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Andrew Maguire

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or physique

En conséquence de la guerre contre l’or, des primes très importantes sur l’achat de métal physique se sont manifestées suite à l’ampleur de la demande. En Chine, on voit les primes grimper. En Inde, passer de l’or en contrebande rapporte une prime de 300 $ l’once. Ce matin, en Chine, la prime à la bourse de l’or de Shanghai (SGE) était proche de 42 $ l’once. Ceux qui affirment qu’il s’agit de la conséquence d’une offre tendue et non d’une grosse demande ont tort. Cela fait 2 semaines que les primes à Shanghai sont bien plus élevées qu’à Londres. Jeudi dernier, j’ai signalé la livraison de 55 tonnes d’or de notre raffineur au SGE pour une prime de 36 $ par rapport à la clôture de mercredi.

Vendredi, j’ai rapporté une livraison similaire faite à la bourse de Shanghai. Il s’agit uniquement de transactions portées à ma connaissance, pourtant elles représentent plus de 105 tonnes d’or physique.

Les planificateurs centraux ont déclaré la guerre à l’or

Je comprends la frustration des investisseurs. Je rapporte ce que je vois du point de vue du marché de l’or en gros, ainsi que les imbrications avec les événements qui ont lieu sur les marchés synthétiques (or papier). Les ventes agressives qui ont ciblé l’or depuis l’élection américaine laissent beaucoup de gens perplexes. Les planificateurs centraux ont été surpris par la victoire de Trump, à un moment où l’or avait toutes les raisons pour dépasser son plus haut de l’année de 1377,5 dollars. Il s’agissait d’un problème majeur pour les planificateurs centraux. L’attaque fut considérée comme la meilleure défense et elle fut portée sur les marchés synthétiques.

En assemblant les pièces du puzzle depuis l’élection, il est clair que nous assistons à une guerre coordonnée des gouvernements contre le cash et l’or. Il n’y a pas de coïncidences. La guerre contre le cash est aujourd’hui largement actée. En revanche, le fait que celle-ci soit liée à la guerre contre l’or est moins accepté. Il suffit pourtant d’assembler les pièces du puzzle. Supprimer l’argent liquide du système bancaire pousse les gens vers l’or. L’or est et sera toujours la monnaie, il ne peut être retiré du système ou utilisé pour les sauvetages bancaires. Posséder de l’or est la seule façon de se protéger d’un système bancaire en déliquescence.

Les planificateurs centraux s’activent afin de supprimer l’argent liquide dans le but de prendre le contrôle de la vie des gens. La suggestion que l’argent liquide est pour les criminels est martelée par la machine de propagande des médias officiels corrompus. Le plan visant à augmenter les contrôles des capitaux après l’élection anticipée de Clinton était déjà bien avancé. Le 2 octobre, ABC News en Australie a publié un article intitulé : « Le liquide c’est pour les criminels, pourquoi nous devrions supprimer les grosses coupures » (voir aussi notre article sur la proposition de supprimer le billet de 100 dollars). Cette affirmation outrageuse fait suite à de nombreux autres articles de la même veine que personne ne critique et qui suggèrent que ceux qui s’y opposent sont soit des criminels, soit des terroristes.

La BRI opaque a initié la guerre contre le liquide qui a mis l’Inde à genoux

Le 9 novembre, la guerre contre le cash a démarré en Inde. Veuillez noter le timing : ce fut le jour de l’élection de Trump. L’Inde n’a pas agi de façon isolée. Supprimer les deux plus grosses coupures de la circulation sans préavis fut un ballon d’essai orchestré par les planificateurs centraux et dont la population indienne fut la pauvre victime. Tout comme la confiscation des dépôts bancaires à Chypre a pris la population et les entreprises par surprise, les initiés furent protégés car ils savaient ce qui allait se passer. Ils ont donc pu se préparer avant le 9 novembre. Il n’est pas plausible que les politiciens indiens aient agi seuls. Il serait naïf de penser qu’une banque centrale peut agir sans l’approbation de la BRI.

Toutes les 2 semaines, les banques centrales se réunissent à Bâle, au siège de la BRI (voir ici). Toutes les actions des banques centrales sont discutées, coordonnées et approuvées par les initiés. Modi en est un acteur majeur, ce qui est même secret au sein de la BRI. Aucun document officiel n’est accessible, mais c’est à l’occasion de ces réunions que les plans des banques centrales sont entérinés. (…) Cette décision en Inde a provoqué un retour de manivelle, poussant des millions de gens à se tourner vers l’or. D’où cette attaque coordonnée contre le secteur officiel de l’or.

La décision de bloquer les importations d’or en Inde

Ce n’est pas une coïncidence si l’Inde a ensuite coordonné un plan d’action pour bloquer le secteur officiel de l’or au moment où les Indiens achètent des quantités importantes de métal, pour la saison des mariages. De plus, que ce soit la période des achats ou pas, les Indiens répondent favorablement aux baisses de prix pour augmenter leurs acquisitions. Dans l’anticipation de ce mouvement d’achat, le gouvernement a gelé les comptes bancaires de 50 des plus grands marchands d’or et de bijoux juste avant cette attaque coordonnée contre l’or.

