Tags Posts tagged with "Argent"

Argent

0

Le dollar a arrêté sa hausse, il baisse même.

Une note arrive sur mon écran : « l’actuelle force du dollar est-elle une conséquence de la faiblesse du yuan ou bien est-ce l’inverse », se demande l’auteur ?
Mmmmmmmm… Heu, attendez, mais pourquoi fichtre se poser cette question ?

L’économie consiste à échanger quelque chose contre autre chose. Nous partons du principe que lorsqu’acheteur et vendeur ont conclu librement, les deux sont satisfaits et l’économie tourne de façon optimale.

A l’origine, la monnaie a été inventée pour faciliter les échanges. Après beaucoup de tâtonnements dont il reste des traces depuis la nuit des temps, les « monnaies marchandises » se sont imposées comme plus fiables face aux promesses et autres reconnaissances de dettes. Les monnaies marchandises permettent d’échanger quelque chose contre un bien que tout le monde reconnaît et accepte. Ensuite, le vendeur peut contracter un autre échange avec sa monnaie marchandise. Le système s’est avéré bien supérieur à l’échange de quelque chose contre rien (la violence) ou une reconnaissance de dette.

Aristote défendait les monnaies marchandises, contrairement à Platon qui ne voyait dans la monnaie qu’une « convention sociale », tout comme Janet Yellen ou Mario Draghi.  L’or et l’argent se sont finalement imposés comme monnaies marchandises (des essais avec du bétail n’ont pas été concluants) et, à partir de -600 avant JC – le commerce mondial s’est développé à une vitesse jamais vue auparavant.

Personne ne se posait de questions sur la valeur de l’or ou de l’argent car la question était stérile, inutile. La seule question qui se posait de temps à autre était de savoir si on avait intérêt à négocier plutôt avec de l’or ou plutôt avec de l’argent.

Aujourd’hui, la monnaie est redevenue, comme à la nuit des temps, de la dette. Là où, il y a des millénaires, les registres de dettes étaient tenus par des autorités religieuses ou politiques, ils sont désormais tenus par des banques centrales, le FMI et des instances auxquelles personne ne comprend rien comme la Banque des règlements internationaux. L’habillage est différent, mais le fond est le même. Les Etats ont confisqué le choix de la monnaie aux contractants d’un marché. Ce que la Parasitocratie appelle le progrès est en réalité une régression.

Evidemment, chaque pays, chaque gouvernement cherche à tricher sur sa monnaie. Tous les honnêtes bipèdes qui aimeraient simplement commercer paisiblement se prennent donc la tête.

Et figurez-vous que depuis le début de la « guerre des devises », le commerce mondial ralentit. Après son effondrement de 2008, il s’est redressé mais depuis 2014, il s’étouffe…

commerce des pays du G20

Le « commerce équitable » commence par une « monnaie équitable » – et ce n’est pas celle que nos gouvernements nous imposent. En fait, ce n’est jamais celle que nos gouvernements nous imposent.

La monnaie équitable serait celle sur laquelle acheteur et vendeur se mettraient d’accord spontanément sans menace de « cours légal », contrôle des changes, change forcé, contrôle des capitaux et autres manoeuvres étatiques.

Nous constatons donc que le dollar « baisse » depuis le début de l’année mais que l’or et l’argent exprimés en dollar remontent. Le bitcoin, la monnaie purement électronique non-étatique, monte aussi…

Les monnaies non-étatiques – l’or, l’argent, le bitcoin – semblent retrouver la faveur des investisseurs lassés des manipulations monétaires.
D’autres notes qui me sont parvenues ces derniers jours montrent un revirement des analystes spécialistes de l’or et des minières. Il semblerait que le point bas ait été touché et que la reprise de la hausse entamée début 2016 soit à l’ordre du jour.

Peut-être retrouverons-nous un jour le secret d’une monnaie vraiment équitable ?

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Simone Wapler, des éditions Agora. 

simone_waplerSimone Wapler est directrice éditoriale des publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers. Ingénieur de formation, elle a quitté les laboratoires pour les marchés financiers et vécu l’éclatement de la bulle internet. Grâce à son expertise, elle sert aujourd’hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers.

Elle a publié « Pourquoi la France va faire faillite » (2012), « Comment l’État va faire main basse sur votre argent » (2013), « Pouvez-vous faire confiance à votre banque ? » (2014) et “La fabrique de pauvres” (2015) aux Éditions Ixelles.

0
Pièce d'argent Silver Eagle

Tandis que l’or s’est récemment apprécié, de concert avec le dollar – ce qui est toujours positif étant donné que ces deux actifs sont traditionnellement inversement corrélés – l’argent devrait continuer de s’apprécier l’année prochaine selon des analystes indiens spécialisés dans les métaux précieux :

Des spécialistes des matières premières et des traders en métaux précieux estiment que l’argent pourrait surpasser la performance de l’or durant les mois à venir, tandis que la demande pour le métal gris augmente pour la fabrication des panneaux solaires et dans le secteur de l’électronique. La demande d’argent métal augmente également dans les domaines de la décoration d’intérieur et de la bijouterie à travers le pays, ce qui pourrait déboucher sur une hausse de 15 à 20% du prix du métal, d’après les traders et les analystes.

