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Baisse

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Article de SrsRoccoReport.com, publié le 21 septembre 2015 :

« Choquant… Il n’y a pas d’autre mot pour décrire le changement radical qui a lieu depuis le début de l’année sur le marché de l’argent. S’il est vrai que certains analystes avaient annoncé une baisse de la production en 2015, je pense que personne n’avait envisagé les baisses illustrées sur le graphique ci-dessus.

Lorsque j’ai abordé pour la première fois ce sujet il y a un mois dans une interview, j’envisageai la possibilité qu’il y ait une erreur dans les chiffres, une faute de frappe ou quelque chose du genre. Cependant, les statistiques concernant le second trimestre, fraîchement publiées, ne font que confirmer à quel point la production d’argent a chuté dans 2 régions du monde.

Avec l’augmentation continue de la demande d’argent à des fins d’investissement et la chute rapide de l’argent enregistré des coffres du Comex, tout nouveau déclin de la production d’argent ne fera qu’exacerber les tensions existantes sur ce marché.

Habituellement, lorsque nous parlons de « baisse », cela correspond pour le marché à une diminution de 2 à 5 %. Cela peut sembler bénin, mais lorsqu’elle concerne des chiffres importants un tel pourcentage peut représenter beaucoup de métal. Cela dit, les chiffres dont nous parlons sont bien supérieurs.

D’après les statistiques publiées par les sources officielles, la production d’argent du Canada entre janvier et juin de cette année a baissé de presque 20 %, tandis que cette baisse s’élève à 30 % en Australie. S’il est vrai que le Canada n’est pas un gros producteur d’argent, un déclin de 20 % n’en reste pas moins impressionnant. La fermeture d’un ensemble de mines d’extraction de métaux de base est l’explication derrière cette baisse de la production canadienne (note : la majorité de l’argent extrait provient de l’exploitation de mines de métaux basiques en tant que sous-produit).

En ce qui concerne la baisse de la production australienne (30 % ou 9,5 millions d’onces) durant le premier semestre 2015, la baisse de productivité de la plus grosse mine d’argent du monde, la mine Cannington, est l’explication principale.

En tout, durant les 6 premiers mois de l’année, la production d’argent de l’Australie et du Canada a baissé de 28 % pour un total de 11 millions d’onces.

Si la production d’argent a également baissé chez d’autres producteurs importants, il est étonnant de voir la production de l’Australie (4e producteur mondial) s’effondrer de 30 %.

Voici la tendance affichée par les 5 producteurs les plus importants du monde durant le premier semestre 2015 :

  • Mexique = – 5,0 %
  • Pérou = + 3,8 %
  • Chine = statu quo
  • Australie = -30 %
  • Chili = -6 %

Malheureusement, cette baisse de la production intervient alors que la demande d’argent d’investissement explose. (…)

Lorsqu’on sait qu’il y a actuellement des délais de 2 mois pour recevoir certaines pièces d’argent… qui sait ce que nous réserve le futur. »

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Toute l’attention est à nouveau tournée vers la Grèce, qui a remis avec un peu de retard sa liste de réformes qui doit désormais être validée par la Troïka (désolé, les « Institutions », nos lacunes en novlangues sont toujours aussi criantes). D’autres événements importants méritent d’être abordés notamment au niveau du Baltic Dry et des banques centrales.

Mais pour en revenir à la Grèce, un premier couac a déjà eu lieu concernant la fameuse liste des réformes qu’Athènes doit remettre pour que ce nouveau plan de renflouement de 4 mois prenne effet. Les Grecs étaient largement dans les temps hier mais il semblerait que la liste n’ait pas plu aux Allemands. Quelques heures plus tard, on apprenait que la liste serait pour finir « remise le lendemain ». Et ce matin, on apprenait qu’elle avait été remise à 23 h 32… L’Allemagne a refusé de la commenter, selon Ekhatimerini, en attendant la conférence téléphonique prévue cet après-midi.

Nous supposons que les Allemands ont corrigé le devoir de Syriza et qu’une liste conforme aux exigences teutonnes a été remise. Du côté du parti de gauche grec, les fissures continuent de se former. Hier, ce fut au tour de Costas Lapavitsas de questionner la politique de son parti, lorsqu’il a demandé « ce qui allait exactement changer durant ces 4 mois d’extension pour permettre à la Grèce d’améliorer sa position de négociation et ce qui allait empêcher la détérioration de la situation économique, politique et sociale du pays. »

Avec ce qui ressemble furieusement à une nouvelle trahison politique de la volonté du peuple, il ne faudra pas s’étonner que celui-ci se tourne de plus en plus vers des partis comme Aube Dorée qui n’hésiterait pas une seule seconde à inviter « les Institutions » à venir se faire voir chez eux…

