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Assurance vie

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tirelire brisée

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Comme vous le savez, car on vous répète à l’envi cette fiction pour qu’elle devienne croyance et vérité, le système bancaire est solide, et votre épargne dans votre contrat d’assurance vie ne risque rien. D’ailleurs, on vous conseille d’en reprendre une petite louchée ma brave dame !!

Voilà pour le côté face, car côté pile, le gouvernement, lui, a passé la loi dite Sapin 2 dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises et qui a pour objectif de mettre en place la législation nécessaire au blocage de tous vos sous sur tous les contrats d’assurance vie. Rassurant n’est-ce pas ?

Alors aujourd’hui, nous allons citer cet article de BFM Business qui n’est pas vraiment un site complotiste et gagne plutôt sa vie en faisant de la pub aux grandes compagnies financières… donc ils sont plutôt indulgents ! Et pourtant… même sur BFM Business, il devient difficile de cacher les risques.

Pourquoi la loi Sapin 2 inquiète les épargnants

« Une mesure de la loi Sapin 2 prévoit la possibilité de limiter voire bloquer tout retrait sur les contrats en assurance vie pendant une période de 6 mois. Une mesure qui crée un vent de panique chez les épargnants.

C’est une réelle inquiétude qui s’est emparée des épargnants. « Nous avons reçu des centaines d’appels » explique un conseiller en patrimoine. « Les épargnants paniquent comme jamais, même pendant la crise des dettes souveraines en 2008 nous n’avions pas eu de telles tensions. » De gros patrimoines notamment menacent de transférer leurs contrats vers le Luxembourg.

Quelle est la cause de ce vent de panique ? C’est une mesure de la loi Sapin, l’article 21bis, qui a mis le feu aux poudres. Cette disposition législative prévoit de renforcer les pouvoirs du Haut Conseil de stabilité financière, qui pourrait notamment limiter, voire bloquer tout retrait sur les contrats en assurance vie pendant une période de 6 mois. « Cela a été présenté de telle sorte que les clients ont effectivement un peu pris peur et que cela a eu un impact négatif sur les ventes au mois d’octobre » confirme le directeur financier d’Axa.

Cette inquiétude s’est d’ailleurs déjà traduite dans les chiffres. En septembre, la collecte nette d’assurance vie est tombée à zéro. Ainsi, ce sont 9,6 milliards d’euros qui ont été déposés et autant qui ont été retirés. Du jamais-vu depuis décembre 2013. Une mauvaise performance liée notamment à cette mesure. « Ce n’est pas la seule raison mais c’est vrai que depuis quelques semaines, les compagnies enregistrent des rachats de la part de gros épargnants » analyse un expert.

Les associations d’épargnants sont vent debout

Les associations d’épargnants, elles, ne décolèrent pas. Elles dénoncent « une mise sous tutelle de l’assurance vie » et comptent se battre jusqu’au bout pour tenter de réduire la portée de la mesure. Gérard Bekerman, le patron de l’AFER, a déjà proposé plusieurs compromis. Il a d’abord poussé les députés à instaurer des cas exceptionnels, dérogatoires (décès, naissance…), où aucune restriction ne pourrait s’appliquer. Il a ensuite réclamé, en vain, un montant minimum garanti de 23 000 euros qui échapperait à la mesure si elle devait être mise en œuvre. Le dispositif doit à nouveau être débattu demain, lors du retour de la loi Sapin 2 à l’Assemblée nationale. S’il est adopté, les associations d’épargnants croisent les doigts pour qu’il soit rejeté par le Conseil constitutionnel au nom du droit de la propriété.

Pour l’heure, un professionnel du secteur résume la situation : « Cette mesure vise précisément à éviter tout vent de panique en cas de problème mais la manière dont le gouvernement l’a fait passer, en catimini, commence, au contraire, sérieusement à inquiéter. »

Dans un tel contexte, est-ce que je dois garder ou pas mon contrat d’assurance vie ?

Voilà désormais la question que vous devez vous poser et vous ne pouvez plus en faire l’économie.