L’Inde a consommé environ 7000 tonnes d’argent en 2015. De ce tonnage, 1900 à 2000 tonnes ont été utilisées par le secteur industriel. En 2016, de janvier à juillet, les importations d’argent ont chuté de plus de moitié, passant de 4362 tonnes à la même période que l’année dernière à 2111 tonnes.

Cette année, les importations d’argent ne devraient pas dépasser les 5000 tonnes alors que la demande a été faible et que les grossistes, qui ont importé d’énormes quantités d’argent durant les années précédentes, ont écoulé leurs stocks et engrangé des profits.

« En 2015, l’Inde rurale fut victime d’une sécheresse qui abaissa fortement le pouvoir d’achat de la population et s’est fait ressentir cette année sur la demande. Mais cette année, les pluies ont été bonnes, ce qui fait que les liquidités disponibles ont augmenté. Nous anticipons donc une demande solide en provenance de l’Inde rurale », a déclaré Surendra Mehta, secrétaire général de l’India Bullion & Jewellers Association (IBJA).

« Nous nous attendons à une hausse du cours de l’argent de 15 à 20% l’année prochaine, » a-t-il ajouté.

En 2016, l’argent a progressé de 16%, contre 9% pour l’or. Gnanasekar Thiagarajan, directeur de Comtrendz Risk Management Services, a déclaré : « Le cours de l’or a baissé depuis le 8 novembre. Le prix de l’argent métal, qui fait partie de la catégorie des métaux précieux, a baissé de concert avec l’or, mais moins que celui-ci. Par contre, nous avons constaté que lorsque l’or grimpe, l’argent enregistre une hausse encore plus importante. Nous nous attendons à ce que 2017 soit une bonne année pour les investisseurs dans l’argent. Les investisseurs qui veulent se positionner sur l’argent pourront obtenir de bons retours sur investissement s’ils ont un peu de patience. » Il a également avancé comme facteur positif celui de la crainte existant dans l’esprit des consommateurs indiens que le gouvernement puisse plafonner la possession légale d’or.

Source : IndiaTimes.com

0
Taux américains de ces 2 derniers siècles

 « L’histoire montre que la seule direction possible pour les taux est la hausse – Louise Yamada, analyste technique »

Voyez le graphique en en-tête qui montre les taux d’intérêt américains durant plus de 200 ans.

  • Les taux montent et descendent durant de longs cycles, longs de 20 à 40 ans entre un pic et un creux.
  • Des pics importants ont été enregistrés en 1920 et en 1981.
  • Des creux importants ont eu lieu en 1946 et probablement en 2016.
  • Les taux actuels sont les plus bas de ces 2 derniers siècles. Certains analystes ont même affirmé de ces 5000 dernières années.

Voyez ci-dessous le graphique du prix annuel de l’argent depuis 1913 à l’échelle logarithmique. La tendance haussière du cours de l’argent est claire et elle se poursuivra tant que la dette augmentera dans notre système monétaire basé sur l’argent papier.

cours-argent-100-ans

Les taux d’intérêt et le prix de l’argent

Comparez les 2 graphiques ci-dessus des taux durant ces 2 derniers siècles et du prix de l’argent durant le dernier siècle. Notez la corrélation entre des taux élevés et un cours de l’argent élevé, et vice versa.

  • Pics : taux d’intérêt 1920 – argent 1919
  • Pics : taux d’intérêt 1981 – argent 1980
  • Creux : taux d’intérêt 1946 – argent 1932 et 1941
  • Creux : taux d’intérêt 2016 – argent 2015

Les taux d’intérêt ont augmenté pendant environ 35 ans à partir de 1946 jusqu’en 1981 pour ensuite chuter durant les 35 années suivantes (entre 1981 et 2016). Le prix de l’argent pourrait augmenter durant plusieurs décennies, de concert avec les taux, alors que la dévaluation du dollar se poursuit, que l’argent est fortement utilisé pour des applications industrielles, que la demande d’investissement augmente, et peut-être… le monde est forcé de retourner à un système monétaire offrant un plus grand rôle à l’or ou à l’argent.

Des taux d’intérêt en hausse

Nous savons également que les taux d’intérêt sont le « coût de l’argent » et qu’ils ont été constamment poussés à la baisse durant ces 35 dernières années par les actions des gouvernements et des banques centrales. De plus, le marché obligataire augmente lorsque les taux baissent (c’est la fête pour Wall Street) et baisse lorsque les taux augmentent. Des taux plus élevés signifient que le service de la dette d’environ 200 trillions de dollars est plus cher. Les budgets sont étranglés, les projets sont limités, les entreprises fragiles font faillite, les rachats d’actions sont réduits et ces produits dérivés liés aux taux passeront pour la plupart un mauvais quart d’heure.

