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Maguire : comment le CME a sauvé les paris baissiers des banques de lingots

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À chaque fois que les options sont sur le point d’expirer, l’or et l’argent baissent. D’après Andrew Maguire (source KWN), le CME a sauvé les paris baissiers des banques de lingots, alors qu’elles étaient en très mauvaise posture il y a 2 semaines. Mais ce n’est pas sans conséquence : les banques centrales orientales profitent de chaque baisse pour accumuler du métal à bon compte.

 

« Les banques de lingots ont des paris à hauteur de plusieurs milliards de dollars sur une clôture de l’or à moins de 1300 $ et à moins de 20 $ sur l’argent. Le CME les assiste pour truquer les paris, si bien que cela marche quasi à tous les coups.

Alors que la demande sur le marché physique est soutenue, et que l’épicentre des métaux précieux se déplace vers l’Orient, le marché physique commence à établir des limites sur ce que le marché papier peut faire. L’expiration des options reste la seule opportunité facile pour le COMEX de mordre la queue du marché physique. (…)

Ce jeu est tellement évident que les fonds souverains et les banques centrales attendent gentiment que les banques de lingots défendent leurs milliards de dollars de paris sur les métaux papier, vu que cela leur offre une opportunité mensuelle d’acheter des lingots à tarif promotionnel. Et c’est exactement ce qu’il se passe.

Tandis que Goldman Sachs se fait de l’argent sur ces paris à la baisse, la Fed se frotte les mains de voir le cours de l’or et de l’argent être plafonné. Et Goldman Sachs est tous aussi satisfaite de voir la Fed s’assurer que le marché physique n’est pas à sec, tout en sachant qu’un jour, leurs positions shorts qui ne seront plus tenables seront couvertes par la Federal Reserve. Par contre, les autres banques qui ne font qu’imiter Goldman Sachs devront essuyer d’énormes pertes lorsque plus rien ne pourra entraver la hausse de l’or. Ces positions shorts permettront d’alimenter une hausse encore plus importante du métal jaune.

Comment le CME a sauvé les banques de lingots le 11 juillet

Examinons ce qu’il s’est passé sur le marché de l’or durant les 2 dernières semaines : le vendredi 11 juillet, Goldman Sachs et cie ont largement la tête sous l’eau sur leurs positions ouvertes sur les marchés dérivés. Si vous vous rappelez bien, l’or a clôturé à environ 1345 $ cette semaine-là. Il suffisait que le cours augmente de 15 ou 20 $ pour qu’ils aient à clôturer leurs positons (appel de marge).

Les options contre une clôture de l’or au-dessus de 1300 $ l’once, que ce soit sur le COMEX ou les marchés OTC, étaient complètement à côté de la plaque. Sans parler du nombre de positions short ouvertes. Le dos au mur, il fallait faire quelque chose. C’est souvent dans ce genre de scénario que toute la machine se met en branle, gouvernement et presse, pour éviter que l’étranglement de ces positions short ne propulse l’or rapidement au-dessus des 1400 $ l’once.

C’est donc sans surprise que dans la soirée, le CME annonçait une réduction des marges sur les positions futures or et argent. Réfléchissez-y un moment : les positions short étaient structurellement à 20 ou 30 $ de la capitulation, alors que les événements géopolitiques jouaient en faveur de l’or, sans parler de la demande sur le marché physique.

Il s’est passé le contraire que lorsque l’argent était à 49 $ et l’or à 1900 $ l’once. À l’époque, alors que les banques jouaient la hausse, le CME a augmenté à plusieurs reprises les marges afin de dissuader les positions long. »