Attendez-vous à des contrôles des capitaux aux États-Unis et en Europe

L’instauration coordonnée de contrôle des capitaux est de plus en plus visible chaque jour, aux quatre coins du monde. Attention, cela est prévu pour les États-Unis et l’Europe ; ce plan est déjà bien avancé. L’expérience indienne fut un essai, il est observé de près, mais les choses ont dérapé. Les planificateurs centraux pensaient que cela tuerait le marché de l’or. S’il est vrai que le marché officiel est mort, ils ont obtenu l’effet inverse, poussant tous les acheteurs vers le marché noir ou l’or de contrebande, y compris des millions de personnes qui avaient pour habitude d’acheter leur métal via les canaux légaux.

L’or de contrebande explose en Inde

La plupart des Indiens ne feront plus jamais confiance à la monnaie émise par leur gouvernement. De ce fait, la demande pour l’or de contrebande est passée de 20 à 30 tonnes par mois à environ 40 tonnes. Mes contacts sur place estiment que ce tonnage pourrait être bien plus élevé dans les 3 mois à venir. Les primes sur l’or de contrebande sont énormes. Les gens n’hésiteront pas à la payer pour échapper aux radars. (…)

La véritable raison derrière cette attaque chirurgicale contre l’or

C’est pourquoi nous assistons à ces décisions agressives des gouvernements, qui attaquent l’or sur tous les fronts. Anticipant la ruée vers l’or en réponse au bannissement du cash, ils ont décidé de l’attaquer afin de créer une volatilité inutile pour effrayer les gens qui envisageaient d’investir. Cependant, ce ne sont que les spéculateurs sur le marché papier qui sont effrayés. En revanche, ils sont remplacés par de nouveaux acheteurs d’or physique.

Lorsqu’on assemble toutes les pièces du puzzle des événements récents, on constate qu’il n’y a pas de coïncidence. L’attaque contre l’or a lieu car c’est là où va cet argent banni. Mais sans le vouloir, cela a dopé la demande mondiale d’or physique. Ce qui explique pourquoi le cours est en baisse et la demande si forte. »

Interview d’Andrew Maguire, publiée le 16 décembre 2016 sur KWN

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or physique

Interview d’Andrew Maguire, publiée le 22 avril 2016 sur KWN :

« Nous assistons aux premiers remous d’une tempête qui se prépare et qui mènera à des cours bien plus élevés pour l’or et l’argent. Tout cela en raison du marché physique qui commence à dicter l’évolution des cours et qui entrave la liberté de manœuvre des acteurs du marché papier.

Penchons-nous sur les éléments qui alimentent cette tempête. Cette semaine nous avons assisté au lancement du très attendu fix or de Shanghai, un événement qui a été délibérément minimisé par les médias dominants. Ensuite, dans la foulée du lancement du fix du SGE, la Banque de Chine et la Banque centrale de Russie ont annoncé plancher sur une plate-forme commune d’échange d’or. Il s’agit d’un acte de guerre contre les planificateurs centraux occidentaux.

Mais je pense qu’il est important de se pencher sur l’histoire de la création de ce fix or et pourquoi il fut tant combattu par les planificateurs centraux occidentaux, vu qu’il attire l’attention sur les implications sous-estimées qu’il aura sur la découverte du prix juste, qui était déterminé jusqu’à présent par les marchés papier.

Plus important encore, cet épisode montre que les planificateurs centraux occidentaux ont perdu la guerre face à la Chine et sa volonté de leur arracher le contrôle du marché de l’or et de le consolider, un marché qui était autrefois sous le contrôle ferme de l’Occident. Cet événement a bien entendu d’énormes conséquences. Vu qu’il y a pour des milliards de dollars de positions sur les produits dérivés qui prennent l’eau et que le prix est de plus en plus défini en dehors du contrôle des acteurs du marché des métaux précieux, la pression pour une réinitialisation du cours de l’or est énorme.

La Chine jouant à long terme, cette bataille est désormais déjà gagnée. Mais sachant que les banques de lingots du LBMA allaient tenter d’éviter le fix du SGE, la Chine les a avertis qu’en cas de non-participation, elles ne seraient plus autorisées à être actives sur les marchés de l’or chinois. De plus, toute tentative de manipulation par les banques de lingots serait gérée à la chinoise, et pas à l’occidentale avec paiement d’une amende. Cela va donc vraiment changer les règles du jeu.

À ces nouvelles positives, on peut ajouter l’aveu de la Deutsche Bank concernant son implication, avec d’autres membres du cartel bancaire, dans la manipulation des cours des métaux précieux. En plus des plaintes privées qui vont s’ensuivre, dont certaines ont déjà été déposées et qui lui coûteront des milliards de dollars, l’élément le plus important de ce dossier est que Deutsche Bank a accepté de fournir les preuves écrites de cette collusion. C’est énorme.