Pourquoi l’État a-t-il souhaité passer cette loi ? Pour une raison assez simple : de la même façon qu’il peut y avoir un bank run provoquant les faillites de banques si tout le monde veut retirer son argent en même temps, il peut y avoir un « assurance vie run » en particulier en cas de krach obligataire qui affecterait évidemment les fonds euros.

Mais ce n’est pas la seule hypothèse. Les fonds euros sont avant tout constitués d’obligations d’États (dettes d’État) ; si certains États font faillite, je vous laisse imaginer la réaction des épargnants qui vont se précipiter pour tenter de récupérer leurs fonds… Et là, ils trouveront évidemment portes closes !

Mais là encore, il peut se passer autre chose comme par exemple une décollecte structurelle comme au Japon liée au vieillissement de la population et à l’incapacité (liée au manque de croissance et d’emploi) des jeunes générations à épargner plus ou autant que ce que les plus anciens sont obligés de retirer chaque mois pour financer maison de retraite et dépendance.

Les causes de blocages potentiels de vos contrats sont donc plus nombreuses qu’il n’y paraît au premier abord.

Cela fait d’ailleurs des années que cette situation était en tout point prévisible et ce n’est pas faute de l’avoir annoncée parfois même en prêchant dans le désert ou en passant pour un « pessimiste » !

La bonne question à se poser désormais c’est dois-je conserver ou pas mon contrat ou mes contrats d’assurance vie !

C’est pour vous aider à prendre votre décision que je publie le travail très pertinent, très détaillé et plus que fouillé de l’un de mes camarades de jeu Hubert Boeltz : nous avons travaillé à la rédaction et la mise en forme d’un dossier spécial consacré à l’assurance vie avec un titre évocateur, qui pour nous veut tout dire à savoir :  « Doit-on conserver son assurance vie ? »

Un dossier de 68 pages, particulièrement dense, dans lequel vous aurez les réponses à toutes vos questions. Pour en savoir plus et consulter la table des matières, c’est ici !! (N’oubliez pas le paiement est désormais sécurisé par la solution mercanet de BNP Paribas)

Je ne vais pas vous dire comment gagner de l’argent (je laisse cette fonction aux vendeurs de fausses promesses) ! Je tente plutôt et plus modestement de vous aider à ne pas en perdre dans une situation que nous n’avons jamais vécue comme épargnant depuis la dernière guerre mondiale, et avec Hubert c’est ce que nous appelons pompeusement entre nous la « sérénité » patrimoniale!!

La façon d’être serein, c’est ce que je vous raconterai demain !!

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Source : Insolentiae.com

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Investissement le plus sûr, l’assurance-vie ? Plus pour longtemps, la loi Sapin 2 prévoyant de permettre le blocage du produit d’épargne préféré des Français en cas de crise financière, comme l’explique cet article de l’Opinion : 

Assurance-vie: la bombe cachée de la loi Sapin 2

Pour éviter des crises systémiques, le législateur va donner au Haut conseil de stabilité financière le pouvoir de bloquer temporairement les sorties de contrats en euro.

Les assureurs se trouveront en première ligne d’une éventuelle nouvelle tempête boursière. Et dans le contexte actuel de taux bas, ils ne peuvent plus promettre de rendements démesurés à leurs clients. Pour les protéger et assainir le marché, l’assurance-vie va être encadrée. Les professionnels s’inquiètent de la réaction des souscripteurs.

Côté positif : le gouvernement et les autorités financières françaises anticipent déjà la prochaine crise financière. Côté négatif : l’assurance-vie, l’un des placements préférés des Français, pourrait traverser une forte zone de turbulences au cours des prochains mois. Pendant la discussion parlementaire de la loi sur la transparence de la vie financière – dite loi « Sapin 2 »–, est apparu un nouvel article 21 bis via un amendement parlementaire soutenu par le gouvernement. Il étend « les compétences du Haut conseil de stabilité financière en matière de régulation des activités de crédit et d’assurance » et « renforce ses prérogatives […] en lui permettant de prendre des mesures conservatoires » pour « préserver la stabilité […] notamment dans le domaine des assurances ».