Reprise ? 20 banques centrales ont baissé leur taux directeur en 2015

Pour passer au sujet des banques centrales et de la baisse des taux, c’est au tour de la banque centrale d’Israël de baisser à la « surprise générale » son taux directeur de 0,15 %. Il s’élève désormais à 0,1 %, un record pour le pays. En 2015, il s’agit déjà de la 20e banque centrale à baisser son taux directeur soit des baisses de taux qui concernent 38 pays. L’Ouzbékistan, la Roumanie, la Suisse, l’Inde, l’Égypte, le Pérou, la Turquie, le Canada, la BCE (qui agit au nom de 19 pays), le Pakistan, Singapour, l’Albanie, la Russie, l’Australie, la Chine, le Danemark (à 3 reprises !), La Suède, l’Indonésie, le Botswana et enfin Israël sont concernés. L’article de Zero Hedge conclut ainsi :

« Pourquoi le monde entier s’est-il lancé dans une course à la baisse de leur devise ? La réponse est simple : comme nous l’avons répété durant des mois et comme Goldman Sachs vient de l’admettre la semaine dernière, la planète entière ne peut plus nier que nous traversons une période de récession mondiale. »

Un Baltic Dry qui sèche

Depuis la mi 2014 le Baltic Dry, l’indice des prix du cargo maritime a suivi la même voie que celle du cours du pétrole. Les médias dominants nous ont expliqué qu’il s’agissait de simples conséquences de surinvestissements (conséquences des QE ?) dans le transport maritime. Affirmer qu’il s’agit de la conséquence de la baisse du commerce mondial est une autre manière de voir les choses. Il s’agit peut-être un peu des 2. Quoi qu’il en soit durant les 3 dernières semaines, 3 sociétés de transport maritime ont déposé le bilan d’après Reuters via ZeroHedge. D’après le secteur, ce sont les pires conditions de marché depuis les années 80. Aujourd’hui, le Baltic Dry Index s’élève à 512 : jamais il n’a été aussi bas.

Une dette qui ne cesse d’exploser

Pour conclure, un petit rappel sur LE problème qui mine les économies de la plupart des pays développés : la dette. En prenant en compte à la fois la dette publique et privée, 9 pays disposent d’un taux d’endettement supérieur à 300 % de leur PIB.

Dans cette liste publiée par ZH, les méchants profiteurs grecs suceurs d’euros n’occupent pas la plus haute marche du podium mais sont précédés par 6 nations. Outre le Japon (le champion incontesté en la matière), l’Irlande, Singapour et le Portugal, on retrouve la Belgique mais surtout les Pays-Bas, la nation du Président de l’Eurogroupe, Mr Dijsselbloem, qui ferait donc mieux de balayer devant sa porte avant de se permettre de donner des leçons aux autres… La Russie, qui ne cesse de voir sa note être baissée par Standard & Poor’s est bien loin derrière avec 65 % de dette par rapport à son PIB.

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Article de KWN du 11 février 2015 : 

« Alors que le monde continue d’avoir les yeux rivés sur l’Europe, la Russie et l’Ukraine, King World News vient d’apprendre que le ministre des Finances indien est sur le point de prendre une décision qui va secouer le marché de l’or. Le 28 février prochain, lorsqu’il soumettra sa proposition de budget fédéral au parlement il va annoncer une décision historique.

Il s’agit ni plus ni moins de diminuer la taxe sur l’achat d’or de 80 % ce qui devrait provoquer un petit séisme sur le marché de l’or en dopant la demande indienne pour le métal. Ce revirement par rapport à la politique fiscale anti or de l’Inde signifie des milliards de dollars d’achats sur le marché physique. Durant l’année fiscale précédente, la taxe de 10 % sur les importations d’or les ont fait chuter passant de 9,4 milliards de dollars à 4,7 milliards. Le ministre des Finances propose de réduire cette taxe de 80 %, elle retomberait donc à 2 % soit la taxe en vigueur durant le début de l’année 2012.

Cette baisse aurait été demandée par le ministre du Commerce de l’Inde afin de faire baisser les coûts des bijoutiers qui doivent acheter du métal jaune pour leurs créations. Durant ces dernières années ces bijoutiers ont été handicapés par cette taxe sur l’or, décidée par le gouvernement indien pour faire baisser le déficit de sa balance commerciale. (…)

La baisse de cette taxe permettra également de juguler la contrebande de l’or tout en augmentant les revenus de l’État grâce à la disparition quasi totale de ce marché noir. L’Inde se décide enfin à faire ce qui est bon pour elle, les seuls perdants de cette décision étant les banques centrales occidentales. »

Cette nouvelle peut expliquer en partie la faiblesse récente de l’or. Si les grossistes indiens sont au courant, ce qui est plus que probable, ils temporisent probablement dans l’attente de la baisse de la taxe. Une fois entrée en vigueur les importations de métal physique en Inde devraient bondir.

