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Une gigantesque bulle s’est formée à la fois sur les actions et sur les obligations partout dans le monde. D’habitude les obligations servaient de refuge lorsque les actions plongeaient et inversement. Où ira cette fois l’argent ?

Si la question est simple, la réponse n’est pas facile.

Typiquement, les cours des obligations et des actions évoluent comme les plateaux d’une balance. Lorsque l’un monte, l’autre descend, et vice versa. Si l’un des deux est frappé de plein fouet, les investisseurs se précipitent sur l’autre.

Mais nous ne sommes pas dans un marché typique. Les actions et les obligations sont sur une pente ascendante. Les deux marchés sont chers ; et lorsque l’un des deux monte, l’autre le suit.

Dans le jargon boursier, on dit que les actions et les obligations sont étroitement “corrélées.” Selon le Wall Street Journal, les bons du Trésor et le S&P 500 sont aujourd’hui plus que jamais corrélés “depuis 10 ans.”

C’est là que le problème se pose…

Lorsque les actions et les obligations sont trop corrélées, cela signifie généralement que les banques centrales ont jeté tant de sable dans les rouages que la machine du marché s’est cassée. Le compromis normal entre les actions et les obligations ne fonctionne plus. Un “événement” majeur de correction pourrait bien ne pas être loin.

Les taux d’intérêt à peine au-dessus de zéro de la Fed font que les investisseurs recherchent désespérément du rendement. Selon mon collègue Charles Hugues Smith :

“L’argent gratis pour les financiers a suscité une quête du rendement partout où il pouvait y en avoir. Le résultat est que les classes d’actifs avec un rendement sont devenues étroitement corrélées.

Les actions comme les obligations sont surévaluées. Cela signifie qu’il n’y a aucun moyen d’attraper des obligations à prix intéressant si les actions se prennent les pieds dans le tapis :

“Lorsque toutes les principales classes d’actifs sont dans une bulle, il n’y a pas de classe d’actif ‘meilleure marché’ où transférer son capital.

C’est là que les choses deviennent intéressantes.

Comme l’observe R.J. Grant, directeur des marchés actions chez KBW :

“‘Lorsqu’il y a trop de monde sur les trades, ils passent généralement par une courte période de débouclage violent.

Il faut comparer cela à un ressort en spirale, explique Vadim Zlotnikov, directeur de la stratégie chez AllianceBernstein Holding LP. “Parce que la marge de sécurité est assez étroite, on peut avoir des mouvements importants sur la base d’informations complémentaires relativement peu significatives.”

Un rien suffirait à tout déclencher. Une rumeur inquiétante… Les bribes d’une conversation que l’on surprend… Une hausse des taux

Les marchés s’attendent à ce que la Fed relève les taux en décembre. Mais même une hausse mineure des taux pourrait détendre le ressort, comme l’explique l’investisseur milliardaire Ray Dalio de Bridgewater Associates :

“Si les taux d’intérêt s’élèvent juste un peu plus que ce qui est escompté sur la courbe, cela aura un gros effet négatif sur le prix des obligations et de tous les actifs car ils sont tous très sensibles au taux d’escompte.

Par conséquent, continue Dalio, “les risques sont asymétriques à la baisse.

Existe-t-il une classe d’actifs sans risques “asymétriques à la baisse ?” Les seules classes d’actifs qui ne soient pas dans une bulle sont ceux qui n’offrent pas de rendement : les métaux précieux et les matières premières.

Des dizaines de milliers de milliards de dollars se trouvent dans les actions et les obligations. Seule une minuscule fraction de cette somme est investie dans les métaux précieux et les matières premières. Si le sol s’écroule, quels effets auront 10 000 milliards de dollars à la recherche d’un refuge sur les petites classes d’actifs comme les métaux précieux et les secteurs liés aux marchés des matières premières ?

Sa réponse :

“Le chaos qui apparaîtra lorsque des dizaines de milliards de dollars, de yen, de yuans et d’euros, etc., essaieront de gagner les issues de secours lorsque la bulle des actifs éclatera sera monumental ; la hausse des prix des petites classes d’actifs à mesure qu’arrivera en force l’argent sera tout aussi monumentale.

HSBC vient tout juste de publier une alerte : les récents mouvements du marché boursier ressemblent fortement au “lundi noir” de 1987… qui avait aussi eu lieu au mois d’octobre. Nous ne le mentionnons qu’en passant, bien sûr.

Mais il serait peut-être temps aujourd’hui de se diriger vers les issues de secours avant qu’elles ne soient prises d’assaut.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Brian Maher, via les publications Agora.