Plus précisément, comme l’explique la députée (PS) Karine Berger, « pour prévenir des risques représentant une menace grave pour la situation financière des personnes assurées, il est possible de suspendre, retarder ou limiter pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrage ou le versement d’avances sur contrat, c’est-à-dire de suspendre le contrat d’assurance d’un certain nombre de personnes en cas de danger ». Concrètement, si les taux d’intérêt enregistrent un fort mouvement, comme une plongée durable en territoire négatif ou une forte remontée, synonyme d’effondrement de la valeur des obligations, le Haut conseil de stabilité financière (où siègent le gouverneur de la Banque de France et le ministre de l’Economie) pourrait décider de geler temporairement les sorties de capitaux des contrats en euro. Des mesures « extrêmement puissantes », selon Karine Berger, qui peuvent se révéler très efficaces en cas de crise financière mais qui suscitent de fortes interrogations du côté des professionnels.

Rendements. Sur le fond, cette décision a deux objectifs. Elle vise, tout comme l’ensemble de l’article 21 de la Loi Sapin 2, à prendre acte du fait que dans un contexte de taux d’intérêt durablement faibles, les assureurs-vie ne peuvent plus fournir des rendements aussi élevés que par le passé. « Cela fait deux ans que nous alertons les souscripteurs, explique Stéphane Van Huffel, cofondateur de Net investissement. L’assurance-vie servira 2 % en moyenne en 2016 pour les fonds euro, elle ne pourra plus retrouver les 2,5 % des dernières années ».

Lire la suite sur L’Opinion.fr

Egon von Greyerz

Source KWN (10 avril 2016) : Egon von Greyerz nous livre un état des lieux de la situation économique mondiale ainsi que des risques qui menacent le système financier :

« Les bancaires indiquent aux investisseurs qu’il est temps de sortir leur argent du système bancaire. Comme vous le savez, nous avons exhorté les investisseurs à sortir leur argent du système bancaire longtemps avant la crise de 2006-2009. À cette occasion, les banques ont été sauvées par un plan de sauvetage global de 25 trillions de dollars, mais cela n’arrivera plus. Depuis 2006, le crédit a augmenté de 70 % à l’échelle mondiale. Le système bancaire et l’économie mondiale sont en posture bien plus difficile par rapport à 2006.

Durant la dernière crise, les gouvernements ont sauvé le système financier grâce au plan de sauvetage le plus massif de l’histoire. Les banquiers comme les épargnants ont été sauvés par la création monétaire et le crédit.

Cela s’est fait bien entendu aux dépens du citoyen ordinaire, qui doit désormais assumer l’augmentation énorme de la dette gouvernementale. Vu que chaque gouvernement de la planète augmente exponentiellement sa dette, personne ne se soucie de son remboursement. Bien entendu, cette dette ne sera jamais remboursée. D’ici quelques années, elle implosera dans une vague de défauts souverains. Simultanément, tous les actifs qui ont été dopés par cette dette imploseront aussi : les actions, l’immobilier et les obligations.

La prochaine fois, les banques ne seront pas sauvées par les gouvernements. Il s’agira cette fois d’un renflouement interne. Cela signifie que les actifs et l’argent des épargnants seront utilisés pour sauver les banques. Mais vu que la plupart des banques utilisent des effets de levier de 20 à 50, voire plus si on prend en compte les produits dérivés, ces actifs seront insuffisants. J’anticipe donc un programme de création monétaire jamais vu. Mais il sera aussi insuffisant pour sauver le monde. Par contre, cette tentative débouchera sur une onde de choc hyperinflationniste qui laissera ensuite la place à une implosion déflationniste.

