« Sauvez l’or de la Suisse » : plus que quelques jours...

« Sauvez l’or de la Suisse » : plus que quelques jours avant le referendum

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C’est déjà dimanche qu’aura lieu le fameux référendum « Sauvez l’or de la Suisse ». Depuis la publication du premier sondage, qui donnait le OUI légèrement en tête, la situation s’est inversée, même si les nombreux indécis pourraient provoquer un nouveau retournement de situation. C’est ce qu’a révélé Egon von Greyerz sur KWN.

Il a aussi déclaré : « la BNS et le gouvernement ont conduit une campagne de propagande massive contre l’initiative, ce qui va largement à l’encontre du protocole de ce type de votation, mais l’establishment a apparemment décidé de passer outre. S’ils ont adopté un tel comportement sans précédent, c’est parce qu’ils sont désespérés.

Désespérés, car ils ont peur que les investissements désastreux de la BNS soient exposés. La Suisse a arrimé sa devise à l’euro, au taux de change de 1,20. Mais durant les 50 dernières années, le franc s’est apprécié par rapport à la plupart des monnaies papier du monde. Malgré une devise forte, la Suisse dispose d’une économie forte et d’une inflation basse.

L’industrie suisse a très bien performé dans un environnement de devise forte. Mais malheureusement, la course vers le fond des devises internationales a contagié la Suisse il y a 3 ans. (…)

Dans les années 90, l’or représentait environ 40 % des réserves en devises de la Suisse. Aujourd’hui, ce chiffre a plongé jusqu’à 8 %. Plus de la moitié de l’or de la Suisse a été vendu au plus bas du marché. Cette décision a coûté à la Suisse plus de 30 milliards de francs. C’est pourquoi « Sauvez l’or de la Suisse »  veut empêcher toute vente future d’or. Toute banque centrale qui vend la moitié de son or au plus bas devrait se voir interdire toute cession ultérieure. (…)

La BNS est un symbole de sécurité, mais les Suisses n’ont pas réalisé que leur banque centrale est passé de réserves d’or de 40 % à un pari sur les devises de 500 milliards de francs. Il est quasi garanti qu’elle va devoir essuyer de lourdes pertes dans les années à venir, que le référendum soit voté ou non. Malheureusement, la BNS a suivi l’exemple de la plupart des banques centrales occidentales pour devenir un hegde fund leveragé (…). »