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graphe or dow jones

Même en l’absence de hausse des taux de la Fed, l’hiver monétaire semble approcher. Si tel est le cas, vous avez intérêt à vendre des actions pour acheter de l’or. Une opportunité comme il s’en est présenté cinq fois dans les cent dernières années.

On dirait que les marchés se sont figés, lundi.

Telles les feuilles d’automne d’un arbre, ils attendent que s’abattent un vent vif et un gel mordant.

Cette semaine, la Fed doit établir ses prévisions météo.

D’après Bloomberg, seuls deux des 23 primary dealers de la Fed – banques spécialistes des valeurs du Trésor, qui achètent directement ces titres à l’État – pensent que la Réserve fédérale décidera de relever les taux lors de sa réunion ce mercredi.

Bien sûr, tout est possible.

Mais la position de la Fed est claire : elle va peut-être relever les taux aujourd’hui, ou pas.

Peu importe. Dans les deux cas, elle ne maintiendra pas – elle ne le peut pas – le cycle de resserrement face au risque d’un inévitable sell-off à Wall Street et d’une récession.

Une vraie hausse des taux

L’époque de l’ex-président de la Fed, Paul Volcker, « le Grand Paul », est révolue.

Lorsque Paul Volcker est devenu président de la Fed, en 1979, l’économie pouvait encore survivre à une forte période de gel. Le nouvel argent fondé sur le crédit n’avait pas encore commis ses méfaits.

En 1980, première année complète du mandat de Volcker à la tête de la Fed, la dette nationale américaine était inférieure à 1 000 milliards de dollars (à présent, elle s’élève à plus de 19 000 milliards de dollars). Si vous vouliez acheter une maison, les intérêts de votre crédit étaient de 12%. Par ailleurs, le marché actions baissait régulièrement depuis 14 ans et enregistrait des niveaux de valorisation jamais vus depuis les années 1930.

Les prix à la consommation augmentant en plus au rythme annuel d’environ 14%, il fallait que Volcker fasse quelque chose.

Contrairement à son dernier successeur, Janet Yellen, il n’a pas annoncé un programme de relèvement des taux frileux – un quart de point de pourcentage tous les trois mois – pour ne pas l’appliquer ensuite.

En revanche, il a boosté les taux d’intérêt à court terme, en les relevant de 11% à un pic de 20% en juin 1981.

L’hiver monétaire

Du gel ? Volcker, lui, a déclenché un blizzard.

Pour cette raison, les politiciens ont voulu sa tête.

Un groupe d’éminents économistes a réclamé son départ. Son effigie a été brûlée sur les marches du Capitole.

Mais le programme de Volcker a été maintenu. Et il a fonctionné. Deux ans plus tard, l’inflation des prix n’était plus que de 3% par an. Volcker a pu abaisser les taux d’intérêt. L’économie a prospéré.

Aujourd’hui, personne ne se préoccupe de l’inflation. Les actions américaines sont proches d’un plus-haut historique. Les taux d’emprunt immobilier enregistrent un plus bas historique. Le taux de base – qui sert de référence aux prêts immobiliers – est de 3,5%. Nous sommes loin des 21,5% de 1981.

Et ni les investisseurs, foyers, banques, État, ni les entreprises américaines, ne pourraient survivre à un petit hiver monétaire.

Bien sûr, le climat change sans que quiconque ait son mot à dire, de même que les marchés, finalement.

En 1980, par exemple, le cours des actions était si bas que vous pouviez acheter toutes les actions cotées sur le Dow Jones avec une seule once d’or. Aujourd’hui, les cours sont si élevés qu’il vous faudrait 14 onces d’or.

Un modèle simple

Autrefois, nous avons proposé un modèle de trading tout simple…

Lorsque le Dow vaut moins de 5 onces d’or, achetez des actions et vendez de l’or. Lorsque le Dow vaut plus de 10 onces d’or, vendez des actions et achetez de l’or.

L’or est une monnaie réelle. Il est relié à la richesse réelle. La quantité d’or augmente, mais uniquement au rythme des biens et services qu’elle permet d’acheter.

Les actions représentent de la richesse réelle, aussi. Il est logique, du moins pour nous, qu’il y ait une relation plus ou moins prévisible entre l’argent réel et les sociétés qui produisent de la richesse réelle.

En jetant un coup d’œil au graphique, ci-dessous, on constate que les actions ont des hauts et des bas. Mais un schéma s’en dégage, également.

graphe or dow jones

En vous tenant strictement à notre modèle de trading, vous auriez eu cinq occasions de doubler votre mise au cours des cent dernières années.