Deutsche Bank essaiera peut-être d’obtenir en échange de l’immunité, mais vu que les banques qu’elle va citer nommément sont au centre des preuves que j’avais fournies aux régulateurs en 2009-2011, ceux-ci seront peut-être contraints de sévir. De toute façon, lorsqu’il sera clair que le véritable cours de l’or doit encore être découvert en raison des milliards de dollars de positions short nues existantes, les requins sentiront le sang et attendez-vous un feu d’artifice à la hausse.

En ce moment les planificateurs centraux occidentaux perdent le contrôle des rênes des marchés des métaux précieux, nous en avons la preuve par les changements distinctifs affichés par ces marchés. Les corrélations historiques disparaissent, nous assistons à une montée en puissance du physique telle que je ne l’ai jamais vue auparavant. (…) »

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lingot et pièces d'or

Interview d’Andrew Maguire publiée le 19 février 2016 sur King World News :

« Cette semaine a démarré par un jour férié aux États-Unis, des volumes très faibles sur les marchés et le retour de la Chine sur ceux-ci. Nous avons donc assisté à une réaction immédiate, que je vais expliquer dans une seconde.

Mais avant tout, il faut souligner que l’or et l’argent se sont très bien comportés du fait qu’ils ont été surachetés. De plus, peu de gens savent que les grossistes indiens se sont mis dans une position attentiste en raison de l’attente de la baisse attendue des droits de douane sur l’or en Inde, qui devrait être d’application dans un peu plus d’une semaine.

Réalisez bien que si cette baisse des droits de douane s’élève à 4 ou 5 %, cela pourrait découler sur une réduction de 50 $ l’once d’or pour les Indiens. Avec l’Inde en retrait du marché, l’or techniquement suracheté et la Chine revenant sur les marchés avec un cours du métal jaune jusqu’à 60 $ plus cher, on aurait pu s’attendre à une baisse importante, à un nouveau cycle synthétique habituel de type « lessivage et rinçage ».

Le seuil de 1200 $ a parfaitement résisté grâce aux achats d’or physique

Mais toutes les tentatives pour faire baisser l’or en dessous de 1200 $ ont été accompagnées par des achats très importants de métal physique. J’affirme donc bien que les achats d’or physique sont désormais en mesure de soutenir le cours et empêchent le marché papier de pousser la valeur du métal à la baisse (jusqu’à présent). Il s’agit d’un changement énorme.

Cela s’explique par certains des éléments que nous avons discutés dans notre interview précédente, notamment la fuite des liquidités de Londres vers les autres marchés physiques. Nous assistons donc à un changement majeur de comportement, ce qui est inhabituel.

Dans ce genre de situation, lorsque l’or est techniquement suracheté, on assiste toujours à un renversement de tendance. Mais je pense que les banques commerciales, les acteurs qui contrôlent les marchés du Comex et qui se comptent sur les doigts de la main, sont limitées dans leur capacité à pouvoir faire baisser les cours. (…) »

Site d'Allocated Bullion Exchange (ABX)

Andrew Maguire nous revient  sur KWN pour parler des derniers développements du marché de l’or, et notamment du LBMA, dont l’existence même est menacée alors que la bourse londonienne voit ses acteurs la déserter les uns après les autres et qu’un nouveau concurrent prometteur, ABX, vient de démarrer ses opérations.

Durant sa dernière intervention sur King World News du 18 décembre 2015, Andrew Maguire évoquait le marché de moins en moins liquide de la place de Londres, ainsi que les divergences de plus en plus nettes entre le marché de l’or physique et papier. Il poursuit aujourd’hui en illustrant à quel point les marchés de l’or occidentaux sont devenus illiquides :

« Les mouvements vers le plus bas de décembre 2015 furent contre intuitifs sur base des marchés physiques que nous suivons. Sur ceux-ci, nous avons assisté à des achats importants de la part des banques centrales et de fonds souverains, ainsi que d’investisseurs chinois désireux de convertir leur argent papier se dépréciant rapidement en or.

À l’époque, nous avions déjà rapporté ces faits. Aujourd’hui, ils ne sont que confirmés par les statistiques. Sans oublier qu’en décembre on savait déjà très bien que l’Inde et la Chine à elles seules avaient consommé quasi la totalité de la production mondiale d’or en 2015, et ce sans prendre en compte les 300 tonnes d’or de contrebande qui sont entrées en Inde. Simultanément, sur base de la backwardation importantes et d’un cobasis, nous étions arrivés à une valorisation juste de l’or à 1300 $, soit 150 $ de plus que le cours des futures. Une telle déconnexion est impossible dans un marché interconnecté. Il s’agit donc de la preuve que le marché de l’or physique est cassé.

Même le LBMA l’admet

Ce fait a même été reconnu dans un article important publié dans le magazine du LBMA, l’Alchemist. Il s’agit d’un aveu qui ne fait que relayer ce que nous disons depuis longtemps :

« Les marchés physiques de gros (de l’or) sont cassés » (magazine l’Alchemist, édité par le LBMA)

Nous assistons à la fuite des liquidités de Londres vers le marché physique asiatique et les bourses du Moyen-Orient. (…) Les opportunités d’arbitrage sont saisies mais en dehors de Londres, sur ces marchés concurrents. (…)

Les banques de lingots quittent le LBMA

La migration des marchés physiques de l’or qui quittent Londres vers l’Asie, et le lancement d’une bourse indépendante du LBMA, ont semé la pagaille parmi les banques de lingots non préparées à un tel événement alors que la liquidité s’évapore.

