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Accord

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Dans le prolongement de ce que nous disions hier concernant Tsipras et Varoufakis, voici les dernières déclarations du premier ministre grec. Schizophrène, idiot, dangereux, irresponsable… Biffer la mention inutile (ou ajoutez-en d’autres) :

« Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a reconnu ce mardi soir que l’accord avec les créanciers pour un troisième plan d’aide financière était un texte auquel «il ne croit pas» mais qu’il «a signé pour éviter le désastre au pays». (…)

«J’assume mes responsabilités pour toute erreur que j’ai pu commettre, j’assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays», a déclaré M. Tsipras lors d’une interview à la télévision publique grecque Ert.

Il a déclaré par ailleurs «vouloir faire tout ce qu’il pouvait pour garantir l’unité du parti». «Je suis sûr que certains se seraient réjouis si ce gouvernement était une parenthèse (politique)», a déclaré M. Tsipras. «C’est une grande responsabilité de ne pas plier», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a par ailleurs laissé entendre que les banques fermées, depuis le 29 juin, allaient le rester encore un bon moment : «L’ouverture des banques dépend de l’accord final qui n’aura pas lieu avant un mois», a-t-il dit, pour ne pas que les Grecs risquent d’aller chercher tout leur argent mais il a espéré que la BCE augmente l’ELA (l’aide d’urgence aux banques, ndlr) donc «il y aura la possibilité de retirer plus».

Tsipras a estimé que la nuit de l’accord, celle de dimanche à lundi, «a été une mauvaise nuit pour l’Europe» marquée par «une pression sur un peuple qui s’était exprimé lors du référendum». «La position des Européens était dure et vindicative», a-t-il dit. Il s’est néanmoins réjoui du plan estimé à un montant entre 82 et 86 milliards d’euros de prêts sur trois ans que la Grèce peut obtenir si elle remplit les conditions imposées et de l’engagement des créanciers de commencer à discuter de la dette grecque cette année. (…) »

Lire le compte rendu intégral sur lameuse.be

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Alexis Tsipras avec le résultat du référendum du 5 juillet 2015 avait l’opportunité de rentrer dans l’histoire en menant la fronde du peuple grec contre l’Europe et le FMI pour reprendre les rênes du pays et le sortir de l’ornière du surendettement. Au lieu de cela, il a préféré se coucher plutôt que de sortir son pays de la zone euro en reniant au passage bon nombre de ses promesses de campagne (toutes ?).

Qui allait plier le premier ? Lorsque les Allemands ont proposé à la Grèce d’aller faire un petit tour de 5 ans en dehors de la zone euro hier, Alexis Tsipras a dû se décomposer vu qu’il a accepté toutes les mesures exigées par la frange dure de l’Europe, à savoir l’Allemagne, les Pays-Bas et les pays nordiques pour obtenir un accord encore plus dur que celui qu’il avait refusé une dizaine de jours auparavant et déclenchant le référendum.

Pas de privatisations ? Eh bien si, sauf que le produit de la liquidation des actifs grecs jusqu’à 50 milliards (alors que l’on ne sait même pas si ce montant sera atteint même en privatisant tout ce qui rapporte encore un peu d’argent à l’État grec) atterriront dans un fond sous le contrôle de l’Europe. Du coup, la restauration de la souveraineté du pays prend également du plomb dans l’aile. Les hausses de TVA et les baisses des retraites sont confirmées. Comme l’a écrit de façon succincte ZeroHedge : « la Grèce va permettre au prix de la cession de sa souveraineté à la Troïka de se rembourser ».

Mais cerise sur le gâteau, grâce à la fermeture des banques le secteur bancaire grec a désormais besoin d’injection de liquidités (25 milliards) pour éviter la faillite. Les banques grecques vont donc à nouveau engloutir une bonne partie de cette nouvelle dette (on évoque le chiffre de 86 milliards au total) contractée pour payer les anciens crédits.

La Grèce est donc repartie pour un tour à moins que les parlements européens ne rejettent ce cadre de négociations (car l’accord porte sur l’ouverture de nouvelles négociations…) ou que les Grecs, habité par l’étrange impression de s’être fait rouler par ce gouvernement, décident de faire tomber les dignes successeurs du PASOK et cie. Des élections anticipées ne sont d’ailleurs pas à exclure, Tsipras ayant été désavoué par la frange de son parti menée par Panagiotis Lafazanis, ce qui l’a forcé à s’appuyer sur l’opposition (Nouvelle Démocratie, PASOK, etc.) pour obtenir l’aval du parlement ce week-end, fait qui en dit long sur la nature de cet « accord » qui n’est rien d’autre qu’une capitulation en bonne et due forme.