Vous auriez pu transformer 10 onces d’or – qui, en 1917, valaient environ 180 dollars de l’époque – en 320 onces valant 400 000 $ actuels.

En partant du principe que le dollar a perdu 95% de son pouvoir d’achat, cela représente un gain réel de près de 1 000%.

Que devriez-vous faire à présent ?

Ce graphique est sans ambiguité : vendez des actions et achetez de l’or.

Et allez fouiller dans vos placards, à la recherche de vos moufles.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit

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or physique

Quand le dollar a été détaché de l’or en 1971, l’hyperinflation semblait inévitable et l’or indispensable. Mais l’expansion du crédit a finalement profité aux actions. Pourtant, le Gold n’a pas démérité : il a fait que 30 fois la mise contre 21 pour le Dow Jones, pour le moment…

Il est encore bien trop tôt pour savoir si la tendance haussière des sept dernières années s’est achevée pour les marchés boursiers. M. le Marché est peut-être épuisé par tant de temps passé à monter en courant. Ou peut-être qu’il joue simplement avec nous. Nous allons devoir attendre pour en avoir le cœur net.

Quand les prix vont dans le sens que l’on attendait, les ennuis ne sont pas loin. Inutile de réfléchir ; on sait déjà tout. Inutile aussi de s’inquiéter ; il suffit d’attendre que l’argent arrive. Jusqu’à ce qu’il n’arrive plus.

Mieux vaut que les nouvelles financières aillent contre vous. Il faut alors remettre en question vos principes, vos émotions — et votre santé mentale.

Il ne se passe quasiment pas de jours sans que nous remercions notre étoile. Voyez-vous, nous avons été béni par la malchance.

Durant notre enfance, nous n’avions pas d’argent. Nous ne pouvions pas perdre la fortune familiale — elle n’existait pas ! Ce qui se révéla être une bonne chose — parce que si nous avions eu de l’argent, nous l’aurions perdu durant le Grand marché baissier de l’or de 1980-1998.

Le président Nixon a finalement coupé le lien entre le dollar et l’or le 15 août 1971. Nous avions lu assez de livres d’histoire pour savoir ce que ça signifiait. Nous ne tarderions pas à pousser des brouettes de billets de 100 $ pour aller acheter notre pack de bière au supermarché.

Comment se protéger de l’hyperinflation inévitable ?

Simple : en achetant de l’or.

C’est ainsi que nous sommes devenus fanatique de l’or. Puis le pire s’est produit : l’or a grimpé. De 41 $ l’once en 1971, le Gold a grimpé en flèche pour dépasser les 800 $ en 1980.

Nous avions raison ! Nous étions intelligent ! Nous avons donc tout misé sur l’or… et attendu la fortune.

Heureusement, notre chance tourna avant que nous allions bien loin. La malchance nous a souri… nous mettant en porte-à-faux grâce à un marché baissier de 18 ans sur l’or.

Savez-vous ce que c’est, cher lecteur ?

Tous les jours… tous les mois… tous les ans… vous perdez de l’argent… vous êtes conspué par les dieux du marché… et critiqué par votre famille et vos voisins.

Chaque jour prouvait encore plus lourdement que le précédent que nous n’avions pas la moindre idée de ce que nous faisions. Chaque jour, lorsque sonnait la cloche de clôture, M. le Marché prononçait son jugement solennel : nous étions un idiot.

Or : Rira bien qui rira le dernier ?

Pendant 18 ans, nous avons enduré ce châtiment. Dieu merci : parce que nous savons à présent combien il est facile de se tromper.

On essaie de comprendre ce qui se passe… mais on ne voit que des ombres, on n’entend que des échos. Comme un fantôme hantant une vieille maison, on sent une brise glaciale frôler son visage… on voit des choses apparaître dans des endroits étranges et on se demande comment elles sont arrivées là. Mais on ne saura jamais comment fonctionne ce monde spectral — pas tant qu’on n’a pas rendu l’âme…

Alors que nous nous accrochions à nos positions perdantes en or, l’argent intelligent passa aux actions. Peut-être avait-il compris que nous vivions une gigantesque expansion du crédit qui multiplierait les actions par 20 par rapport à leurs niveaux de 1971.

Le Dow Jones passa de 874 points en 1971 à 18 588 points à l’heure où nous écrivons ces lignes. Superbe ! Mais attendez. Et si on s’en était tenu à l’or ? Voyons voir… de 41 $ à 1 340 $ l’once. Accrochez-vous : c’est plus de 30 fois votre mise !