Nous avons déjà 2 banques importantes initiées, la Deutsche Bank et Barclays, qui ont quitté le navire. Cet événement devait déjà être suffisant pour nous avertir de la fin du cartel du LBMA tel que nous le connaissons. Durant ces 2 dernières années, Crédit Suisse et Mitsui les ont imités. Soit d’autres signes que le système fractionnaire non alloué du LBMA est désormais cassé.

Le LBMA a désormais une nouvelle menace majeure sur son radar. Comme je vous l’avais annoncé, une nouvelle plate-forme d’échange internationale dédié à l’or physique vient de lancer ses services et est désormais opérationnelle. »

Allocated Bullion Exchange (ABX), un nouveau clou dans le cercueil du LBMA ?

Quelle est cette nouvelle plate-forme ? ABX, pour Allocated Bullion Exchange, la première plate-forme internationale de vente et d’achat d’or physique avec allocation à 100 % de métal. Ce nouveau système devrait faire de l’ombre non seulement au LBMA, mais aussi aux ETF. De MineWeb.com (article du 12 février 2016) :

« Allocated Bullion Exchange (ABX) a aujourd’hui lancé ses services en tant que première bourse d’échange institutionnelle électronique du monde de métaux précieux alloués. (…)

La bourse permettra aux acteurs institutionnels respectant les conditions d’accès d’échanger de l’argent, de l’or et du platine physiques via une plate-forme électronique avec métal disponible dans 11 lieux : Sydney, London, New York, Singapour, Hong Kong, Shanghai (Free Trade Zone), Bangkok, Zurich, Istanbul et Dubai. La bourse s’occupera aussi bien des échanges électroniques que de la garde et de la livraison des métaux.

Le CEO d’ABX, Tom Coughlin, a déclaré :

« Nous intégrons tous les grandes places d’échange de l’or à travers le monde afin de lever les barrières. Vous pouvez donc échanger vos métaux physiques à travers tous ces marchés. Au fil du développement de nos activités, nous nous attendons à ce que les opportunités d’arbitrages régionaux finissent par être mitigées. »

ABX sera également accessible aux producteurs de métaux précieux, raffineurs, grossistes intermédiaires, gestionnaires de fortune, investisseurs institutionnels et privés, fabricants ainsi qu’aux bijoutiers. (..)

Coughlin s’attend à ce que sa bourse soit bien plus économique que des concurrents tels que les ETF. « Nous coûtons environ 3 fois moins cher que les ETF. Au lieu de devenir propriétaire de parts d’un trust, chez nous vous pouvez prendre livraison de votre métal vu que vous détenez un titre de propriété sur celui-ci. »

Pour résumer, ABX propose un système pour lequel chaque titre (or, argent ou platine) représente du métal alloué qui peut être soit livré à son propriétaire, soit échangé sur 11 places financières disséminées aux 4 coins du monde.

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Andrew Maguire or

Extraits de l’interview d’Andrew Maguire du 31 octobre 2015 de KWN, amputée des passages les plus techniques :

« Beaucoup de choses se passent dans les coulisses des marchés de l’or et de l’argent. Si vous vous souvenez, j’avais prédit que les métaux précieux finiraient l’année en force et je n’ai pas changé mon opinion d’un iota.

D’après les données de l’intérêt ouvert du COT (Commitment of Traders), on peut voir que l’or se trouve actuellement dans une position négative comme ce fut le cas en janvier. Beaucoup ont fortement insisté sur ce point. Cependant, il y a de grosses différences entre les 2 situations. Cette fois, les possibilités de baisse sont limitées par la période (la demande pour l’or est habituellement élevée durant le dernier trimestre de l’année), l’offre physique ténue, la demande à la hausse sur le marché en gros, la Fed qui est coincée, le QE de la BCE ainsi que les craintes concernant de nouvelles baisses de taux en Chine.

Mais le facteur le plus important se passe dans les coulisses, à savoir la scission entre les 2 banques de lingots principale (qui ont des coffres ici à Londres) et le reste de la cabale des banques de lingots. Cet événement va sans conteste changer les règles du jeu alors que des fissures apparaissent dans cette collusion vieille de 30 ans.

J’ai entendu des rumeurs crédibles concernant ce divorce depuis la mi-juin, mais la conférence du LBMA de la semaine dernière a exposé ces fissures dans leur volonté de poursuivre cette collaboration. Afin d’évaluer l’impact immédiat de ce divorce, il est bon de remonter à l’histoire de cette cabale et à ses mécanismes pour ensuite analyser comment ces défections dans leur rang vont remettre en question les opérations orchestrées de rinçage auxquelles nous étions habitués.