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Face à des phénomènes inexpliqués, il est humain de chercher des explications. C’est ainsi que de nombreuses théories ont fleuri pour expliquer la chute aussi brutale qu’inattendue du pétrole. Voici les « vérités » du Prince Alwaleed bin Tala, qui donne la perspective de l’Arabie saoudite (source via ZH, passages sélectionnés) :

Pourquoi l’Arabie saoudite n’a pas baissé la production ?

L’Arabie Saoudite et tous les autres pays ont été pris par surprise. Personne n’a anticipé ce qu’il s’est produit. Ceux qui affirment l’avoir prévu ne disent pas la vérité. Par exemple, le ministre du Pétrole d’Arabie saoudite avait dit publiquement en juillet que 100 $ le baril est un bon prix pour les producteurs et les consommateurs. 6 mois plus tard, le cours s’effondrait de 50 %.

Cela dit, la décision de ne pas réduire la production fut prudente, intelligente et réfléchie. Car si l’Arabie saoudite avait diminué sa production d’un ou de 2 millions de barils, ils auraient été fournis au marché par les autres. Ce qui signifie que les conséquences auraient été doublement négatives pour l’Arabie : moins de pétrole produit et à un cours inférieur. Ici, l’impact n’a lieu que sur le cours, pas sur les volumes.

Est-ce que le cours du pétrole va continuer à baisser ?

Si l’offre reste au niveau actuel, et que la demande reste faible, tout porte à croire qu’il continuera à baisser. Par contre, si une partie de l’offre est retirée du marché et que la demande augmente un peu, les cours pourraient repartir à la hausse. Mais je suis certain que nous n’atteindrons plus les 100 $ le baril. Je l’avais dit il y a un an, plus de 100 $ le baril, c’est un prix artificiel.

À propos de la théorie du complot contre la Russie

Deux mots : foutaises et bêtises. Les Saoudiens ne feraient pas ça. Parce que l’Arabie saoudite est impactée aussi fortement que la Russie, point final. Cela ne se voit pas trop parce que nous avons de grosses réserves. Mais ici, la Russie et l’Arabie Saoudite sont dans le même bateau, nous souffrons de concert. Il n’y a aucune conspiration politique contre la Russie, car agir ainsi, ce serait nous tirer une balle dans le pied.

Alors qu’on ne cesse de nous parler de pic du pétrole et de la reprise économique, le prix du baril ne cesse de baisser. El est même repassée sous la barre des 65 $ pour la première fois depuis mai 2010, en baisse de 16 % depuis mercredi dernier, soit lorsqu’on a appris la décision de l’OPEP de ne pas réduire la production. Que se passe-t-il sur le marché de l’or noir ? Voici l’analyse de Robert Fitzwilson (article du 1er décembre 2015) :

« La fête américaine de Thanksgiving ne fut pas que la fête à la dinde, mais aussi celle du pétrole. Vendredi dernier, c’était le fameux Black Friday, le jour des soldes du lendemain de la Thanksgiving. Ce fut également un vendredi noir pour le secteur de l’énergie. Durant la session de trading réduite, non seulement le cours du pétrole a chuté, mais aussi celui de quasi toutes les actions qui dépendent du secteur énergétique.

La rengaine que l’on nous a servie en guise d’explication, c’est qu’il y a une surproduction de pétrole face à une demande en berne. On nous dit que le pétrole de la fracturation hydraulique est en grande partie responsable de la supposée surproduction, et que l’Arabie Saoudite ne ferme pas le robinet afin de pousser les prix à la baisse et de pousser les sociétés de fracturation hydraulique américaine vers la faillite.

Même si l’augmentation de la production de pétrole aux États-Unis a été dramatique, cette production supplémentaire est relativement petite par rapport à l’offre et à la demande mondiale. Celle-ci est d’environ 90 millions de barils par jour ; nous estimons que cette demande va augmenter sur un an de 3 millions de barils par jour. L’augmentation de la production américaine est fantastique, tout en étant nécessaire dans le contexte de demande que nous connaissons, mais aussi de tensions géopolitiques en Amérique du Nord, au Moyen-Orient, au Venezuela et au Nigéria. Sans parler de la production mexicaine qui semble condamnée à continuer à baisser.

