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Actions minières

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argent et or lingots et pièces

L’helicopter money va bientôt être lâché. Le sol frémit, l’or enfoui sous terre bouge car le cours des minières aurifères explose, même celui des exploratrices.

Décidément, le Brexit est riche en enseignement. Les cours de l’or physique ont connu un accès de fièvre après le 24 juin passant de 1 120 € l’once à 1 200 € l’once (1 265 $ à 1350 $ hier). Ce petit séisme de la hausse de l’or dans les différentes grandes devises (dollar, livre sterling) n’a pas échappé aux fins observateurs de ce marché. Il semblerait que M. Le Marché anticipe désormais des largages massifs d’argent par les banques centrales et s’y prépare.

Mais le plus surprenant n’est pas là.  Le plus surprenant n’est pas dans le ciel mais sous nos pieds.

Dans la débâcle boursière qui a suivi le Brexit, les vendredi 24 juin et lundi 27 juin, les minières aurifères ont fortement progressé.

Finalement qu’est-ce qu’une mine ? De l’or encore sous terre avec, au-dessus, un outil de production pour l’en extraire. En d’autres termes, lorsque le cours des minières progresse, cela veut dire que les investisseurs pensent que l’or sous terre vaut plus cher qu’avant — évidemment, ce n’est pas l’outil de production de toutes les mines qui s’est valorisé dans la journée. Le 24 juin, l’indice aurifère des grosses minières (les plus stables), le GDX, embrayait sur la hausse de l’or et s’adjugeait +6% alors même que les grosses banques s’effondraient.

Encore plus étonnant, les jeunes minières (indice GDXJ), au cours d’habitude très capricieux, connaissaient elles aussi une frénésie d’achat. Ce sont des entreprises qui habituellement attirent peu d’investisseurs institutionnels car leur capitalisation est faible. Si vous êtes un gros fonds de pension ou un gros assureur, vous ne pouvez investir dans de petites valeurs sur lesquelles il n’y a pas assez de volume d’échange pour absorber votre puissance de feu. Donc en pleine débâcle boursière, des ” braves ” ont acheté ces valeurs – ces juniors qui avaient connu une descente aux enfers de 2011 à 2015 et dont les cours ont chuté de 85%.

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Ce graphe vous montre que les mines d’or constituent encore un pari contrarien, des actifs délaissés depuis cinq années.

Mais ce n’est pas tout.

Les cours de nombreux développeurs et exploratrices que j’observe depuis plusieurs mois ont également bondi. Ce qui est un véritable séisme, un tremblement de terre aurifère.
Avec de telles sociétés, vous n’achetez même plus d’outil de production : vous achetez de l’once en terre et seulement des perspectives d’extraction à un prix le plus souvent encore inconnu. Nous sommes dans l’ultra-spéculatif.

La plupart de ces entreprises sont des penny stocks, dont les cours valent moins de quelques dollars canadiens.

Résumons-nous : depuis le Brexit, les mines d’or et les développeurs ont progressé de plus de 15%. Même les cours des prospecteurs bondissent. La terre frémit tandis que les turbines des helicopters money commencent à vrombir.

Il n’y a rien de plus délicieux que le tout début d’une bulle et rien de plus angoissant que la fin d’une autre. Il me semble que l’or est dans le premier cas et le marché obligataire de la dette d’État dans le second….

Et si, vous aussi, vous participiez à ce délicieux début de bulle avant le décollage des helicopters money des banques centrales ?

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Simone Wapler des Publications Agora, reproduit avec leur aimable autorisation

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lingot et pièces d'or

Article de MineWeb.com publié le 23 septembre 2015 : 

« UBS a posé cette question dans une note récente, en répondant comme nous pouvions nous y attendre par un oui. En expliquant pourquoi, UBS pose quelques questions intéressantes, et particulièrement celle-ci : « les bears ne jouent-il pas trop la carte des taux ? »

UBS commence par définir le contexte du déclin de l’or, notant que « la perspective de voir la Fed normaliser sa politique fut le motif principal de la correction de l’or durant ces dernières années. » UBS estime cependant que le marché a été trop loin, punissant l’or bien avant la remontée attendue (et désormais reportée) des taux. Dans ce contexte, UBS voit l’émergence d’un nouvel ordre mondial en termes de taux, plus bas que par le passé, qui pourrait être bon pour l’or.