Peut-être que notre idée “fêlée” était saine dès le départ. Et peut-être que l’or se révélera être un investissement exemplaire, finalement.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article des Publications Agora, publié avec leur aimable autorisation.

Article de Zero Hedge, publié le 14 août 2016 et intitulé « La Banque du Japon sera l’actionnaire principal de 55 sociétés d’ici la fin 2017 » :

« Au lendemain de l’annonce de la BOJ concernant la multiplication de ses achats d’ETF de presque 2 fois, passant de 3,3 à 6 trillions de yens (58 milliards de dollars), nous pouvons mettre ces chiffres en perspective. (…) D’ici juin 2018, la BoJ devrait posséder pour 20,5 trillions de yens d’ETF (soit environ 200 milliards de dollars). Mais aussi :

La capitalisation boursière américaine est 5 fois plus importante que la japonaise. Ce nouveau plan de stimulation japonais équivaut à des achats d’ETF de 580 milliards de dollars par la Fed dans les 2 années à venir, ou encore à terme à la possession d’un portefeuille d’un total de 1 trillion de dollars. Bien sûr, il ne s’agit que de projections hypothétiques vu qu’il est interdit à la Fed d’acheter des actions. Mais cet exercice montre à quel point la BoJ s’inquiète à propos du pessimisme qui règne sur les marchés japonais, et qu’un tel remède de cheval est nécessaire pour inverser ce pessimisme.

En octobre 2014, la caisse de retraite du gouvernement a annoncé un changement de politique d’allocations de ses actifs, d’un valeur totale de 127 trillions de yens. Parmi les changements, l’allocation de ses fonds aux marchés domestiques est passée de 17 à 25 %, soit une augmentation d’environ 10 trillions de yens. Les actions de la banque centrale japonaise et de la caisse des retraites sont donc alignées.

Depuis le début de l’année, les investisseurs étrangers ont vendu pour presque 5 trillions de yens d’actions japonaises, ce qui est inférieur aux achats annuels de la BoJ en la matière (6 trillions).

Si ces actions sont spectaculaires, d’autres faits additionnels rapportés par Bloomberg montrent à quel point ce nouveau plan est sans précédent : alors que la BoJ fait déjà partie des 5 plus gros actionnaires de 81 sociétés du Nikkei 225 Stock Average, la banque centrale japonaise est bien partie pour devenir l’actionnaire numéro 1 de 55 de ces entreprises d’ici la fin de l’année prochaine, d’après les estimations de Bloomberg sur base du portefeuille d’ETF de la BoJ.

Dans le même degré de folie, la banque centrale possédait environ 60 % des ETF japonais fin juin. Il y a quelques mois, la BoJ en possédait un peu plus de 50 %, ce qui suggère qu’elle achète à tour de bras ces actifs.

Dans un tel contexte, le sempiternel débat fait rage : l’interventionnisme de la banque centrale est-il positif (question à laquelle les bulls répondent par l’affirmative, bien entendu) ou négatif (ce que s’accordent à dire tous les autres). (…)

« Il n’y a qu’au Japon que la banque centrale est aussi active sur les marchés actions, » a déclaré Masahiro Ichikawa, stratégiste senior de Sumitomo Mitsui Asset Management Co. « Les investisseurs se demandent si cela est vraiment bien sage. »

Les investisseurs peuvent se poser la question, mais la banque du Japon n’en a cure alors qu’elle est devenue l’unique force dominante sur les marchés actions japonais. Elle préfère être remerciée par les traders que d’entendre parler d’inquiétudes par rapport au « long terme ». Et concernant l’activité de la BoJ sur les marchés actions, aussi bien la BNS que la BCE sont tout aussi activement impliquées dans les marchés actions, comme nous l’avons déjà rapporté.

Comme Bloomberg l’ajoute, si la BoJ n’achète pas directement des titres, elle reste la détentrice ultime des actions via les ETF. (…)

D’ici 2017, la banque centrale devrait être l’actionnaire principal d’environ 1/4 des sociétés du Nikkei 225, dont Olympus (endoscopes), Fanuc (robotique) et Advantest Corp. (appareils de tests semi-conducteurs).