Les actions bancaires malmenées

Pour en revenir aux bancaires, elles sont en chute libre aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. Aux États-Unis, elles ont atteint un plus bas de plusieurs années par rapport aux autres titres tandis qu’en Europe, elles ont chuté de 20 % en 4 semaines. Les titres Deutsche Bank et Crédit Suisse ont atteint leur plus bas de 2009. L’augmentation récente du QE de la BCE a eu un petit effet à court terme, mais désormais il y a du sang dans les rues. Il ne fait aucun doute que la plupart des banques seraient insolvables si elles comptabilisaient leurs actifs toxiques à leur valeur de marché. Aucun QE ne changera cet état de fait, par contre il pourrait offrir aux banques un répit de quelques mois.

Il me semble très clair que les actions bancaires indiquent ce que nous savons depuis un moment, à savoir que nous sommes en train d’entrer dans une période dans laquelle le marché commence à reconnaître les risques sérieux que présente le système financier. Ironie du sort, la politique de taux planchers des banques centrales contribue à la mort des banques. Premièrement, les banques ne peuvent dégager une marge véritable sur les dépôts. Deuxièmement, les taux planchers n’encouragent pas les dépôts. Sans une épargne solide, les investissements déclineront également. Et dans une économie déflationniste à taux bas, il est impossible d’obtenir un retour sur investissement décent sans prendre d’énormes risques.

Les avertissements répétés du FMI

Le FMI a lancé des avertissements à propos du risque systémique sur le marché de l’assurance-vie. Avec de tels taux, ces sociétés sont incapables de générer un rendement suffisant pour leurs clients. Ce secteur, qui pèse 24 trillions de dollars, prend donc de très gros risques pour générer du rendement. Le constat est le même pour le marché des pensions. La plupart des caisses de retraite, privées et publiques, sont sévèrement sous-financées. Lorsque cette crise sera terminée, les pauvres retraités devront se contenter de miettes.

De nombreux indicateurs montrent que l’économie mondiale est en train de plonger. Le commerce mondial décline rapidement, comme les profits, dans de nombreux pays. La production industrielle baisse, par exemple au Japon, où elle n’a plus chuté autant depuis 2011. Les problèmes de la Grèce n’ont pas été résolus. La situation des banques y est mauvaise, le taux de chômage est de 25 % et le PIB est en baisse de 27 % depuis le début de la crise.

Rappelez-vous que durant la Dépression des années 30 aux États-Unis, le PIB avait chuté de 32 %. La Grèce n’est donc pas loin de ce niveau. (…) La situation n’est pas meilleure en Italie, en Espagne, au Portugal ou même en France. Les marchés émergents étaient le moteur de la croissance mondiale : durant les 15 dernières années, la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie ont généré 50 % de la croissance mondiale. Mais avec les cours des matières premières qui s’effondrent, ces pays sont désormais en déclin sévère.

Alors que les perspectives se détériorent partout, la Banque Mondiale ne cesse de réviser à la baisse ses perspectives de croissance. (…)

Depuis le début de l’année, l’or se comporte bien, ayant progressé de 7 à 18 % en fonction de la devise. C’est en dollars que l’or a le plus grimpé, de 18 % depuis le début de l’année, alors que le billet vert se déprécie par rapport aux autres monnaies. Par rapport au Franc suisse, par exemple, le dollar a baissé de 5 % depuis janvier. Je pense que la baisse du billet vert va s’accélérer dans les mois à venir alors que ce dollar surévalué démarre sa descente vers sa valeur intrinsèque, qui est de zéro. La plupart des autres devises suivront dans son sillage. Vu la dévaluation continue des devises, mesurer un rendement ou un patrimoine en euros ou en dollar n’a aucun sens. L’or est bien sûr le meilleur étalon, car il s’agit de la seule monnaie qui a survécu à l’épreuve du temps.