Historique de la manipulations de l’or

La cabale de l’or est née sous les auspices de Robert Rubin, patron de la division or de Goldman Sachs dans les années 80. C’est à cette époque que le carry trade sur l’or est né.  Vu les gros différentiels d’intérêt entre l’or et les Treasuries à l’époque, il s’agissait d’une occasion rêvée pour les banques centrales occidentales désireuses de contenir l’or face au dollar tout en empochant les bénéfices de la vente de tranches importantes de l’or loué. C’est ce qui a créé les marchés synthétiques tels que nous les connaissons aujourd’hui. Cette subsidiation des grandes banques centrales a donné le feu vert aux banques de lingots et aux banques centrales pour investir dans des milliards de dollars d’or papier, sur des positions qu’ils pensaient ne jamais devoir fermer.

Les banques de lingots primaires, agissant en tant qu’agent des banques centrales à qui on avait donné l’autorisation de détenir d’énormes positions nues d’or papier sur de longues périodes, s’habituèrent à exploiter les avantages de la situation. Elles ont alors accumulé des positions nues short qu’elles pensaient pouvoir faire rouler indéfiniment. Cette situation a créé un système de réserve fractionnaire or/argent similaire au système bancaire, dans lequel on estime que moins de 10 % des épargnants reverraient leur argent s’ils retiraient tous leurs économies en même temps.

Il y a aussi les comptes or non alloués, censés être des investissements liquides mais qui ne donnent pas droit à la livraison du métal. Les banques de lingots qui gèrent ces positions ont une posture encore plus agressive que les banques classiques, qui doivent se soumettre à certaines règles. Ces comptes or non alloués ont été examinés de façon indépendante par la banque centrale indienne. Elle a observé un leverage de 92/1, soit bien plus que les 10 % de liquidités détenues par les banques où vous déposez votre argent.

En analysant les rapports COT sur plusieurs années, les preuves sont facilement identifiables. Et quand on recoupe ses preuves avec les rapports des options et des OCC (options clearing corporations), il est évident que les 2 banques de lingots primaires qui possèdent leurs propres coffres or, à savoir la JP Morgan et HSBC, ont pendant de nombreuses années travaillé main dans la main avec les 4 autres grandes banques de lingots, qui ne possèdent pas de coffres mais qui ont elles aussi le privilège de détenir en compte or auprès de la Banque d’Angleterre.

Cette petite cabale de banques de lingots opérant en tant qu’agents des banques centrales occidentales, avec leur bénédiction et les avantages des initiés, ont travaillé de concert pour se positionner contre toute une série de hedge funds et de spéculateurs faciles à plumer vu qu’ils ne coordonnent pas leurs efforts. La résultante est ce que j’appelle le cycle « lavage et rinçage ».

Mais tout cela va changer

La variable physique de ce petit jeu artificiel est en train de changer la donne. En fait, les marchés physiques ont déjà déménagé pour être hors de portée de ces banques de lingots de mèche. Mais alors que les régulateurs sont enfin forcés d’agir contre les manipulations, on assiste à la disparition des fournisseurs traditionnels de liquidités,  soit des banques qui finançaient les marchés non alloués. En ce moment même, des liquidités critiques quittent le marché des métaux précieux de Londres (Loco London market) : il s’agit d’un événement sans précédent.

C’est à ce niveau que s’opère cette scission. Les 2 grandes banques de lingots qui ont des coffres à Londres sont également les agents primaires des banques centrales. Elles veulent pérenniser l’opacité du marché OTC de l’or en proposant une bourse centralisée.

Goldman Sachs et cie se retournent contre HSBC et JP Morgan, obligées de continuer le jeu

Cependant, les autres banques de lingots réalisent que le marché de l’or a changé. C’est pourquoi certaines vont faire défection afin de se repositionner pour une hausse, ce qu’elles auraient déjà fait si elles ne possédaient pas autant de positions short. On trouve à la tête de cette meute Goldman Sachs. Ces banques voient les changements venir ainsi que l’intérêt de se retourner contre les 2 banques de lingots primaires, qui n’ont pas d’autre choix que de prolonger ce petit jeu autant que possible. Cette nouvelle est énorme car sans la coopération de tous les membres de la cabale, le château de cartes de l’or papier s’effondre.

Ce changement est en train de s’opérer. Le verre est fissuré et ne pourra être réparé. Goldman Sachs et au moins 10 autres banques ont décidé de déserter car elles savent ce qui les attend. Elles se positionnent déjà pour une indemnisation en cash. Et lorsqu’elles seront libérées de ces obligations après avoir payé leurs clients en dollars, elles pourront profiter des positions or physique et papier qu’elles auront prises à leur nom.

Personne d’autre que ces banques ne comprennent mieux la sous-évaluation de l’or physique et la bifurcation qui a lieu sur les marchés papier. JP Morgan a déjà cerné le marché physique de l’argent tandis que Goldman Sachs prévoit de se positionner contre ses rivales sur le marché papier de l’or. Cet événement va accélérer la réévaluation du cours du métal jaune. »

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Andrew Maguire or

Interview d’Andrew Maguire par KWN (29 août 2015 + ici) :

« Les producteurs commencent à chercher des alternatives pour vendre leur or et ainsi court-circuiter totalement Londres (le LBMA). C’est pourquoi nous voyons des divergences de prix apparaître entre les marchés papier et les marchés physiques.