Que faire ? 2 options :

  • Laisser tout exploser. Admettre que les gouvernements n’ont aucune intention de rembourser leur dette (au moins depuis 2008), laisser démarrer une dépression qui détruira les économies, les gouvernements, les entreprises ainsi que des millions de vies, y compris celles des politiciens et des banquiers centraux qui ont créé des systèmes non viables et encouragé les déficits.

OU

  • Monétiser la dette, faire tourner la planche à billets, faire décoller les hélicoptères de Bernanke et remettre sur le dos d’un bouc émissaire les conséquences inflationnistes à venir.

Quels politiciens, banquiers, CEO de Wall Street, banquiers centraux ou CEO d’entreprise choisira l’option du krach ? Il faut donc s’attendre à l’option inflationniste.

Pour rappel…

En 1913, un dollar permettait d’acheter presque 1/20 d’once d’or, 8 galons d’essence et 14 pains. Aujourd’hui, nous savons tous que le dollar dévalué permet d’acheter beaucoup moins de choses. Pour donner un chiffre rond, les politiciens et les banquiers centraux ont dévalué le dollar d’environ 98%. Attendez-vous à l’accélération de la dévaluation de toutes les monnaies papier.

Durant les 8 années de l’administration Obama, la dette fédérale américaine a plus ou moins doublé, passant d’environ 10 trillions à 20 trillions de dollars. Attendez-vous à encore bien plus de dette !

Quelles sont les conséquences sur le cours de l’argent ?

Davantage de dette signifie davantage de dollars en circulation, donc des prix plus élevés pour la plupart des produits comme le pain, l’énergie, les soins de santé et… l’argent métal.

La monétisation des obligations, la création de dollars et le parachutage d’argent par hélicoptère finiront par indiquer à tout un chacun que le dollar n’est pas une réserve de valeur fiable, et qu’il ne l’a d’ailleurs jamais été depuis 1913. Lorsque ce fait deviendra évident, les gens agiront pour protéger leur patrimoine et leur pouvoir d’achat. L’argent et l’or performeront mieux que les obligations en chute libre, les actions surévaluées et les promesses des politiciens.

L’argent et l’or sont des assurances contre les krachs boursiers, les manipulations des banques centrales et des gouvernements, la dévaluation des devises, l’effondrement des Ponzi de la dette et du marché des changes, et bien plus encore.

Le dollar a perdu environ 98 % de sa valeur en 100 ans. L’or et l’argent ont grosso modo conservé leur valeur durant cette période. Attendez-vous à voir les bas prix actuels augmenter alors que les devises papier déclinent pour atteindre leur valeur intrinsèque.

Hyperinflations

De nombreux épisodes d’hyperinflation ont eu lieu durant les 100 dernières années. Exemple : l’Argentine a dévalué par rapport au dollar américain de 10 trillions depuis les années 50. La dévaluation continue du dollar américain, la perte de son statut de monnaie de réserve et les dépenses massives à venir visant à stimuler l’économie pourraient entraîner une hyperinflation aux États-Unis. Dans une telle éventualité, l’argent atteindrait des niveaux stratosphériques. Très peu de gens se satisferont d’un tel scénario, si de telles personnes devaient exister, mais posséder de l’argent permettra de limiter le traumatisme.

Conclusion : attendez-vous à voir les taux et l’argent métal grimper, de concert avec la dette, tandis que les dévaluations et la folie économique s’accélèrent jusqu’à la réinitialisation complète du système.

Article de Gary Christenson, publié le 1er décembre 2016 sur SilverSeek.com

0
or physique

Article de SilverSeek.com, publié le 5 octobre 2016 :

« Des investisseurs dans l’argent peuvent poursuivre leur procédure pénale à l’encontre de 2 banques majeures pour conspiration dans la détermination du cours de l’argent et l’exploitation des distorsions du marché, alors que celui-ci représente 30 milliards de dollars échangés chaque année. Cette décision a été rendue par un juge fédéral.

La juge Valerie Caproni du district de Manhattan a refusé de prendre en compte la demande de rejet de la plainte ; l’officialisation de la décision a eu lieu ce mardi. UBS a par contre été retirée de la liste des prévenus, la juge Caproni estimant n’avoir aucun élément indiquant que la banque avait manipulé les cours.

Deutsche Bank AG avait accepté en avril de payer une amende pour fermer l’instruction ; les investisseurs tentent désormais d’obtenir un accord préliminaire concernant une indemnisation, d’après leur avocat Vincent Briganti (….).

Les porte-paroles de Nova Scotia et de Deutsche Bank n’ont pas souhaité s’exprimer. HSBC s’est également abstenue de tout commentaire dans l’immédiat. La porte-parole d’UBS a quant à elle déclaré que la banque suisse est satisfaite d’avoir été entendue par la cour.

Dans un autre arrêté, Caproni a également donné le feu vert à un autre groupe d’investisseurs pour poursuivre ScotiaBank, HSBC, Barclays Plc et Société Générale pour manipulation du cours de l’or.

0
argent

La U.S. Mint (la Monnaie américaine qui frappe des pièces ayant cours légal ou de collection, NDLR) annonce un important mouvement de marché sur le Silver, ou argent-métal.

