Pourquoi les Pays-Bas ont pu récupérer leur or, et pas l’Allemagne

Pourquoi les Pays-Bas ont pu récupérer leur or, et pas l’Allemagne

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L’or a été jusqu’à dépasser les 1210 $ l’once, un niveau bien supérieur à son seuil de support de 1180 $, tandis que l’argent a dépassé les 16,5 dollars. C’est d’autant incroyable que le métal gris avait atteint les 14,10 dollars quelques heures plus tôt.

Je suis resté éveillé pour assister à tout cela, et une chose est claire : la baisse fut entraînée par les marchés papier. À un moment donné, j’ai même vu une offre spot argent supérieure de 20 centimes au cours d’un contrat de mars.

Je ne me souviens pas d’avoir été témoin d’un tel déport, mais le message est clair : les acheteurs d’or et d’argent physique attendaient la nuit de dimanche à lundi pour acheter tout le métal disponible. Cette vague d’achats fut une grosse surprise pour les positions short qui s’étaient accumulées après les résultats du référendum suisse. Les shorts pensaient maîtriser la situation, mais ils se sont faits déborder.

Cela nous rappelle qui possède vraiment le pouvoir. Le marcher papier peut faire baisser le cours de l’or et de l’argent comme bon lui semble, mais ce sont ceux qui possèdent l’or et l’argent physique qui ont vraiment le pouvoir. Toute la propagande des planificateurs centraux et des analystes financiers, comme cet auteur (note : Willem Buiter, de Citi) qui affirme que l’or est une bulle de 6000 ans ne pourront rien y changer. (…)

Pourquoi l’Allemagne attend encore son or, et que les Pays-Bas l’ont récupéré

Je voudrais parler d’un autre sujet, à savoir du rapatriement des 120 tonnes d’or des Pays-Bas à Amsterdam, qui a eu lieu durant les 10 derniers mois. Beaucoup de gens se demandent pourquoi les Allemands n’ont pas pu recevoir leur or, alors qu’ils l’ont demandé bien avant les Hollandais. Pourquoi les Pays-Bas ont-ils bénéficié d’un traitement de faveur ?

Beaucoup de gens ont tenté de répondre à cette question, par contre je n’ai pas entendu une seule fois la réponse qui me semble la plus logique. Personne n’y a pensé, alors qu’elle semble évidente si on prend en compte que le marché de la location de l’or se passe essentiellement en Europe. Les États-Unis ont rendu l’or des Pays-Bas afin qu’ils puissent le prêter et satisfaire la demande insatiable du marché.

Je ne dispose malheureusement d’aucunes preuves tangibles pour étayer mes dires, mais cela semble logique lorsque l’on sait que la banque centrale des Pays-Bas fut l’un des prêteurs d’or les plus actifs, mais aussi un gros vendeur. En 1992, la banque déclarait posséder 1367 t d’or, soit 4,7 % des avoirs globaux de toutes les banques centrales du monde. Désormais, elle rapporte 612 t, soit seulement 2,1 % des avoirs globaux.

Vous devez également vous rappeler que c’est la banque centrale des Pays-Bas qui a forcé le fond de pension des travailleurs du verre du pays de vendre l’or qu’il possédait, car c’était un actif soi-disant trop risqué. La bonne nouvelle, c’est que le fonds de pension a gagné son procès, et que la banque centrale des Pays-Bas a inscrit dans son rapport annuel qu’elle devrait peut-être compenser le fonds de pension.

Cela dit, on nous demande de croire que la banque centrale des Pays-Bas est désormais gérée par des partisans de l’or, qui veulent récupérer leurs 120 tonnes ?

En ce qui concerne la location d’or, nous ne disposons malheureusement pas de chiffres précis, car les comptes ne sont pas préparés en respectant les règles comptables. L’or dans les coffres et l’or prêté est comptabilisé sur son bilan de la même façon, même s’il s’agit de 2 actifs différents.

Dans ce cas, pourquoi devrions-nous croire que l’or qui a été envoyé à Amsterdam se trouve bel et bien dans les coffres de la banque centrale ? Les banquiers centraux ne vous disent que ce qu’ils veulent que vous entendiez. Il est plus que probable que cet or ait déjà été expédié en Asie afin de satisfaire la demande. Je pense que cela explique pourquoi les Allemands n’ont pas reçu leur métal. Eux, ils veulent vraiment le conserver à Francfort, et pas le louer. C’est la raison pour laquelle les Hollandais ont bénéficié de ce traitement de faveur.

Mais quoi qu’il en soit, cet épisode est de la petite bière par rapport à ce qui se passe à Londres, où le système de réserves fractionnaires de l’or se désintègre rapidement.

Les gros acheteurs, probablement les banques centrales, et l’Asie mènent la danse en prenant livraison des contrats de métal achetés plus tôt en 2014 sur les marchés des futures. Cette demande a provoqué le déport incroyable de lundi. Plus cette backwardation va se creuser, plus vous devez vous attendre à tout. » (note : les taux GOFO se sont fortement détendus hier et aujourd’hui).