Comme vous le savez, je pense qu’il est essentiel de posséder de l’or physique et de le conserver en dehors du système bancaire et en dehors de votre pays de résidence. Il ne faut surtout pas le mettre à la banque, car si le système bancaire s’effondre, au mieux vous n’aurez pas accès à votre or avant un bon bout de temps, au pire il se sera volatilisé. (…)

Nous avons acheté beaucoup d’or pour nos clients en 2002, lorsqu’il était à 300 $ l’once. Il s’est ensuite envolé jusqu’à 1900 $ pour valoir aujourd’hui 1240 $. À ce niveau, son prix ajusté à l’inflation réelle est quasi le même qu’en 2002. Non seulement l’or n’est pas aujourd’hui en odeur de sainteté, mais il est aussi sous-évalué. (…)  »

or

Les indicateurs économiques chinois qui passent au rouge à l’instar de ce qui se passe aux États-Unis, le vaudeville grec, les habitants de Carinthie qui transpirent en Autriche et bien d’autres sujets sont au menu des nouvelles du 13 mars 2015.

Le vaudeville grec se poursuit, l’Islande en prend bonne note ?

Les tensions entre l’Allemagne et la Grèce sont loin de s’apaiser alors qu’Athènes tente d’obtenir le paiement des réparations de guerre. La guerre des mots s’est poursuivie sur d’autres terrains notamment lorsque Tsipras et Varoufakis ont admis que la Grèce « ne remboursera jamais sa dette ». Très bien Messieurs mais pourquoi poursuivez-vous alors la mascarade au prétexte de vous accrocher à l’euro ? On aurait presque envie de rire, si les conséquences pour le peuple grec n’étaient pas aussi tragiques. Les Allemands n’ont pas trop apprécié cet éclair de lucidité en déclarant « qu’il fallait mettre un terme à cette folie, on n’a pas le droit de se moquer de la sorte de l’Europe. »

Le gouvernement grec, catalogué d’extrême gauche, vient aussi de passer une loi lui permettant d’utiliser les réserves de ses fonds de pension pour les besoins en liquidité du gouvernement ne faisant que confirmer l’article que nous avons publié il y a quelques jours. Par exemple pour rembourser sa dette au FMI. Une dette qu’ils ont qualifiée d’impayable. Vous trouvez cela incohérent ? C’est normal !

L’Islande qui avait disposé sa candidature pour rejoindre l’UE en 2009, a décidé quant à elle de la retirer… suivant l’adage qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, sans doute (source) !

Les indicateurs économiques américains enchaînent les déceptions…

On a beau nous dire que les États-Unis se portent mieux que le reste du monde et que leur crise est (aussi) dans le rétroviseur, les indicateurs économiques disent tout le contraire. Les prévisions de croissance au premier trimestre ne cessent d’être revus à la baisse pour s’élever désormais à 2,4 % (consensus) alors que la Fed d’Atlanta prévoit une hausse de seulement 0,6 % du PNB américain durant le T1 (sur base de son système de prévision en temps réel GDPNow, source).

…et la Chine ne fait pas mieux

En plus de la bulle immobilière et de la fuite des capitaux, la Chine doit faire face à un autre problème : la chute des salaires dans ses 4 plus grandes villes. Il y a un an, les salaires avaient déjà baissé en moyenne de 6 % à Shanghai. La preuve selon ZeroHedge, qu’une crise déflationniste est bel et bien en marche en Chine.

Une assurance-vie ?

Alors que le taux des obligations européennes ne cessent de plonger grâce aux QE de Draghi et consorts (pour être parfois négatifs), certains se disent que contracter une assurance-vie en euro n’est de toute façon pas risqué vu que le capital est garanti. Mais en cas de problème systémique, pensez-vous vraiment que ce sera le cas ? Aux États-Unis, l’agence gouvernementale en charge de la garantie des assurances vie privées (le PBGC) n’est pas « optimiste quant à sa capacité de fournir un filet de sécurité efficace pour les plans multiemployeurs ».

Pour l’instant, 21 % de ces assurances sont déjà en difficulté et bénéficient d’une assistance du fonds. Mais dans le futur, le PBGC affirme qu’il ne sera pas en mesure d’aider tout le monde et que 51 % des assurances-vie multiemployeurs devront enregistrer une perte (allant de quelques pourcents pour une petite moitié, de 10 à 20 % pour l’autre petite moitié et jusqu’à plus de 30 % pour les autres).