Les producteurs sont la clé pour mettre un terme à la mainmise que les banques de lingots collusoires ont sur les métaux, et la machine est en marche. C’est historique. Nous voyons le CME (note : Chicago Mercantile Exchange, la bourse principale pour les futures et les options) envisager une bourse d’échange physique ici à Londres. Vous devez vous poser la question : pourquoi feraient-ils une telle chose si le plus gros marché de l’or (le LBMA) fonctionnait normalement ? Tout simplement parce que la liquidité s’est évaporée.

Lorsque la réinitialisation du cours de l’or, qui aurait dû s’être produite depuis longtemps, aura finalement lieu, ce sera la conséquence directe de la désintégration du marché non-alloué du LBMA lié à des milliards de dollars de positions sur des produits dérivés qui boivent la tasse. Et vu la vitesse à laquelle le marché de l’or physique s’est déplacé en Orient, cette réinitialisation du marché de l’or est imminente. »

Le cours de l’or et la Fed

(…) Il y a assez de preuves pour affirmer que la Fed est active sur les marchés de l’or, des actions et des obligations via sa Plunge Protection Team (note : un groupe de traders de la Fed qui intervient sur les marchés afin de les stabiliser). L’or est simplement le côté face d’une politique du dollar fort coordonnée par la Fed. Cependant, l’illusion connaît de gros ratés. Nous avons vu de grosses fissures apparaître la semaine dernière alors que la Fed est à court de munitions pour orienter tous ces marchés. (…)

Résultat des courses, les marchés leveragés des métaux précieux sont soutenus par de moins en moins de métal. Cette migration du physique en dehors du contrôle des banques centrales occidentales ne fut jamais envisagée lorsque le carry trade (note : opération spéculative sur écart de rendement en français, qui consiste à s’endetter dans une devise à faible taux d’intérêt pour placer cet argent dans une autre devise à taux d’intérêt plus fort) sur l’or fut mis en place par Robert Rubin dans les années 80. Il est publiquement admis qu’il n’y a aucun métal physique derrière l’or non alloué du LBMA. Par contre, il n’est pas admis que les positions short des produits dérivés sont tellement élevées et tellement déconnectées des réalités que la seule issue est une indemnisation en cash.

De plus, le rachat de ce cet or physique par les banques centrales n’est plus une option. Les divergences sont tellement critiques qu’il y a une backwardation sur de nombreux mois entre le cours actuel et celui des futures. Le co-basis ne dit rien d’autre. Cette situation a engendré la réhypothécation (sous-location) de l’or des banques centrales (en location ou obtenu via une opération de swap). De nombreuses preuves étayent ces dires, comme les délais anormalement longs des rapatriements d’or.

Les rapatriements d’or : une mascarade

Je travaille avec des entités qui convoient de gros tonnages d’or  chaque semaine pour des nations. Je peux vous dire que le rapatriement des 300 tonnes de l’Allemagne aurait dû prendre quelques semaines, et pas des années. Tous ceux qui travaillent dans le marché de gros des métaux précieux le savent.

Les banques centrales le savent aussi et tente d’acquérir autant d’or que possible dans l’attente de leur unique porte de sortie : la réinitialisation du marché. (…) C’est pourquoi il est impératif que les gens prennent livraison de leur or et de leur argent maintenant, ou l’entreposent de façon indépendante (note : en dehors du système bancaire) pour se protéger de la confiscation qui découlera de l’effondrement de ce système bancal. »

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Andrew Maguire or

La Grèce ayant monopolisé la majeure partie de notre attention récemment (jusqu’à occulter le crash boursier en Chine qui a poussé la banque centrale chinoise à intervenir), il était temps de se tourner à nouveau vers le marché des métaux précieux. Selon Andrew Maguire (source), c’est le marché de l’argent qui est particulièrement intéressant en ce moment :

« Actuellement, c’est l’argent qui fait la une. Mais ce marché n’est qu’un indicateur de ce qui se passe sur celui de l’or. Durant mes presque 40 années en tant que trader je n’ai jamais vu une telle configuration positive pour l’argent.

Avec le recul, on se rappellera avec émerveillement de ce point d’inflexion sans précédent. Depuis que nous avons démarré l’année, les positions ouvertes (open interest) de l’or et de l’argent ont augmenté tandis que les cours ont baissé. Je me concentre sur l’argent car ce marché rassemble les mêmes les acteurs que celui de l’or dans des volumes bien moindres, ce qui facilite l’identification de leurs actions.

Des positions short historiquement élevées

L’argent a démarré l’année à environ 16,5 dollars l’once pour des positions ouvertes d’environ 150.000 contrats. Vendredi dernier, l’argent a clôturé à 15,76 dollars pour des positions ouvertes d’environ 200.000 contrats. Soit une augmentation de 50.000 contrats. Cela montre que depuis la fin 2014, une grosse position short s’est constituée. La question est de savoir qui est derrière cette position short.