« L’éventualité que les marchés puissent surestimer les futurs taux suggère que le sentiment faible et les craintes concernant le cours de l’or ont été exagérés, » écrit l’analyste d’UBS. Pour la banque, il s’agit d’une opportunité pour acheter.

« Le positionnement a considérablement baissé durant ces dernières années pour devenir aujourd’hui très faible. Cela pourrait représenter une opportunité, surtout pour les investisseurs à long terme désireux de diversifier leur portefeuille, de rétablir des positions à des niveaux plus attractifs. »

Simultanément, UBS montre, à l’instar d’autres, à quel point la demande pour l’or est solide, surtout en Asie, son marché principal.  (…) La croissance est menée par les investisseurs (pièces et lingots).

« Par contre, la demande plutôt liée aux traditions culturelles et religieuses semble se stabiliser et cette tendance devrait se poursuivre, » écrit UBS. (…)

UBS se rapproche donc de l’or, la majorité des difficultés en termes de cours du métal et des actions du secteur minier étant derrière. « Toute tendance baissière a toutes les chances d’être contenue, nous nous attendons à ce que le marché finisse par se stabiliser, ce qui devrait fournir les fondations nécessaires à un redressement modéré dans les années à venir. »

Du côté des actions minières, UBS conseille AngloGold, Acacia et Randgold. La banque recommande également AngloGold Ashanti, Fresnillo et Hochschild du côté des émissions obligataires. »

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Eric-Sprott-Marche-Haussier-OrPetit résumé des 2 derniers articles consacrés à la dernière interview d’Eric Sprott sur KWN :

Tout d’abord, Eric Sprott fait remarquer que les États-Unis sont d’ores et déjà en faillite. Pour le milliardaire américain, c’est le calcul le plus simple du monde. On peut le constater en analysant les chiffres du trésor. Le déficit de l’année dernière fut de 6,5 trillions de dollars, pour une économie qui pèse 17 trillions de dollars. Il est aussi les obligations non financées, qui se situent entre 40 et 80 trillions, pour une économie de 17 trillions de dollars qui est en déficit chaque année d’un trillion.

Eric Sprott compare la situation de l’Amérique avec celle de Detroit. Il y a 10 ans, tout le monde savait que la ville américaine était en faillite, mais personne n’a rien fait. Après une décennie d’attente, ce qui devait arriver arriva. Mais les retraités, au lieu d’encaisser une perte de 10 à 20 %, se sont fait rincer de 75 %.

C’est la crainte qui habite Sprott pour les États-Unis : on continue de nier l’évidence pour reporter le problème. Mais lorsque le feu va se déclarer, ce sera un véritable massacre, pour la sécurité sociale, pour les retraites, etc. la suite des événements est donc très prévisible, car personne ne fait rien.

Pour les déficits, mais aussi pour le marché des produits dérivés, un marché très opaque, mais qui pèse pourtant pour 500 trillions de dollars. Que se passe-t-il si ce marché explose ?

Enfin, Eric Sprott prévient les investisseurs que les actions minières représentent l’affaire du siècle. En un an, il estime que de nombreuses actions vont voir leur cours être multiplié par 10, 20 ou 30. Il s’agit d’une opportunité unique de faire du 3000 % en un an. Il suggère à tout un chacun de se positionner dès à présent, car les mouvements vont être très rapides.

Il rappelle que durant la dernière décennie, les actions minières, après avoir atteint leur plus bas, ont explosé de 1800 %.