Notez que ces chiffres ne concernent que les assurances qui ont déjà la tête sous l’eau en ce moment ou qui sont déjà arrivées à échéance. Il ne prend pas en compte les contrats en cours qui, vu la baisse des taux, ne seront pas en mesure de fournir les rendements promis. Le PBGC estime que plus de 50 % des assurances-vie seront concernées en 2022 et plus de 90 % en 2025 (voir l’article de ZH pour plus de détails).

La Russie obtient un siège au CA de SWIFT

Encore un grand succès de la diplomatie américaine ! Après avoir menacé d’exclure les Russes du système de paiements internationaux SWIFT (de quel droit, vu que SWIFT est un organisme international indépendant ?), leur stratégie a provoqué des effets complètement opposés alors que SWIFT vient d’annoncer l’attribution d’un siège à la Russie à son Directoire qui comporte 25 membres nommés pour 3 ans (source).

La Carinthie retient son souffle

La Carinthie magnifique région montagneuse autrichienne retient son souffle en raison du démantèlement de Heta, la « Bad Bank » censée régler tous les problèmes de la banque en faillite Hypo Alpe Adria. La région autrichienne garantit un peu plus de 10 milliards d’euros… soit 5 fois ses revenus de 2014 ! C’est pourquoi la note de la Carinthie a été abaissée à baa3 par Moody’s. Si les conséquences financières ne sont pas encore claires, le risque pour la Carinthie est conséquent d’autant que l’État autrichien a déjà déclaré qu’il ne viendrait pas en aide à sa province (voir Forbes).

Plus les gouvernements occidentaux repoussent les problèmes, plus les risques d’y être confrontés augmentent, ainsi que leur gravité. Le Dr Malmgren, ancienne conseillère de Bush, voit de nombreux nuages noirs s’amonceler. C’est ce dont elle a parlé durant sa dernière interview sur KWN :

Sur les produits dérivés

Regardons les choses en face : la valeur des contrats des produits dérivés à travers le monde est supérieure à un quadrillion de dollars. Cette somme est tellement énorme qu’elle est impossible à se représenter. L’une des raisons pour lesquelles les régulateurs à travers le monde ont insisté pour que les banques augmentent leur capital ou leurs réserves en liquide, c’est pour les préparer à la prochaine crise des produits dérivés.

La question est de savoir si les préparatifs ont été suffisants pour y faire face. Le marché des produits dérivés est tellement énorme que les banques pourraient être dépassées si les choses dégénéraient.

Volatilité stupéfiante sur les marchés clés

L’autre motif de souci est la volatilité à laquelle nous assistons. En décembre, la bourse d’Athènes a baissé de 20 % en une seule semaine, au tout début des discussions concernant le « Grexit » (sortie de la Grèce de l’euro). Il s’agit d’un mouvement énorme sur une période si courte. En quelques mois, le pétrole a chuté de plus de 50 %. Le rouble s’est également effondré de plus de 50 %.

Les gouvernements ne pourront pas gérer une nouvelle crise des produits dérivés

Vu que les gouvernements ne pourront pas venir à la rescousse du secteur bancaire, il devra se tourner vers les contribuables. En fait, les pertes du système financier sont déjà reportées sur ceux-ci, sur les travailleurs, les retraités. Les gouvernements font pression pour que les citoyens endossent de plus en plus les pertes.

Ils appliquent notamment une persuasion morale sur les fonds de pension afin qu’ils accumulent toujours plus d’obligations d’État. Le jour où plus personne ne voudra de ces obligations, qui devra couvrir les pertes ? Ce seront les retraités. Je pense que les gens doivent bien comprendre cette problématique.

Dans un même discours, Alan Greenspan a répété 5 fois que le gouvernement peut créer de l’argent de façon illimitée. Il a raison. La Fed reste persuadée qu’elle n’a fait que s’échauffer à la planche à billets, qu’elle pourrait créer bien plus d’argent si nécessaire. Vu  qu’ils ont pu injecter tout ce capital dans les marchés depuis 2007 sans créer d’inflation, ils pensent qu’il n’y a aucun souci à se faire pour celle-ci. Mais les marchés émergents sont déjà victimes d’une inflation historique.

