Or : le seuil des 1400 dollars, la BIS et la Syrie

Or : le seuil des 1400 dollars, la BIS et la Syrie

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Syrie-BIS-Or-EmbryPlusieurs médias et spécialistes de l’or ont évoqué la bagarre qui a eu lieu sur le marché de l’or autour du seuil des 1400 $. À chaque fois que l’or a dépassé ce seuil, il a été illico renvoyé en dessous de cette barre critique. Comme nous le disions il y a quelques heures sur Twitter, ces interventions sont inutiles. Ensuite, la nouvelle de la quasi-probabilité d’une nouvelle guerre initiée par les États-Unis et leurs caniches de l’OTAN, France incluse, avec cette fois dans le rôle de la victime la Syrie, a permis au métal jaune de décoller pour s’installer confortablement autour des 1420 dollars l’once.

D’après ZeroHedge et John Embry, ce serait la BIS qui serait intervenue ces derniers jours pour systématiquement faire passer le cours de l’or en dessous des 1400 $ l’once. Embry, qui s’appuie sur une expérience longue de 50 ans le marché, estime cependant qu’il s’agit de l’énergie du désespoir. Et les faits semblent lui donner raison : aujourd’hui, le GOFO s’est fortement détendu, le 1 mois passant de – 0,10833 % à – 0,05 %. Qu’à cela ne tienne, la folie guerrière de l’Occident a de nouveau propulsé le cours des métaux précieux à la hausse.

Cependant, il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir. Cette attaque de la Syrie est un peu une surprise, les choses s’étant calmées dernièrement. Distraction de masse par excellence, cette guerre arrive juste avant la rentrée de septembre, alors que la tension monte sur les marchés. Les élites gouvernantes souhaitent-elles organiser une petite diversion pour occulter les soucis financiers qui nous attendent dans les mois qui viennent ? Nous le saurons très bientôt.

Pour revenir à John Embry, celui-ci affirme que la réunion entre Obama et les grands argentiers américains avait pour objectif de s’attaquer à la problématique des taux obligataires. Le jour de la réunion, les taux se sont d’ailleurs détendus. Hasard ou pas, peu importe : ici aussi, les éventuelles manipulations ne pourront pas durer ad vitam aeternam. Aujourd’hui, les banquiers centraux sont pris entre le marteau et l’enclume. Entre l’or et les taux obligataires, la priorité est clairement les obligations.

Pour l’or et l’argent, les conditions d’une explosion du cours sont réunies. Malheureusement, cette bonne nouvelle est ternie par ce son insupportable produit par les tambours de la guerre, que nos gouvernants hypocrites et menteurs (les chantres des « droits de l’homme ») ont une fâcheuse tendance à faire résonner de façon intempestive. Ce sont une fois de plus des innocents qui vont payer pour les petits jeux stratégiques visant à protéger les intérêts d’une minorité.