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100 dollars

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Billet de 100 dollars australiens

La guerre contre le cash se poursuit tambour battant. Après la décision surprise de l’Inde, qui a plongé le pays dans le chaos et la récession, c’est au tour de l’Australie d’envisager la suppression de son billet de 100 $.

Bien entendu, nous ne suggérons pas que cette décision, si elle devait être prise en Australie, aura les mêmes conséquences catastrophiques qu’en Inde vu que le pays est mieux organisé et que les moyens de paiements électroniques y sont beaucoup plus développés. Mais apparemment pas assez au goût de Kelly O’Dwyer, ministre des Revenus et des Services financiers.

Le billet de 100 dollars australiens dans le collimateur

Alors qu’elle s’adressait aux médias australiens ce mercredi, Mme O’Dwyer a plaidé en faveur de la remise en question de l’existence du billet de 100 $ australiens. Elle souhaite également se pencher sur la mise en place de plafonds pour les transactions en liquide, comme c’est déjà le cas en France (interdiction de régler plus de 1000 € à un professionnel en cash). L’objectif serait de récupérer des milliards de dollars de taxes impayées.

Selon cet article de News18.com, « l’économie au noir en Australie est estimée à 1,5 % du PIB. Le gouvernement va mettre en place un groupe de travail pour lutter contre l’argent noir ». Sans vergogne, Kelly O’Dwyer joue sur la corde émotionnelle en affirmant que ce manque à gagner handicape « les écoles et les hôpitaux australiens ». Il s’agit également d’une injustice pour ceux qui paient leurs impôts.

Ce papier nous apprend également qu’il y a 3 fois plus de billets de 100 $ australiens en circulation que de billets de 5 $. Les billets de 100 $ représentent une masse monétaire de 300 millions. La masse monétaire australienne totale est composée à 92 % de billets de 50 et de 100 $.

La décision de supprimer le billet de 100 $, et de dire adieu à la splendide moustache de Sir John Monash qui figure sur la version en polymère, sera confiée à un « panel d’experts ». « En tant que tel, il n’y a rien de mal à payer en cash (sic), le problème est lorsque les gens ne le déclarent pas et ne paient pas d’impôts, » a-t-elle déclaré.

Le groupe de travail se basera sur l’expérience de pays comme la France (cocorico !), où vous ne savez que trop bien que le gouvernement interdit les paiements en liquide de plus de 1000 €. Kelly O’Dwyer ne manque cependant pas d’ambition. Elle a déclaré : « Je ne vais pas mettre de limite au plafond que pourrait considérer le groupe de travail. » Avouez que ça serait dommage !

UBS, qui accumule les scandales financiers, joue les M. Propre !

Mais c’est maintenant que ça devient tragico-comique. Les commentaires du ministre ont été faits dans la foulée de la publication d’un rapport… d’UBS, qui recommande la suppression du billet de 100 dollars australiens. D’après la banque, cela pourrait « réduire la criminalité », « augmenter les rentrées fiscales » et « limiter la fraude à la sécurité sociale ». En ce qui concerne la criminalité et les rentrées fiscales, le toupet d’UBS est tout simplement sidérant alors que cette banque a payé des amendes pour manipulation du Libor, du marché obligataire municipal américain, du marché des changes, pour blanchiment d’argent, pour évasion fiscale en Allemagne, en France, en Belgique, etc. etc. etc. (voir la page Wiki d’UBS). Des affaires impliquant toutes de l’argent électronique qu’il convient donc de bannir immédiatement afin de combattre la fraude. CQFD !

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billet de 500 EUR

Les grandes manœuvres préparatoires à l’élimination pure et simple de l’argent liquide, ou à sa marginalisation, se poursuivent. Il y a 2 jours, la BCE était de sortie en annonçant qu’elle envisageait la suppression du billet de 500 €. Et le lendemain, hasard ou pas, Larry Summers se fendait d’un article pour proposer la suppression du billet de 100 $.

Les arguments sont toujours les mêmes : l’argent liquide est le véhicule de l’évasion fiscale, des crimes financiers, du terrorisme et de la corruption. C’est bien connu, les versements douteux sur des comptes dans les paradis fiscaux n’ont jamais lieu, les montages financiers destinés à éluder l’impôt n’existent que dans les contes de fées. Non, le cash est responsable de tous les maux de notre société et il faut donc s’en débarrasser. Cette décision ne sera pas sans conséquences, comme le note Zero Hedge :

« Il est intéressant de noter que la valeur totale des billets de 500 € en circulation s’élève à 306,8 milliards d’euros. La suppression de ce billet signifierait que la valeur nominale de la monnaie unique en circulation baisserait de 30 % du jour au lendemain pour atteindre désormais 700 milliards. Et voilà les conséquences : même si la BCE n’a pas encore interdit l’argent liquide, diminuer la masse monétaire papier de 30 % serait un bon début tout en invoquant la lutte contre la fraude, le terrorisme, la corruption et le trafic de drogue. 

Bien entendu, ce que fait l’Europe en réalité, c’est préparer le terrain à une politique de taux encore plus agressive. En éliminant son billet de banque à la dénomination la plus importante, la BCE compliquera les possibilités d’échapper aux taux négatifs (ce qui devrait en fait bénéficier à l’or). »

Le franc suisse pourrait également bénéficier de la disparition du billet de 500 €, le billet de 1000 francs suisses étant lui toujours disponible. Pour combien de temps ? L’avenir nous le dira. En attendant, coïncidence ou pas, un article de Larry Summers était publié par le Washington Post afin de plaider pour la suppression du billet de 100 $ sur base de l’argumentaire précité. « It’s time to kill the $100 bill », soit « le moment est venu de tuer le billet de 100 $ ».