Paul Volcker : « l’or est l’ennemi »

Paul Volcker : « l’or est l’ennemi »

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John Brimelow était présent à un événement organisé à New York durant lequel Paul Volcker (ancien président de la Fed) s’est exprimé. D’après Brimelow, « la ferveur avec laquelle Volcker a répété à de nombreuses reprises que l’or était ‘ l’ennemi’ durant son mandat à la tête de la Fed fut stupéfiante » (article de SRD) :

Cet événement a eu lieu le 25 mars 2015, en soirée. Durant ces dernières années, Paul Volcker n’a pas fait de mystère concernant la politique de la Fed envers l’or qui est de contrôler son cours. Dans ses mémoires intitulées « The Nikkei Weekly » en référence à la dévaluation du dollar par le trésor américain du 12 février 1973 (à l’époque, Volcker était sous-secrétaire du trésor aux affaires monétaires internationales), il avait déjà écrit :

« Ce jour-là, les États-Unis ont annoncé que le dollar serait dévalué de 10 %. En adoptant un taux de change flottant avec le yen, la monnaie japonaise s’était appréciée ce qui avait permis d’obtenir un réalignement suffisant du taux de change entre les 2 devises. Une intervention simultanée sur les ventes d’or pour éviter une hausse importante de son cours ne fut pas entreprise. Ce fut une erreur. »

L’or est l’ennemi mortel de l’argent papier. C’est donc par extension l’ennemi des banquiers centraux. L’argent papier est le mécanisme via lequel ceux qui contrôlent le système financier siphonnent la richesse globale.

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Mais tôt ou tard, les lois économiques naturelles vont finir par émerger. C’est à ce moment-là que les banquiers centraux vont perdre le contrôle de la situation et leur capacité à contrôler le prix de l’or. L’écart entre la richesse véritable et la quantité d’argent papier frauduleux par la Fed n’a jamais été aussi grand qu’aujourd’hui (graphique ci-dessus).

Ceux qui refusent toujours de croire que les banques centrales et les gouvernements manipulent bel et bien le cours de l’or ne peuvent être que des gens qui croient toujours au père Noël. Pour ceux qui ont compris cette réalité, l’aveu d’Alan Greenspan fait en juillet 1998 alors qu’il était toujours président de la Fed ne fait que la renforcer : « les banques centrales sont prêtes à augmenter leurs locations d’or si le cours devait augmenter ».