On peut clairement voir que les opérateurs de swaps, qui sont les architectes de ces positions short, ont réussi à les transférer avec succès aux gestionnaires de patrimoine, aux entités qui chassent le rendement. Ces fonds d’investissement ont des positions short nues pour la première fois depuis octobre dernier. Il s’agit d’un événement historique et sans précédent de la part des mêmes entités qui étaient long de 50.000 contrats de moins lorsque l’argent était à 49 $ l’once.

L’étranglement de ces positions short plane dans l’air

Ce qui signifie que ces mêmes mains faibles sont de plus en plus exposées à un short squeeze, et bien plus dangereusement  par rapport à l’époque où ils se sont faits rincer lorsque l’argent s’est effondré après avoir atteint 49 $. Je suis quasi sûr que les grandes banques de lingots ont réussi à constituer de gros stocks de métal accumulés à des prix cassés et sont prêtes à appuyer sur la gâchette alors que les positions ouvertes short ont atteint des niveaux intenables et historiques. »

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Andrew Maguire or

Interview d’Andrew Maguire du 5 juin 2015 (KWN) :

« Il convient de prendre du recul pour observer les tendances importantes sur le marché de l’or car un changement de comportement est en train de passer inaperçu. Oui, le petit jeu de la manipulation continue mais ces paris baissiers font désormais face à un mur en or.

Il est également facile d’oublier que ces positions short papier or et argent qui utilisent d’énormes effets de levier dépendent en fin de compte d’une petite portion de métal physique alloué qui durant les 2 dernières années a disparu des coffres des banques centrales à une vitesse sans précédent.

Les positions short leveragées désormais à des niveaux intenables

Je sais que beaucoup d’intervenants de KWN se demandent d’où vient  l’or qui est acheté. Nous voyons cependant que l’offre est de plus en plus tendue. Protéger des  milliards de dollars de paris sur les produits dérivés alors que le marché physique est tendu revient en fait à augmenter son leverage. (…)

Au contraire des devises que l’on peut créer à l’envi, le cours de l’or est adossé à un système de réserve fractionnaire de lingots. Sur la base de celui-ci, ce sont environ 500 à 600 t d’or papier et environ 5000 t d’argent papier qui sont échangées chaque jour entre les diverses banques du LBMA, cela créé évidemment une offre artificielle conséquente qui influence et fausse les véritables fondamentaux de l’offre et de la demande mais ce sont désormais les limitations de la livraison physique du métal qui déterminent jusqu’où le métal papier peut faire descendre le cours. C’est un grand changement par rapport au passé.

Il faut bien comprendre que les énormes paris baissiers ont été faits à une époque où les banques centrales pouvaient facilement contrôler le marché physique. Cependant, ils n’avaient pas anticipé que le marché physique sur lequel ils comptent pour perpétuer l’arnaque allait migrer vers l’Asie. Ces 6 banques de lingots initiées qui disposent d’un compte or auprès de la Bank of England ont perdu le contrôle du marché physique. Il ne leur reste donc à terme qu’une seule option, mis à part le défaut : l’indemnisation en cash.

Cela fait plusieurs années que la demande physique dépasse l’offre et que l’habitude de fournir au marché de l’or prêté par les banques centrales a pris fin. C’est terminé, c’est la raison pour laquelle les banques centrales occidentales ne se font plus mutuellement confiance cela explique également ce grand mouvement de rapatriement du métal, la confiance est rompue. Elles veulent toutes mettre la main sur leur or physique.

Dans un tel contexte, qui va fournir du métal au marché ? Les banques centrales ne le font plus. Le moment où ceux qui possèdent de l’or papier non alloué se retrouveront les mains vides, si ce n’est avec la contrepartie en argent liquide, se rapproche.

Bien sûr, les banques centrales occidentales et les banques de lingots sont au courant vu qu’ils sont au plus proche du marché physique. Ils ne sont pas stupides, ils se positionnent clairement pour cette réinitialisation. »

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Andrew Maguire or

Extraits de l’entretien que Maguire a accordé à KWN le 8 mai 2015 :

« Je peux vous dire avec certitude les banques commerciales se sont positionnées pour une hausse (de l’or et de l’argent). Il suffit d’observer l’activité de ces banques sur le marché de l’argent, activité plus visible en raison de sa taille limitée, pour anticiper ce qu’elles vont faire sur le marché de l’or.

Et que vont-elles faire ? Passer à la caisse en rinçant les énormes positions short des opportunistes.

L’activité sur marché de l’argent présage toujours de ce qu’il va se passer sur celui du métal jaune. Et lorsque l’on voit les mains faibles des opportunistes, c’est-à-dire des hedge funds, empiler les positions short pour atteindre des niveaux records on sait que la contrepartie long de ces positions est détenue par les banques de lingots.

Il est impossible pour ces hedge funds de gagner leur pari short car ces positions sont disséminées parmi de nombreux traders alors que les initiés des banques de lingots, en coopération avec la BIS, travaillent de concert.