Pour la banque centrale du Japon, il n’y a rien d’anormal : elle n’hésite pas à recourir aux clichés pour expliquer son statut de détenteur numéro 1 de dizaines d’actions :

« Un porte-parole de la banque centrale, qui a demandé à ce que son nom ne soit pas cité, a déclaré que les achats d’ETF permettront aux décideurs d’atteindre aussi vite que possible l’objectif d’inflation de 2 %. Les prix à la consommation ont baissé de 0,4 % en juin par rapport au même mois de l’année dernière, enregistrant ainsi un 4e déclin mensuel. »

Mais la situation pourrait devenir encore plus folle : Kuroda estime que les achats d’ETF permettront de doper l’activité économique et l’inflation en augmentant l’appétit du risque au Japon. Après la dernière réunion du comité de la banque du 29 juillet, il a déclaré que son organisation dispose de marges de manœuvre pour augmenter ses achats, si besoin. (…) »

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Bill Gross

Article de Bloomberg, publié le 3 août 2016 :

« Le gestionnaire Bill Gross affirme que les investisseurs devraient privilégier l’or et l’immobilier tout en évitant la plupart des actions ainsi que les obligations, s’échangeant à des prix surévalués.

« Je n’aime pas les obligations, je n’aime pas la plupart des actions, je n’aime pas le capital-investissement, » a écrit Gross, responsable du Janus Global Unconstrained Bond Fund (1,5 milliard de dollars), dans sa lettre mensuelle d’information de mercredi. « Les actifs tangibles comme le foncier, l’or et les moyens de production à prix réduit sont les catégories d’actifs à privilégier. »

Cet avis se fait l’écho des craintes exprimées par des gestionnaires comme Tad Rivelle du TCW Group et Howard Marks d’Oaktree Capital Group LLC alors que les actions ont atteint des niveaux records et que les taux obligataires ont plongé à des plus bas historiques dans le contexte d’une croissance faiblarde. « Vendez tout », a déclaré à Reuters la semaine dernière Jeffrey Gundlach, de  DoubleLine Capital. « En ce moment, rien n’est attractif ».

Les actifs à considérer sont ceux qui n’ont pas été achetés par les banques centrales, a déclaré Gross mercredi à Bloomberg TV. « Les banques centrales n’ont pas acheté beaucoup d’or, » a-t-il déclaré. « Jusqu’à présent, elles n’ont pas acheté d’immobilier. »

Construire l’Amérique

Les dépenses dans l’infrastructure et d’autres types de plans de relance budgétaire pourraient être privilégiés lorsque les banques centrales seront à court d’outils, a déclaré Gross mercredi à CNBC. À ce titre, il y a par exemple l’introduction au Japon, la semaine dernière, de versements d’argent aux citoyens à bas revenus, un type de parachutage d’argent par hélicoptère, a-t-il déclaré. Le Congrès américain, même s’il est contrôlé par les Républicains, est peu susceptible de s’opposer à des dépenses orientées dans l’infrastructure.

« Je pense que nous penchons dans cette direction, pas seulement aux États-Unis mais aussi à l’échelle mondiale, » a déclaré Gross. (…)

Le fond de Gross a généré un rendement de 3,9 % entre le 1er janvier et le 2 août, faisant mieux que 68 % de ses pairs suivis par Bloomberg. (…)

Obligations, un rendement trop faible

« La faiblesse record des rendements des obligations d’État ne vaut pas le risque, elles ne sont donc pas en tête de ma liste de shopping ; c’est trop risqué, » a écrit Gross dans un communiqué publié mardi par Old Mutual Global Investors. « Ces taux bas signifient que les obligations sont particulièrement vulnérables car une petite augmentation peut engendrer un déclin important du prix. »

Dans ses perspectives d’août pour Janus Capital Group Inc., Gross a déclaré que le système financier ne s’effondrera pas immédiatement. Mais le temps viendra lorsque « les actifs de placement poseront un risque trop élevé par rapport à un rendement trop faible. »

Les taux planchers handicapent déjà les banques, les compagnies d’assurances, les caisses de retraite et les épargnants, d’après Gross. Les banques centrales ne savent plus que faire après leurs efforts visant à stimuler l’économie en achetant des obligations d’État et d’autres investissements, efforts qui ont échoué à prouver leur efficacité. »

Depuis 2008, la Fed fait la pluie et le beau temps sur les marchés. Les fondamentaux deviennent secondaires, les investisseurs étant persuadés d’être couverts à tout moment. James Turk, le 23 mars 2015 sur KWN :

« Chaque semaine qui passe, les marchés financiers ne cessent de s’enfoncer dans la 4e dimension. Pour faire bref, c’est de plus en plus absurde. On peut citer à titre d’exemple tout le ramdam qui a été fait autour du fait que la Fed a supprimé le mot « patience » du communiqué de la dernière réunion de son comité. Ses communiqués sont selon elle des « directions à suivre ». À une autre époque, on les aurait qualifiés de ce qu’ils sont vraiment : de la propagande.