L’argent, ce métal oublié…

L’argent-métal a bien performé en 2016. Il est passé de 14 dollars environ l’once en janvier à plus de 20 dollars l’once au cours de l’été (juste après le Brexit). Actuellement, il se situe aux alentours de 19 dollars l’once.

Selon moi, cette hausse est loin d’être terminée — qu’il s’agisse de lingots ou d’actions minières. Et si l’on se base sur la simple leçon de l’offre et de la demande, l’argent pourrait pas mal progresser…

La demande en argent continue d’augmenter. Par exemple, la U.S. Mint ne cesse de battre tous les records modernes en nombre et volume de pièces en argent qu’elle frappe et vend. Ainsi, l’année dernière, la Mint a été à court d’argent-métal pendant un certain temps et a dû cesser de produire de nouvelles pièces. “Il n’y a pas assez d’argent-métal,” a déclaré le directeur de la Mint. Il est bien placé pour le savoir, non ?

Même histoire dans le reste du monde, où ceux qui peuvent acheter du métal mettent la main dessus quasiment à la sortie de la mine. Par exemple, il y a quelques années, j’ai visité une chambre forte sécurisée en Suisse dans laquelle toute une partie, environ 1 000 mètres carré, était remplie de lingots d’argent et de sacs de granulats d’argent (à usage industriel).

Il s’agissait surtout d’un stock industriel parce que les fabricants allemands — dans le cas présent, le propriétaire de tout ce métal était l’un des plus grands constructeurs automobiles du pays — ne peuvent tout simplement pas se permettre de se retrouver en rupture de stock d’argent-métal.

Toutefois, à mesure que la demande augmente, la production mondiale (c’est-à-dire “l’offre”) diminue du fait de la fermeture de mines. En effet, la plus grande partie de l’argent dans le monde est un produit dérivé de l’exploitation d’autres métaux comme le cuivre, le plomb et le zinc. Beaucoup de ces mines de métaux de base ont fermé ces trois dernières années. Aujourd’hui, l’offre d’argent-métal diminue et les stocks aussi.

Le problème est mondial. En 2015, le déficit mondial d’argent-métal — plus de demande que d’offre — était d’environ 130 millions d’onces. Il a été réglé par la vente des stocks. Selon la Société Générale, l’offre d’argent-métal en 2016 va probablement diminuer encore de 9%.

C’est pour cela que je pense que l’offre d’argent va connaître un rallye. A mesure que le problème prend de l’ampleur — une offre limitée et une demande en hausse – la plupart de ceux qui brassent beaucoup d’argent se rueront sur les métaux précieux. Et on va tout droit vers un tsunami des cours.

La valeur totale des investissements sur l’argent-métal dans le monde se situe juste au-dessus des 50 milliards de dollars, à comparer aux plus de 3 000 milliards de dollars de valeur en or. Il y a 60 fois plus de “valeur” liée à l’or qu’à l’argent. En outre, plus de 2 500 milliards de dollars sur ces 3 000 milliards sont contrôlés par des investisseurs privés comme des hedge funds, des institutions et des entités adossées sur ces investissements telles les ETF sur l’or.

Si même une petite quantité de cet argent en “or” décide de passer à l’argent-métal – sans parler de si du “nouvel” argent entre sur le marché — ces 50 milliards de dollars en argent-métal s’évaporeront purement et simplement dans la sphère de l’achat. Les cours de l’argent-métal grimperont en flèche.

Il faut également tenir compte du fait que des prix plus élevés ne suscitent pas de nouvelles offres — pas sur le court terme. Certes, les gens apporteront leur argenterie au revendeur du coin pour l’échanger contre du cash. Mais cela ne compensera pas l’énorme déficit de la demande mondiale. Le seul moyen pour compenser cette pénurie est d’exploiter de nouvelles mines, ce qui nécessite de nombreuses années et de grosses dépenses.

“Il n’y en a pas assez”, comme l’a fait remarquer le directeur de la U.S. Mint. Ce n’est pas un problème qui se résoudra rapidement.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Article de Byron King via les Publications Agora.

0
or et argent

Alors que le titre de Deutsche Bank se rapproche dangereusement du seuil psychologique des 10 € et que la mégabanque allemande est plus que jamais au centre de la tourmente, entraînant avec elle toutes les bancaires James Turk fait le point sur la situation des métaux précieux en cette fin de mois de septembre dans sa dernière interview sur KWN :

« Jusqu’à présent, le mois de septembre fut bon pour les métaux précieux. À la clôture de New York d’aujourd’hui, l’or est en hausse de 2,5 % depuis le début du mois tandis que l’argent a bondi de 4,7 %.

Les 2 MP poursuivent leur série de mois positifs depuis le début de l’année. Jusqu’à présent, le métal jaune a grimpé de 26 % tandis que l’argent a progressé d’un impressionnant 42 %. Il est incroyable que les métaux précieux fassent l’objet de si peu d’attention en vertu de ces résultats fantastiques depuis le début de l’année, mais c’est habituellement ainsi que les marchés haussiers démarrent. Le train du marché haussier quitte la gare alors que de nombreux passagers restent à quai, dans l’espoir qu’il revienne afin de pouvoir monter à bord. Mais les chances de revoir l’or à 1200 $ ou l’argent à 18 $ l’once s’amenuisent chaque jour qui passe.

