonnes durant le 3e trimestre d’après le World Gold Council. Les droits de douane élevés de 10 % qui s’appliquent à l’or, l’un des facteurs ayant encouragé la contrebande du métal dans le pays, resteront en place.

Ces mesures strictes, dans un pays dont les habitants ont un appétit insatiable pour l’or en tant qu’outil d’épargne et  cadeau de mariage, furent mises en place en 2013 au beau milieu d’une crise monétaire qui secouait l’Inde et d’autres pays émergents. À l’époque, le déficit extérieur courant s’était creusé pour atteindre 5,5 % du PIB, l’une des explications de la baisse de 25 % de la roupie par rapport au dollar. (…)

Depuis, ce déficit s’est réduit à 1 %. Vu que le pétrole et l’or totalisent ensemble 45 % des importations indiennes, la baisse du cours de l’or de ces derniers mois et la chute brutale du pétrole de ces dernières semaines ont réduit la pression sur les importations indiennes. Ces événements ont fourni une plus grande marge de manœuvre au gouvernement de centre-droit de Modi pour assouplir les restrictions, fort impopulaires auprès des bijoutiers indiens. La RBI a d’ailleurs précisé que cette décision venait du gouvernement. (…)

Mr Shah, économique, a déclaré que « les politiques sont de plus en plus confiants à propos du déficit commercial, et que même si la demande pour le métal jaune devait augmenter, le risque de revivre une situation similaire à 2013 est mince ».