Le vol des contribuables par leur gouvernement a déjà démarré

C’est assez difficile à admettre, mais je dois vous dire que le vol des contribuables par leur gouvernement a déjà démarré. Les services publics ne sont plus ce qu’ils étaient, alors que les impôts ont augmenté, si bien que le niveau de vie baisse. La politique insidieuse d’inflation est une autre méthode utilisée par le gouvernement pour sortir du piège de la dette sans montrer au grand jour qu’un transfert de richesse a eu lieu entre la population et le système financier. Pour faire court, le gouvernement taxe les citoyens afin qu’ils payent pour les excès du système financier. C’est pourquoi ce vol étatique a déjà démarré, même s’il n’est pas visible au grand jour. »

Le risque de « Chypriotisation »

La prochaine étape risque d’être les confiscations des comptes bancaires et des assurances-vie. Par exemple, cela pourrait se matérialiser par l’obligation des fonds de pension de détenir des « actifs sûrs », dont la définition serait les obligations d’État. Cela se passe déjà en ce moment. Tous les fonds de pension achètent énormément d’obligations.

Mais lorsque les États feront défaut, ou tout simplement lorsque les taux d’intérêt augmenteront, ceux qui détiennent ces actifs devront essuyer de grosses pertes, soit les retraités. Soudainement, la valeur de leur bas de laine chutera de 30 % ou plus. Ces pertes seront similaires à ce que la population a dû subir à Chypre, seules les modalités pratiques restent encore à définir. »

Dans le cadre de l’émission du 15 octobre 2014 de C dans l’air consacré au budget, les discussions ont dévié sur l’état des marchés. Deux intervenants (Philippe Dessertinne et Natacha Valla) ont notamment insisté sur le risque de bulle qui pèse sur les marchés actions, mais surtout sur celle des marchés obligataires, dont personne ne parle en ce moment, alors que les taux sont historiquement bas dans un contexte de dette historiquement élevée ! Si bien que Natacha Valla, ancienne de Goldman Sachs, a confessé sur le plateau qu’elle avait liquidé son assurance-vie…

Quand on lui a demandé ce que risquaient les contrats d’assurance-vie, elle a déclaré : « si la dette qui est en face des contrats d’assurance-vie perd 50 % de sa valeur, à mon avis il faudra que quelqu’un prenne la perte. On pourra taxer, peut-être, (…) il faudra que ça s’ajuste d’une façon ou d’une autre. »

Et quand on lui demande ce qu’elle répond à un téléspectateur qui a envoyé un message disant « faites attention à votre assurance-vie », elle dit : « ah ben moi, je n’ai plus d’assurance-vie. »

Voir toute l’émission :

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Chypre, il y a un an, fut un laboratoire : l’opération de saisie d’une partie des dépôts ayant été un succès, les Chypriotes ayant accepté leur sort sans broncher, ce n’est qu’une question de temps avant que l’opération ne soit réitérée. Les préparatifs vont bon train, on attend juste le prochain incident.

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Si vous en doutiez encore, sachez que le journal allemand Die Welt à de nouveau publié un article fin juin faisant état des intentions du FMI, dans lequel il affirme que la réorganisation de la dette des pays sera à l’avenir bien plus radicale, et que les premiers impactés seront les détenteurs d’assurance-vie.

Et, histoire de forcer la main aux plus récalcitrants, le FMI conditionnerait ses « aides financières » à l’obligation d’aller taper dans les comptes des épargnants. En bref, que ce soit sur un compte en banque ou dans des produits d’investissement tels que des actions ou des plans d’assurance-vie, vos économies sont en danger à moyen et long terme. Une seule solution pour vous protéger de ce risque qui devient de plus en plus concret : investir vos économies dans des actifs tangibles, tels que les métaux précieux ou, dans une certaine mesure, de l’immobilier.

Source : Solidarité et Progrès