Attention, nous sommes dans une semaine d’expiration des options

Néanmoins, nous devons être préparés à ce qui nous attend dans les jours à venir. Nous faisons face à une nouvelle semaine d’expiration des options. Elles expirent à partir du 27 septembre au COMEX jusqu’à ce jeudi pour les transactions de gré à gré. Nous savons par expérience que durant cette période, nous pouvons assister à des mouvements brutaux. Il semblerait que la forte baisse de vendredi ait été provoqué afin de planter le décor de cette semaine, à savoir mettre la pression sur les prix des métaux précieux afin que de nombreuses options expirent en dehors des limites.

Si l’histoire de ces dernières années devait se répéter, nous pouvons oublier une hausse des cours cette semaine. La manipulation des cours à l’approche des options n’est qu’un pan de la manipulation globale des métaux précieux. Elle poursuit plusieurs objectifs : tout d’abord, elle diminue la pression sur les planificateurs centraux des gouvernements. Lorsque l’électorat voit le cours de l’or grimper, il réagit. Il sait instinctivement qu’un tel mouvement est le signe de soucis monétaires. Or, les politiciens n’apprécient pas de voir leurs politiques être discréditées par les mouvements des marchés.

Inflation et « shrinkflation »

Habituellement, ces signaux annoncent une inflation en hausse, ce que nous avons pu constater cette année. Les prix des matières premières sont globalement plus élevés, ce qui signifie des prix en hausse dans les supermarchés. Il y a également une augmentation déguisée des prix avec la « shrinkflation », qui consiste à maintenir le prix d’un produit qui présente une quantité revue à la baisse ou une qualité inférieure.

Le second objectif de la manipulation des cours est de permettre aux banques de lingots, qui agissent en tant qu’agents du gouvernement, d’anticiper les mouvements ainsi que d’utiliser d’autres stratégies afin d’engranger de gros profits. (…) La manipulation permet donc aux banques de se renflouer, avec la bénédiction de l’État. (…)

Comme nous le savons tous, de nombreuses banques doivent être recapitalisées, surtout ici en Europe. Le cours des titres d’innombrables grandes banques européennes ont atteint aujourd’hui un plus bas, inférieur à celui atteint durant la tempête de 2008. Imaginez le sort qui attend ces actions lorsque la prochaine crise bancaire se déclarera, ce qui pourrait arriver très bientôt. Ce qui me ramène à l’or et à l’argent.

Achetez les dips qui vous sont offerts

Les planificateurs centraux peuvent se couper en 4, ils peuvent combattre les marchés avec leurs interventions incessantes, mais ils ne peuvent pas changer la réalité, à savoir que les prix des matières premières grimpent et que les banques sont insolvables. Ils ne peuvent pas non plus arrêter l’or, ce qui explique pourquoi celui-ci n’a cessé de grimper depuis 1913, lorsque la Fed avait fixé son prix à 20,67 dollars l’once.

Pour conclure, les cours de l’or et de l’argent pourraient rester dans les limbes cette semaine en raison des expirations des options. Ils pourraient même prendre un uppercut. Mais voyons au-delà de cette semaine. Il existe une multitude de raisons pour accumuler de l’or et de l’argent physique. De plus, cette pression baissière offre une excellente opportunité d’achat. (…) »

0
mine d'or

Article de MineWeb.com, publié le 23 août 2016 :

L’industrie de l’or a fait des choix douloureux qui ont conduit à des positions et des rendements financiers améliorés, mais les changements s’avéreront-ils durables, et ont-ils été suffisants pour éviter les erreurs du passé, alors même que le prix de l’or commence à augmenter et les facteurs en dehors de l’industrie sont sur le point de s’inverser ?

Telle fut la question posée par le PDG de Gold Fields, Nick Holland, lors de son exposé à l’Institut australasien des mines et de la métallurgie à Brisbane lundi. M. Holland a choisi d’analyser la façon dont l’industrie – entrevue à travers les 11 plus grands producteurs d’or, responsables de près de 30 % de la production d’or – a évolué entre 2012 et la fin de 2015.

La principale victime a été le prix de l’or qui, après avoir culminé en 2011 à 1 900 dollars par once, a chuté à un peu plus de 1 000 dollars l’once en décembre 2015. Cela a provoqué toutes sortes de changements relatifs à l’industrie, selon Nick Holland. « Les producteurs ont réagi, bien évidemment. Nous avons réduit nos coûts de manière significative ». Selon les calculs de M. Holland, les all-in sustaining costs (AISC) ont diminué de 22 % durant cette période, et les coûts globaux, en général, ont chuté de 36% (ces derniers englobant le capital d’évolution dans les affaires, ce qui comprend les dépenses d’exploration et de capitaux nécessaires pour soutenir les opérations).