La baisse du cours de ces 4 derniers mois ne peut donc apparemment pas être remise sur le compte de l’offre et de la demande. Cette rengaine est fausse. (…)

Le communiqué de l’OPEP affirme qu’aucun des participants n’était enclin à diminuer la production, alors que les seuls les Saoudiens étaient ouverts à l’idée. Cela semble logique. L’Arabie Saoudite produit de 9 à 10 millions de barils par jour, tandis qu’elle consomme sur place une bonne partie de cette production, et que cette consommation locale ne cesse de grandir. Même s’ils diminuaient la production d’un million de barils par jour, par rapport à la demande mondiale, une telle décision aurait un impact à long terme négligeable. Cela ne ferait que réduire le produit de leurs exportations, qui a déjà fortement baissé à cause de la baisse du baril de 40 $. Des prix plus bas à des volumes inférieurs déboucheraient sur des complications budgétaires encore pire. (…)

Reste à savoir qui est le coupable de cette baisse. D’après notre analyse, le responsable est probablement le même groupe qui s’est occupé de la baisse des métaux précieux et des sociétés minières. Les outils utilisés pour obtenir cette baisse furent sans aucun doute les produits dérivés utilisés pour échanger le « pétrole financier ». Vu le ratio de 20 contre 1 entre les échanges de pétrole papier et physique (estimation basse), il n’en faut pas beaucoup pour qu’un élan baissier se transforme en déroute.

Nous pensons que l’objectif était de baisser le cours du pétrole et donc aussi du gaz avant les élections américaines, tout en donnant un coup de bambou à la Russie. Les planificateurs centraux pensent pouvoir agir à leur guise, en obtenant exactement les effets escomptés. Le problème, c’est que cela ne marche pas comme cela dans la pratique, surtout pour la baisse. On dit souvent que les marchés haussiers prennent les escaliers tandis que les marchés baissiers prennent l’ascenseur. C’est particulièrement vrai pour un marché aussi important et leveragé que l’énergie.

Certains prétendent également que cette baisse de l’énergie pourrait servir à justifier un QE4. Il se peut que cela fasse partie du plan, reste à savoir comment cela s’orchestrerait dans les faits. Il est vrai que les consommateurs qui voient leur facture énergétique baisser voient leur pouvoir d’achat augmenter, mais la destination de cet argent reste incertaine. Sera-t-il utilisé pour rembourser une dette, ou pour consommer ?  (…)

Vendredi, en fin de séance, les produits dérivés se sont à nouveau déchaînés sur les métaux précieux et les actions minières. Si le vendredi est l’un des jours de prédilection des attaques, il y avait des raisons supplémentaires pour les perpétrer ce vendredi. Le référendum suisse avait lieu aujourd’hui ; il s’agissait peut-être d’effrayer les Suisses. Vu la victoire écrasante du non, la campagne de propagande fut clairement une réussite. Apparemment, le pare-feu suisse est désormais de l’histoire ancienne. Maintenant, c’est « tous à bord de l’Express Keynésien. (…) »

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Simple coïncidence ? À peine le mois de septembre entamé, l’or a fait l’objet d’une nouvelle attaque en règle, le cours baissant de 20 dollars par rapport à vendredi dernier.

Dès l’ouverture du marché de Londres, on a assisté au départ du lancement de toute une série de chutes brutales du cours de l’or, faisant ressembler son graphe à un escalier. Le plus bas de 1264 $ a été atteint, tandis que le support crucial à 1280 $ a été rompu.

Un nouveau seuil de support s’est dégagé à 1265 $, mais désormais, il ne serait pas étonnant qu’une nouvelle vague de mouvement baissier face baisser le métal jaune en dessous de 1250 $, alors que la publication des chiffres de l’emploi américain, très attendue, est prévue pour vendredi prochain.

Alors que les vacances sont terminées et que la période habituellement la plus positive pour l’or est sur le point de démarrer, il pourrait s’agir d’un excellent point d’entrée, alors que les chiffres de l’emploi qui seront publiés vendredis devrait être décevants.

Source : Silver Doctors

L’opinion de Stephen Leeb :

« Lorsqu’on voit l’or baisser de 2 % le lendemain de la fête du Travail (Labor Day, jour férié aux USA), il y a de quoi être perplexe. En fait, les nouvelles en provenance d’Europe sont tellement mauvaises que cela signifie que la BCE devra probablement recourir à une sorte de QE. Cela a donc renforcé le dollar, ce qui met une pression supplémentaire sur l’or.

Tout ceci se passe alors que les fondamentaux pour un cours plus élevé du métal jaune sont toujours en place. »

Source : KWN