Ces communiqués de la Fed caressent les marchés dans le sens du poil afin qu’ils agissent comme elles le souhaitent. Et bizarrement, cela marche. Non seulement la Fed fausse les marchés avec ses politiques mais elle les oriente également avec ses communiqués. Les distorsions des marchés et de l’économie sont donc de plus en plus prononcées.

Une fin heureuse ?

Les acteurs qui surfent sur les tendances dominent les marchés aujourd’hui ce qui signifie qu’il y a de moins en moins d’investisseurs qui se concentrent sur la valeur. Cela ne pourra que déboucher sur une catastrophe car il y a tout simplement un nombre grandissant d’investisseurs qui pensent que la Fed pourra faire en sorte que cela finisse bien.

Ces cohortes d’investisseurs, délibérément ou pas, ignorent son passif en la matière. Ils ne lisent même pas en détail ce qu’elle dit. Dans son dernier communiqué, en petits caractères, elle a clairement revu à la baisse les perspectives  croissance de l’économie américaine. C’est pourquoi le baril de pétrole est toujours à moins de 50 $. La consommation d’énergie est en baisse parce que l’activité économique est faible. Des indicateurs comme les ventes de carburant poursuivent sur la tendance baissière qui a suivi le pic de l’effondrement de 2008, comme le graphique ci-dessus le montre.

Mais même si l’économie va moins bien que ce que la Fed avait anticipé, elle continue de chanter la même chanson. Elle veut conserver les taux près de 0 %. Cela va bientôt faire presque 7 ans que nous sommes dans cet environnement de taux zéro comme le montre le graphique ci-dessous.

taux-fed

Malgré toutes les preuves que cet environnement de taux bas n’aide pas l’économie, la Fed va les maintenir afin de prouver ses théories. Il y a trop de docteurs en économie sur la ligne de la Fed pour espérer un changement tandis que les épargnants américains ne sont pas organisés.

Il faut donc tirer une conclusion importante : même si l’économie va droit vers les poubelles (sic), les marchés actions grimpent pour une autre raison. Cette hausse boursière est le fruit des erreurs de la Fed comme ce fut le cas en 1929 et en 1999. Nous sommes dans un environnement dans lequel la Fed tue les épargnants pour maintenir à flot un système de crédit et de dépenses intenable. (…) »

Marc Faber, économiste, gourou de l’investissement et pilier de Wall Street, a fait une sortie faisant de lui l’un des investisseurs les plus optimistes pour l’or en affirmant que toutes les classes d’actifs, à l’exception des métaux précieux, sont surévaluées, et qu’il s’attend à une hausse substantielle des métaux précieux cette année.

« Je m’attends à ce que l’or augmente de façon substantielle en 2015, d’environ 30 %, » a déclaré Marc Faber, auteur du bulletin d’information « The Gloom, Boom and Doom Report ». C’est ce qu’il a affirmé devant un parterre de banquiers durant une présentation donnée au siège londonien de la Société Générale mardi dernier.

« Je crois que la grosse surprise de l’année, ce sera l’effondrement de la confiance des investisseurs envers les banques centrales. Et lorsque cela arrivera – je ne peux pas shorter les banques centrales, bien que j’ai vraiment envie de le faire… La seule façon d’y parvenir est d’acheter de l’or, de l’argent et du platine, » a-t-il déclaré. « C’est la seule méthode, et c’est quelque chose que je vais faire. »

L’or s’est effondré de 35 % depuis qu’il a atteint son plus haut niveau en septembre 2011, à un peu plus de 1900 $ l’once, faisant du métal jaune l’un des pires actifs de ces 3 dernières années. En 2014, il a reculé de 1,5 %, après avoir glissé de 28 % en 2013 (en dollars). Cependant, depuis le début de l’année, les investisseurs se sont repris d’affection pour l’or, sa performance ayant même été supérieure à celle du dollar, qui a pourtant le vent en poupe.

« Nous avons simplement des actifs qui sont hautement surévalués. L’immobilier est cher, les actions sont chères, les obligations sont chères, les œuvres d’art sont chères alors que les taux d’intérêt et les dépôts à court terme sont à quasi zéro. Le seul secteur qui me semble bon marché, ce sont les métaux précieux, et en particulier les actions de ce secteur. »

Faber, souvent surnommé le Dr Doom (Dr Catastrophe), estime que les actions américaines sont particulièrement surévaluées. Les marchés émergents pourraient continuer de grimper, bien qu’y investir durant les premiers mois de 2015 pourrait être prématuré, selon lui.