Mais comment cela a-t-il été atteint, et est-ce vraiment durable ? M. Holland estime qu’une grande partie de l’amélioration des coûts est en réalité due à des facteurs qui se trouvent hors du contrôle des producteurs. « Nous avons découvert que dans ce groupe de 11 sociétés, 50% à 60 % de la production est en monnaies dites « souples » ou « en devises des matières premières ». Il s’agit du rand, du dollar australien et du dollar canadien. Et bien sûr, ces trois monnaies se sont considérablement dépréciées depuis 2012 jusqu’à la fin de 2015 : il est question d’une baisse de 47 % pour le rand, de 26% pour le dollar australien, et de 21 % pour le dollar canadien », a déclaré M. Holland.

Cela est également valable pour le pétrole qui, selon les estimations de Gold Fields, représente entre 10% à 15 % de tous les coûts de trésorerie du groupe des 11 plus grands producteurs d’or. Les taux d’intérêt – qui sont en baisse record – ont aussi massivement profité aux entreprises surendettées.

Le fait de mettre l’accent sur les coûts et sur les flux de trésorerie, a donné des résultats. « En tant que groupe de 11 entreprises, nous sommes passés d’une dette nette sur le BAIIA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements) de 1,89 à 1,45 », a affirmé M. Holland.

Mais en plus de leur graisse superflue, les entreprises ont également diminué leur force d’attaque. En guise d’exemple, leur capital d’évolution dans les affaires a diminué de 46 % en ce qui concerne les dépenses d’exploitation en 2012.

capex-par-once

« Comment est-il possible que le capital d’évolution dans les affaires des entreprises chute à ce point, alors même que leurs coûts d’exploitation sont restés raisonnablement constants ? », se demande M. Holland. « Je crois qu’ils ont simplement reporté le capital qui va revenir, parce que si vous voulez soutenir les affaires à long terme, vous devez dépenser cet argent maintenant. Toutefois, cela demeure un peu inquiétant pour moi », a ajouté le PDG de Gold Fields.

Il en résulte qu’avec la réduction du capital d’évolution dans les affaires, les dépenses d’exploration ont été anéanties, à la fois à travers de la quantité d’argent dépensé et de la baisse des réserves dans l’industrie.

Tout compte fait, pour comprendre avec précision les changements relatifs aux coûts – qui ont été provoqués par des facteurs hors du contrôle des entreprises – ainsi que la réduction insoutenable du capital d’évolution dans les affaires, Gold Fields a réalisé une expérience. L’entreprise a estimé ce que l’impact sur les coûts aurait été si tous les facteurs étaient restés invariables. Le résultat fut le suivant : les coûts auraient seulement baissé de 4 % sur la période en question – soit de 1 115 dollars par once en 2012, à 1 060 dollars par once durant l’année de 2015.

En d’autres termes, cela signifie que si les vents bienveillants qui ont embrassé l’industrie venaient à se renverser (c’est-à-dire si le prix du pétrole montait, de même que les taux d’intérêt ; ou encore si les monnaies des pays d’exploitation venaient à se renforcer), l’image actuelle ne serait certainement pas si rose que cela.

Les niveaux bas du capital d’évolution dans les affaires ne peuvent pas durer éternellement. « Une des raisons pour lesquelles il y a eu un tel duel concurrentiel pour les acquisitions récentes, c’est que quelques-unes des grandes entreprises ont pu voir certaines lacunes dans leur profil de production », a affirmé M. Holland.

En conséquence, le résultat est très clair – en réduisant de façon non durable et en comptant sur la « bonne fortune », l’industrie va devoir faire du rattrapage. Cela pourrait donner lieu à de mauvaises décisions d’allocations du capital, et des coûts plus élevés à l’avenir. Qui plus est, les faibles rendements sont quelque chose que les investisseurs ne sont peut-être pas à digérer de nouveau pour l’instant.

2
argent

« Will Grigg’s on fire », qu’ils chantent… Et que dire de l’argent ? Le métal gris n’en finit plus de grimper, si bien qu’il a dépassé pour la première fois depuis 2014 la barre des 21 $ l’once peu après l’ouverture des marchés asiatiques. De Bloomberg (4 juillet 2016):

« L’argent métal a atteint les 21 $ l’once pour la première fois en 2 ans tandis que l’or a progressé durant les 4 dernières sessions alors que les investisseurs se sont tournés vers les valeurs refuge que sont les métaux précieux suite au vote de la Grande-Bretagne pour sortir de l’Union européenne.

L’argent métal pour livraison immédiate a grimpé jusqu’à 7 %, à 21,1377 $ l’once avant de reculer jusqu’à 20,3311 dollars l’once à 11:50 du matin, heure de Singapour, d’après les données de Bloomberg. L’or a progressé jusqu’à 1357,63 dollars l’once (+ 1,2 %) pour s’approcher de son plus haut de 2 ans, et ensuite se fixer à 1346,31 dollars.

Le métal profite des turbulences des marchés financiers engendrées par le Brexit, ainsi que des spéculations concernant la nécessité de lancer de nouvelles stimulations de la part des banques centrales, les taux américains semblant devoir rester bas. Les stocks d’argent des ETF ont progressé de façon record le mois dernier, tandis que les quantités d’or dans les coffres des ETF spécialisés dans ce métal sont au plus haut depuis août 2013.