Et enfin, ce scenario ne fait que confirmer les dires du Telegraph qui affirmait que Tsipras avait organisé le référendum dans le but de le perdre et de pouvoir ainsi accepter les mesures d’austérité dont il avait juré l’annulation.

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Si vous devez apprendre la signification du mot « confusion » à un enfant, faites-lui la compilation de tous les titres concernant la Grèce depuis le début de la semaine. Pathétique, lassant, clownesque, ridicule… choisissez votre qualificatif !

Après l’euphorie de ce lundi, le soufflet est méchamment retombé après que Christine Lagarde ait décidé de gâcher la fête en refusant les dernières propositions grecques, les mêmes propositions (TVA, pension, impôt des entreprises, etc.) qui avaient été vertement critiquées par les éléments les plus à gauche de Syriza. La position intransigeante du FMI a plongé de nombreux membres du gouvernement dans la perplexité, les poussant jusqu’à s’interroger si le FMI souhaitait un accord et comment leur donner tort alors que le même FMI (qui est censé être une organisation apatride et apolitique, cela dit en passant) a déclaré qu’il continuerait de soutenir l’Ukraine… même en cas de défaut.

Les réunions se sont multipliées sans qu’aucune fumée blanche n’apparaisse au-dessus de Bruxelles. Le ministre autrichien des finances, Hans Joerg Schelling,  a déclaré (source Zero Hedge) :

«  Je pense qu’il est possible encore d’atteindre un accord. Il ne s’agit plus d’une question de jours mais d’heures. Nous avons reçu comme mandat lors de ce sommet de présenter un compromis d’ici 16 h. Les négociations ont duré toute la nuit. Les Grecs ne cessent de rejeter chaque nouveau compromis en présentant constamment de nouveaux souhaits. Nous sommes prêts à trouver un accord, d’aider la Grèce en tant que ministres des Finances mais la responsabilité d’accepter ce compromis ne dépend que de la Grèce. »

Traduction : « ces satanés Grecs refusent les conditions que nous cherchons à imposer, c’est à eux d’accepter ou il n’y aura pas d’accord. Samaras, tu nous manques ». Du côté de l’Allemagne, l’optimisme n’est pas de mise : le ministre des Finances teuton a déclaré qu’aucun progrès n’avait été accompli et pire encore, que l’écart entre les positions se serait récemment agrandi.

Après avoir augmenté ses plafonds de liquidités d’urgence aux banques grecques de façon quotidienne durant ces derniers jours, la BCE n’y a pas touché ce mardi tout en restant sur le qui-vive en cas de besoin.

Le théâtre se poursuit donc. Nous ne pouvons que rester béats d’admiration devant le courage et la pugnacité de ces politiciens qui, chaque matin, nous affirment depuis des semaines que tout est sur le point de se régler pour se raviser une fois les marchés fermés. Qui négocient encore et encore les mêmes conditions à la recherche d’un éventuel accord qui nous renverra de toute façon à la case départ quelques mois plus tard, lorsque le pays sera à nouveau financièrement exsangue. Même un poisson rouge de bocal se serait suicidé depuis longtemps face à une telle épreuve.

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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a dans la nuit de mercredi à jeudi, rejeté plusieurs points de l’accord proposé par les créanciers d’Athènes refusant par exemple de couper dans les retraites. Les négociations reprendront dans « quelques jours ».

Sans trop de surprise, la Grèce et ses créanciers ont une fois de plus afficher leurs divergences. Mercredi Alexis Tsipras, le Premier ministre grec s’est rendu à Bruxelles répondant à l’invitation du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

L’objectif de cette réunion de travail à laquelle assistait également le chef de file de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, était de tenter de trouver les bases d’un accord permettant le versement à la Grèce de 7,2 milliards d’euros promis de longue date.

Mais comme l’avait anticipé Bruxelles, elle ne s’est pas avérée concluante. Alexis Tsipras a rejeté certaines des propositions de réformes faites par les créanciers d’Athènes et conditionnant le déblocage de l’aide financière.

Dans le plan des créanciers, « il y a des points que personne ne peut considérer comme une base de discussion » a estimé le Premier ministre grec citant les coupes dans les pensions de retraite les moins élevées et une hausse de la TVA sur l’électricité.

« On parle d’un pays qui, ces cinq dernières années, a subi une grande catastrophe économique, a perdu 25% de son PIB après cinq ans de dure austérité. Des propositions qui ramènent des idées comme couper dans les retraites les plus basses ou augmenter la TVA sur l’électricité ne peuvent être des bases de discussions », a jugé Alexis Tsipras à l’issue de la réunion.

« Le résultat est que la proposition grecque reste la seule proposition réaliste sur la table » a-t-il ajouté, tout en reconnaissant des points positifs dans le plan des créanciers comme « la proposition d’un excédent (primaire) plus faible ».

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