« Je ne pense pas qu’ils soient si bon marché. Leur valorisation n’est pas très chère, mais il ne s’agit pas de l’affaire du siècle. Je pense cependant que d’ici 6 à 9 mois, les marchés émergents deviendront vraiment attractifs. »

Source : marketwatch.com

Pourquoi le pétrole a-t-il chuté si brutalement ? En 6 mois, il s’est effondré de +- 45 %. Vu que la demande n’a pas baissé de moitié, ou l’offre doublé dans l’intervalle (ou une combinaison des 2), on ne peut expliquer ce mouvement que par la baisse des capitaux qui spéculent sur le marché du pétrole. Pourquoi les capitaux se sont-ils retirés de ce marché ? En fait, en réfléchissant un peu, on constate que la chute du pétrole coïncide presque avec la fin du QE de la Fed. D’autres ont relevé cette coïncidence, dont Wolf Richter, qui a analysé QE et cours du baril. Les « coïncidences » sont troublantes :

« Une corrélation n’est pas une cause à effet : ce n’est pas parce que 2 choses se produisent en même temps que l’une est nécessairement la conséquence de l’autre, ce fait est compris.

Mais lorsque la Fed achète pour 3,6 trillions d’actifs avec de l’argent fraîchement créé, et lorsqu’elle permet à Wall Street d’emprunter à taux zéro pendant 6 ans, lorsque les autres banques centrales suivent ces politiques, il doit nécessairement y avoir des conséquences.

Nous savons que cet impact n’a pas eu lieu sur les prix à la consommation, même si cela arrivera peut-être plus tard. Ce sont les prix des actifs financiers qui ont été impactés.

Pendant longtemps, les gourous de Wall Street ont nié que cette création monétaire injectée dans le système pouvait faire monter les actions, les obligations, et d’autres actifs, vers les sommets. Lorsque quelqu’un osait brandir un graphique superposant la courbe du S&P500 avec le bilan de la Fed, ces gourous hurlaient qu’une corrélation n’est pas une cause à effet. Les actions grimpaient en raison des fondamentaux, nous disaient-ils.

Ce faisant, ils ignoraient même ce que le président de la Fed Bernanke avait expliqué dans un papier de 2010, concernant l’effet de richesse. Les « mesures fortes et créatives» de la Fed, comme il qualifiait sa politique de taux zéro et d’assouplissement quantitatif, soutiendront les marchés actions. « Et des marchés actions plus élevés donneront un coup de fouet à la richesse des ménages et aideront à améliorer la confiance, ce qui pourrait relancer la consommation. Cette relance mènera à des revenus plus élevés et des profits qui, dans un cercle vertueux, encourageront davantage l’expansion économique. »

Ces « mesures fortes et créatives » ont marché : les gens qui disposaient de grosses sommes à investir en ont profité. Le gonflement du prix des actifs a permis de renflouer les banques, Warren Buffet, GE, etc. Les épargnants ont été sacrifiés rituellement sur l’autel de Wall Street. Cela a marché mal gré l’état désastreux de l’économie. Par pour l’effet de richesse, bien sûr, cela n’a jamais fonctionné ; mais pour l’inflation des actifs financiers.

Mais quid du pétrole ? On a beaucoup écrit sur le sujet, des Saoudiens désireux de mettre l’industrie américaine (fracturation hydraulique) à terre, au surplus d’offre créée par cette même industrie. Mais est-ce que ce crash aurait-il pu être provoqué par la Fed ? Regardez le graphique ci-dessus.

Le QE1 a démarré en novembre 2008. Dans la foulée, il a mis un terme au crash du pétrole. (…) À la fin du QE1, le brut s’est plus ou moins stabilisé, pour ensuite repartir à la hausse avec le QE2. À la fin de celui-ci, le cours du pétrole repart à la baisse. La Fed devient nerveuse et démarre son opération Twist. Dans l’euphorie, le pétrole remonte, pour ensuite repartir à la baisse. L’opération Twist manquait de puissance de feu.

La Fed panique et lance alors son QE3, plus massif et dingue que les autres, sans spécifier de date d’expiration. Ce QE3 a permis de gonfler de nombreuses classes d’actifs, sauf le pétrole. Il n’est jamais retourné à son plus haut de post-crise d’avril 2011 (…).