« Il y a une grande vague d’achat d’argent en cours de hausse, » a déclaré Bob Takai, CEO et président de Sumitomo Corp. Global Research Co., à l’occasion d’une interview téléphonique. « Ceux qui sont réticents à investir dans l’or se précipitent maintenant sur le marché de l’argent, qui est très bon marché. »

Lundi, une once d’or ne permettait plus que d’acheter 64,2 onces d’argent, le ratio étant à son plus bas depuis août 2014, alors qu’en février une once permettait encore d’acquérir 83,8 onces de métal gris, le ratio le plus élevé depuis la crise financière de 2008. L’argent va continuer de surperformer l’or jusqu’à ce que les remous sur les marchés provoqués par le Brexit se décantent, a déclaré Takai, qui suit le marché de l’argent depuis 1980.

L’argent a bondi de 47 % cette année, faisant bien mieux que les 27 % de hausse de l’or. Les fonds ont augmenté leurs positions longs nettes sur les marchés à terme et leurs options sur les deux métaux précieux à des niveaux jamais vus depuis la compilation des chiffres, qui a démarré en 2006.

Les stocks d’or des ETF ont augmenté de plus 500 tonnes depuis le plus bas de janvier à 1959,1 tonnes, tandis que les stocks d’argent ont atteint un chiffre de record de 20.232,1 tonnes en juin, d’après les données de Bloomberg. Si la hausse de l’argent n’est pas excessive jusqu’à présent, cela pourrait changer d’après Takai. Si l’or devait baisser, le déclin de l’argent serait plus lourd, d’après lui. »

0
pièces d'argent métal

Article de Bloomberg, publié le 26 mai 2016 :

« Un grand fabricant d’électronique japonais a approché First Majestic Silver Corp. le mois dernier, une première, afin de réserver sa production d’argent future, un signe que des craintes concernant l’approvisionnement pourraient multiplier le cours du métal par 9 d’après la société minière d’argent au titre le plus performant.

« Pour qu’un fabricant d’électronique se tourne directement vers nous, cela me fait penser que quelque chose est en train de changer sur le marché, » a déclaré Keith Neumeyer, CEO de First Majestic, titre minier phare au Canada ainsi que dans le monde cette année. « Je pense que nous verrons un prix de l’argent à 3 chiffres, » a-t-il ajouté, prédisant que le métal pourrait atteindre les 140 $ l’once dès 2019.

Il s’agit d’une prédiction osée. Si l’argent a grimpé de 19 % cette année pour dépasser l’or en tant que métal précieux le plus performant, il s’est replié ce mercredi au Comex de NY à 16,26 dollars l’once tandis que son record, proche des 50 $, date de 2011. La prédiction la plus élevée parmi les analystes interrogés par Bloomberg est de 57 $ l’once en 2019.

Le cours de l’argent atteindra-t-il 3 chiffres en 2019 ?

« Cela me semble agressif, » a indiqué par e-mail Dan Denbow, un gestionnaire de d’USAA Precious Metals & Minerals Fund de San Antonio. « Cela fait un moment qu’il y ait un défaut d’investissement dans l’exploration, mais avec des prix significativement plus élevés de nouvelles sources apparaîtront. La courbe actuelle des coûts ne supportera pas un tel prix. »

Néanmoins, il y a quand même des signes positifs en faveur d’une hausse de l’argent. Les hedge funds ont augmenté leurs paris sur une hausse à un niveau record plus tôt ce mois. (…)

First Majestic est le second producteur d’argent au Mexique, première nation productrice de ce métal. De ce fait, la société fut l’un des grands bénéficiaires de la hausse de l’argent après avoir choisi de ne pas se diversifier dans d’autres métaux, comme l’ont fait bon nombre de ses pairs. L’argent représente plus de 63 % des ventes de la société. (…)

prédictions argent bloomberg

L’argent, un « métal stratégique »

Longtemps convoité pour la fabrication de bijoux, de pièces de monnaie et d’argenterie, la demande d’argent ne cesse de grandir dans l’industrie. L’année dernière, environ la moitié de la consommation mondiale d’argent a été absorbée par ce secteur, notamment dans la fabrication de téléphones portables, d’écrans plats, de panneaux solaires, d’alliages, etc.

« L’argent n’est pas un métal précieux, c’est un métal stratégique, » a déclaré Neumeyer à l’occasion d’une interview donnée à Toronto, où se trouve le siège de sa société. « Excepté l’or, l’argent est le meilleur conducteur électrique. L’or est trop cher pour les circuits imprimés, les panneaux solaires, les voitures électriques. Au fil de l’électrification de la planète, nous avons besoin de plus en plus d’argent. Il n’y a pas de substitut»

La demande industrielle se prépare à grimper, poussée par la hausse du pouvoir d’achat et la pénétration grandissante de la technologie dans des pays  en voie de développement et fortement peuplés, ainsi que grâce aux utilisations nouvelles trouvées à l’argent en raison de ses propriétés antibactériennes et réflectives, et ce dans toute une série d’applications, de la peinture pour hôpitaux aux fenêtres en passant par les sparadraps.