Ces shorts sont en panne de carburant, il reste très peu de profit à retirer de ces positions. Pourtant, ces hedge funds ont réinvesti leurs profits dans de nouvelles positions short (sur l’argent). En raison de leurs marges de stop très limitées, elles sont très vulnérables.

L’argent à 20 $ et l’or à 1300 $ en résultante de la couverture de ces shorts

Le marché de l’argent est tendu comme un ressort à son maximum. Rien que via la couverture de ces positions, l’argent pourrait atteindre les 20 $ l’once. Et cela ne prend même pas en compte les positions ouvertes pour profiter de la hausse. L’or et l’argent sont bien positionnés pour une hausse importante. (…)

Les banques centrales se regardent en chiens de faïence

(…) Cette déconnexion ne peut être gommée qu’avec une hausse. L’époque à laquelle les banques centrales pouvaient emprunter de l’or pour le fournir au marché est révolue. Elles sont bien trop occupées à rapatrier leur métal réhypothéqué pour le restituer à leurs propriétaires respectifs.

Les banques centrales se regardent désormais mutuellement avec suspicion en ce qui concerne leurs réserves d’or. On assiste désormais à la formation de deux camps alors que de plus en plus de nations rejoignent en douce celui de la Chine et des BRICS, le camp de ceux qui comprennent l’importance d’avoir des réserves d’or.

Si vous n’avez pas de métal jaune, vous ne faites pas partie du club et s’il n’est pas dans vos coffres, vous n’en possédez pas. Indubitablement, la Chine est en train de gagner la guerre financière de l’or contre les puissances occidentales corrompues qui ont utilisé l’argent des contribuables pour faire perdurer leur Ponzi.

En ce moment, des événements sans précédent ont lieu qui vont changer irrévocablement les marchés papier truqués. En 2009, j’avais averti la CFTC (régulateur américain) qu’un jour, le marché physique allait submerger les banques de lingots pour faire le travail que la CFTC se refusait de faire. La seule différence, c’est que les conséquences seront bien plus terribles qu’un coup de balai du régulateur américain à l’époque. »

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Andrew Maguire est l’un des experts les plus intéressants pour comprendre les mouvements des métaux précieux. Dans sa dernière interview sur KWN, il a analysé les mouvements récents de l’or et de l’argent et il a émis des prédictions à moyen terme.

Tout d’abord, il estime que les métaux précieux sont désormais positionnés pour un mouvement haussier marqué après la baisse prononcée de la semaine dernière aussi bien en termes structurels, techniques que fondamentaux.

Son raisonnement se base aussi bien sur la backwardation importante que l’on retrouve sur les marchés de l’or et de l’argent que sur des éléments plus précis. Selon Maguire, se focaliser sur les marchés des futures est trompeur car ceux-ci sont facilement manipulables vus que leur mouvements sont dictés par ce qu’il appelle des « positions synthétiques » (papier avec très peu de prises de livraison).

Actuellement, le déport ou backwardation règne toujours en maître sur le marché de l’or. Le prix de l’or pour livraison en juin est moins cher que pour livraison immédiate (d’environ un dollar l’once), ce qui est totalement anormal. Concrètement, cela signifie qu’un investisseur qui possède 100.000 onces de métal peut les vendre et les acheter moins cher sur le marché des futures pour prendre ensuite livraison à la date expiration en empochant plus de 100.000 $ dans l’opération, en moins de 30 jours et dans une sécurité théorique totale.

Dans un marché sain c’est ce qui se produit, les investisseurs profitant de cette opportunité d’arbitrage pour empocher un bénéfice jusqu’à ce que le déport disparaisse pour faire place au contango. Pourtant personne ne se propose de faire cet arbitrage, pourquoi ? Car les initiés qui connaissent bien le marché physique savent que la baisse du prix est une manipulation et que le marché physique est tendu. On voit mal Mr Gilson de la salle des marchés de la BRI recevoir l’autorisation de prêter quelques tonnes de l’or des banques  centrales et qui risqueraient de ne pas être restituées à un prix plus bas, ajoute Maguire.

Sur la baisse de la semaine dernière

Selon Maguire, les mouvements de la fin de la semaine dernière avaient pour objectif de maintenir les options OTC en dessous de leur niveau critique, soit 1200 $ pour l’or et 16,25 dollars pour l’argent. Dans un premier temps en ayant pour objectif la moyenne mobile à 50 jours de l’or, les banques commerciales ont poussé les spéculateurs à couvrir leurs positions short le vendredi et à se positionner long le lundi. Après avoir obtenu ce positionnement, les banques commerciales ont alors fait l’inverse pour repasser en dessous de la moyenne mobile à 50 jours, juste avant la clôture des marchés et les congés de la Chine, Hong Kong, de Singapour et d’Afrique du Sud.

Andrew Maguire s’attend qu’après les habituelles réactions aux chiffres de l’emploi américain de cette semaine, on assiste à une hausse du cours de l’or entraînée principalement par l’argent.