Le pétrole était à 107 $ le baril fin juin, lorsque la Fed annonçait qu’elle allait mettre un terme à son QE. Les marchés du pétrole étaient satisfaits : le cours était assez élevé pour engendrer de beaux profits sans être trop cher, pour éviter d’étrangler l’économie mondiale. Les obligations d’entreprises pourries pour la fracturation hydraulique étaient à des taux planchers. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Puis le pétrole s’est effondré. Et l’effondrement s’est accéléré depuis la fin officielle du QE en octobre. Ok, une corrélation n’est pas une cause à effet. Cependant, la Fed avait annoncé la couleur en affirmant qu’elle voulait regonfler les classes d’actifs. Le pétrole fut l’une de ces classes qui a augmenté durant les différentes phases des QE et qui a baissé dans les intervalles. Et quand le dernier QE fut terminé, il s’est effondré de 45 %, sans que l’on sache jusqu’où il pourra descendre. Les actions énergétiques et les obligations pourries suivent la même course. (…)

De nombreux marchés sont noyés de liquidités. Mais cette liquidité est fournie par les capitaux spéculatifs (hot money), de l’argent emprunté pour engranger des profits et qui peut s’évaporer du jour au lendemain. Si le marché du pétrole est un exemple de ce qui se passera lorsque cet argent spéculatif quitte un marché, le futur risque de nous réserver quelques surprises. (…) »

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Gerald Celente, notamment lorsqu’il a prédit le taper de la Fed de décembre dernier et les problèmes qui attendaient les marchés émergents, est connu pour la fiabilité de ses prévisions. Voici comment il voit la suite des évènements :

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« Les marchés mondiaux vont baisser, mais il ne s’agira pas d’une tendance linéaire car nous avons commencé à voir la Fed, Washington et le gang de Wall Street intervenir ou stopper la chute des marchés actions mondiaux.

Regardez ce qu’il passe aux 4 coins de la planète : les marchés asiatiques continuent de tanguer, tandis que les marchés européens sont en baisse. Regardez ce qu’il se passe chez les émergents : comme je l’ai dit la semaine dernière, ces pays augmentent leur taux d’intérêt directeur afin de défendre leur monnaie alors que leur économie est en déclin. Ce qui est catastrophique, car il s’agit de la stratégie inverse à mettre en œuvre pour obtenir de la croissance.

Le tableau est sombre, mais la Fed va s’occuper d’y mettre de la couleur avec ses mensonges, assistée par sa machine de propagande orwellienne, la presse maintream. Washington se joindra la mascarade, ainsi que les gangs de Wall Street.

Le Plunge Protection Team (surnom du Working Group, composé du secrétaire au trésor américain, du président de la Fed, du président du SEC et du président de la CFTC, qui a pour objectif de veiller à la stabilité des marchés) se mettra en branle à un moment donné, en utilisant toutes les ficelles habituelles pour que les marchés en chute libre récupèrent rapidement. Durant cette période de chaos, les médias dominants et Wall Street diffuseront une propagande non-stop affirmant qu’il s’agit d’une simple correction temporaire.

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La plupart des soi-disant experts censés nous informer à propos de l’économie sont formels : la crise est finie, la reprise est pour demain, les marchés ne sont pas chers et, en prime, l’or est une bulle.

Que le chômage soit à des niveaux record en Europe, notamment au niveau des jeunes, que la vie soit de plus en plus chère pour le travailleur moyen (qui encore la chance d’avoir un emploi), que tous les gouvernements des pays développés soient criblés de dettes, que l’on vive dans un monde où la croissance dépend directement de la création de dette, peu importe : tout va bien, vu que les marchés sont en hausse. Donc, si tout va bien, l’or doit être cher.

Pourtant, il suffit de regarder la courbe du cours de l’or et du S&P 500 depuis les années 70 pour balayer l’optimisme béat d’économistes totalement lobotomisé par la propagande officielle et pour identifier que les marchés actions constituent une bulle, tandis que l’or est en fait sous-évalué.

S&P 500 1970 bulle

Si on considère que l’or est une devise, son cours devrait très peu fluctuer face à une monnaie stable. Le dollar l’était jusqu’en 1971, lorsque Nixon dénoncait les accords de Bretton-Woods et annulait la convertibilité du dollar en or. C’est cette convertibilité qui avait fait le succès du billet vert. Les États-Unis allaient parvenir à maintenir le statut de devise de réserve du dollar en imposant le dollar comme unique devise autorisée pour le commerce du pétrole (d’où l’expression pétro-dollars). Mais depuis, le billet vert perd chaque jour un peu plus de sa valeur.

Cours Or Historique 1970

Depuis cette époque, les choses ont commencé à changer. Le cours de l’or s’est alors mis à connaître de forts mouvements (ci-dessus). Parfois en raison d’événements géopolitiques, mais surtout en tant qu’indicateur de la dévaluation de la monnaie. Comme l’a dit Egon von Greyerz, il suffit de retourner le tableau du cours de l’or pour voir la courbe de la dépréciation du dollar.