« Dans les 10 à 20 années à venir, de plus en plus de gens vont utiliser ces appareils alors que l’argent est une matière première disponible en quantité très limitée, » a déclaré Neumeyer. (…)

L’utilisation d’argent, incluant la demande d’investissement, les pièces et le métal qui sert à payer une transaction, a dépassé l’offre annuelle de métal chaque année depuis 2000, d’après les statistiques de GFMS, unité de recherche de Thomson Reuters Corp. (…) »

0
Ratio Dow or

Interview d’Egon von Greyerz du 1er mai 2016 (source KWN) :

« Nous savons que les banques centrales et les gouvernements ont perdu la tête. Lorsque la crise a démarré en 2006, les taux courts américains s’élevaient à 5 %. En 2008, ils avaient baissé jusqu’à zéro pour s’y maintenir virtuellement depuis. Un plan de sauvetage de 25 trillions de dollars fut déversé sur le système financier. Ce fut la proposition faite à la Fed par les JP Morgan et autres Goldman pour sauver les banques.

10 ans plus tard, le système financier mondial connaît un désordre grandissant. La dette mondiale a explosé, davantage de gouvernements enregistrent des déficits budgétaires et le système financier vacille dangereusement au-dessus du précipice. 8 trillions de dollars de dette gouvernementale affichent un rendement négatif tandis que 16 trillions rapportent moins de 1 %.

Les taux négatifs sont censés stimuler une économie mondiale en déflation ainsi que sauver les pays en faillite virtuelle qui sont dans l’incapacité de payer les taux de marché sur leur dette qui explose. Mais, comme d’habitude, les banquiers centraux se sont trompés. Les taux négatifs augmentent les risques qui planent sur le système financier et l’économie mondiale. La rentabilité des banques s’effondre en raison de ces taux planchers et les obligent à prendre plus de risques. L’épargne est découragée alors que sans épargne, il n’y a pas d’investissements et donc pas de croissance.

Les retraites, une véritable bombe à retardement

Mais c’est du côté des retraites que se trouve le plus gros désastre. Quasi toutes les caisses de retraite sont sérieusement sous-financées. Les caisses de retraite possèdent les 3 classes d’actifs principales : des actions, des obligations et de l’immobilier. Les prix de ces actifs ont été gonflés par l’explosion du crédit orchestrée par les banques centrales.

Si ces actifs implosent, on peut dire adieu aux pensions. Les gens qui prendront leur retraite dans les années à venir n’ont aucune idée du sort qui les attend. Ils recevront soit une pension ridicule, soit rien du tout. Alors que la situation économique se détériore, le chômage va lui aussi augmenter de façon dramatique. La disparition des retraites combinée à un chômage de masse mènera à des désastres humains d’ampleur biblique à travers le monde. Les gouvernements créeront bien entendu de la monnaie en quantité illimitée, mais cette tentative sera vaine car de l’argent fabriqué artificiellement ne peut pas créer de la richesse.

Tout ceci est le résultat des interférences des banques centrales sur les cycles naturels économiques. Cette répression financière perturbe les lois naturelles. Au lieu d’assister à des cycles mineurs d’expansion et de contraction économiques, la manipulation des marchés et de l’économie crée des super cycles d’euphorie et d’effondrement. Ce n’est bien entendu pas la première fois que cela a lieu dans l’histoire, et cela va se poursuivre. (…)

Le ratio Dow/or

J’ai déjà évoqué l’importance du ratio Dow/Or. Il a connu un pic en 1999 lorsque le Dow atteignait un plus haut et l’or, à 250 $ l’once, un plus bas. Ce ratio a ensuite décliné de 87 % jusqu’à septembre 2011. Ce qui signifie qu’un investisseur du Dow Jones faisait 87 % moins bien qu’un investisseur dans l’or. Entre 2011 et la fin 2015, le ratio s’est redressé de 25 %.

Techniquement, il est très clair que ce « rebond du chat mort » est terminé. Depuis décembre dernier, le Dow Jones a baissé de 18 % par rapport à l’or. (…)

ratio or-argent

Le ratio or-argent pourrait atteindre 1/15

Un autre indicateur indiquant que le marché haussier des métaux précieux a repris est le ratio or/argent. (…) Le ratio a baissé de 13 % depuis février, ce qui signifie que l’argent mène la danse dans la hausse des métaux précieux, ce qui est toujours le cas dans un marché haussier. D’ici 1 ou 2 ans, le ratio devrait à nouveau atteindre 30, ce qui signifie que l’argent devrait grimper 2 fois plus que le métal jaune. Il pourrait même atteindre son niveau historique important de 1/15. La poursuite de la baisse de ce ratio indique 2 choses importantes : premièrement que l’argent surperformera amplement l’or, et deuxièmement que les métaux précieux sont en route vers de nouveaux records. Les investisseurs doivent cependant ne pas perdre de vue que l’argent est très volatil ; posséder plus d’or que d’argent permet de passer des nuits plus sereines. (…) »