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Baltic Dry Index

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nuages noirs

Article de Michael Snyder, publié le 5 janvier 2016 sur ActivistPost.com :

« Le mois de janvier a beau avoir été mauvais pour l’économie mondiale, la vérité est que le reste de l’année promet d’être bien pire. Les licenciements s’accélèrent pour atteindre un rythme plus vu depuis la dernière récession, les grandes chaînes de magasins ferment des centaines de points de vente, les marges des grandes sociétés plongent, le commerce mondial ralentit de façon dramatique et plusieurs banques majeures européennes sont au seuil de l’implosion.

Je vais partager avec vous des chiffres abasourdissants. Chacun d’entre eux pourrait être une source d’inquiétude en soi mais rassemblés aucun doute n’est permis : l’économie mondiale est en crise et les conséquences pour les marchés financiers seront très sérieuses. Les marchés actions américains ont connu leur plus mauvais mois de janvier de ces sept dernières années et si j’ai raison le pire est encore à venir. Voici les 22 signes que les choses ne font que commencer :

  1. Le nombre de licenciements aux États-Unis a explosé de 218 % en janvier 2016 d’après Challenger, Gray & Christmas.
  2. Le Baltic Dry Index vient de nouveau de battre son pire record absolu de l’histoire. Au moment où j’écris cet article, il s’élève à 303.
  3. Les commandes industrielles sont désormais en baisse depuis quatorze mois consécutifs.
  4. En janvier, les commandes pour les camions de classe 8 (les gros camions qui circulent sur les autoroutes américaines) ont chuté de 48 % par rapport à il y a un an.
  5. Le trafic ferroviaire ralentit lui aussi considérablement. Dans le Colorado, des centaines de locomotives sont à l’arrêt sur les rails.
  6. Les marges des entreprises ont culminé durant le 3e trimestre de 2014 mais n’ont cessé de baisser depuis. Cela se produit habituellement lorsque nous sommes à l’aube d’une récession.
  7. La publication de chiffres trimestriels décevants fait baisser les actions les unes après les autres. Lions Gate Entertainement, Tableau Software, YRC Worldwide Share, LinkedIn, etc., ont connu des baisses s’élevant de 5 à 40 %.
  8. Les marchés des obligations risquées poursuivent leur chute à Wall Street. Lundi, le JNK baissait jusqu’à 32,6 et le HYG jusqu’à 77,99.
  9. Jeudi, le journal britannique Express nommait publiquement cinq grandes banques européennes qu’il considère en danger sérieux. À savoir la Deutsche Bank, Crédit Suisse, Santander, Barclays et RBS.
  10. La Deutsche Bank est la plus grosse banque d’Allemagne. Son exposition aux produits dérivés est la plus importante du monde. Malheureusement, les CDS de la DB montrent que la banque est en pleine tempête et qu’une implosion totale est peut-être imminente. La semaine dernière, nous avons appris qu’elle a perdu 6,8 milliards d’euros en 2015. Si vous avez bonne mémoire, je vous avais déjà prévenu dès septembre. La première banque d’Allemagne est dans le pétrin. Elle pourrait devenir le Lehman Brothers européen.
  11. Crédit Suisse vient d’annoncer le licenciement de 4.000 salariés.
  12. Shell vient d’annoncer la suppression de 10.000 emplois.
  13. Caterpillar a annoncé la fermeture de cinq usines et le licenciement de 670 ouvriers.
  14. Yahoo vient d’annoncer une réduction de 15 % de ses effectifs.
  15. Johnson & Johnson vient d’annoncer le licenciement de 3.000 salariés.
  16. Sprint vient de licencier 8 % de son personnel et GoPro va remercier 7 % de ses travailleurs.
  17. Aux quatre coins des États-Unis, les fermetures de magasins s’accélèrent. Par exemple, Wal-Mart va fermer 269 magasins, dont 154 aux États-Unis. K-Mart va fermer une vingtaine de points de vente dans les mois à venir. J.C. Penney va fermer 47 magasins supplémentaires après les 40 fermetures de 2015. Macy’s a décidé de fermer 36 magasins et de licencier environ 2.500 employés. The Gap prépare la fermeture de 175 points de vente en Amérique du Nord. Sears a fermé environ 600 magasins durant les 12 derniers mois, pourtant les ventes ne cessent de chuter parmi les survivants.
  18. D’après le New York Times, les crédits douteux pourraient s’élever jusqu’à 5 trillions de dollars en Chine.
  19. Le Japon vient de mettre en place des taux négatifs dans sa tentative désespérée de doper le crédit.
  20. L’économie mondiale a désespérément besoin d’une hausse du cours du pétrole mais Morgan Stanley ne s’attend pas à revoir le baril de brut à 80 $ avant 2018.

(…) »

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Toute l’attention est à nouveau tournée vers la Grèce, qui a remis avec un peu de retard sa liste de réformes qui doit désormais être validée par la Troïka (désolé, les « Institutions », nos lacunes en novlangues sont toujours aussi criantes). D’autres événements importants méritent d’être abordés notamment au niveau du Baltic Dry et des banques centrales.

Mais pour en revenir à la Grèce, un premier couac a déjà eu lieu concernant la fameuse liste des réformes qu’Athènes doit remettre pour que ce nouveau plan de renflouement de 4 mois prenne effet. Les Grecs étaient largement dans les temps hier mais il semblerait que la liste n’ait pas plu aux Allemands. Quelques heures plus tard, on apprenait que la liste serait pour finir « remise le lendemain ». Et ce matin, on apprenait qu’elle avait été remise à 23 h 32… L’Allemagne a refusé de la commenter, selon Ekhatimerini, en attendant la conférence téléphonique prévue cet après-midi.

Nous supposons que les Allemands ont corrigé le devoir de Syriza et qu’une liste conforme aux exigences teutonnes a été remise. Du côté du parti de gauche grec, les fissures continuent de se former. Hier, ce fut au tour de Costas Lapavitsas de questionner la politique de son parti, lorsqu’il a demandé « ce qui allait exactement changer durant ces 4 mois d’extension pour permettre à la Grèce d’améliorer sa position de négociation et ce qui allait empêcher la détérioration de la situation économique, politique et sociale du pays. »

Avec ce qui ressemble furieusement à une nouvelle trahison politique de la volonté du peuple, il ne faudra pas s’étonner que celui-ci se tourne de plus en plus vers des partis comme Aube Dorée qui n’hésiterait pas une seule seconde à inviter « les Institutions » à venir se faire voir chez eux…

Reprise ? 20 banques centrales ont baissé leur taux directeur en 2015

Pour passer au sujet des banques centrales et de la baisse des taux, c’est au tour de la banque centrale d’Israël de baisser à la « surprise générale » son taux directeur de 0,15 %. Il s’élève désormais à 0,1 %, un record pour le pays. En 2015, il s’agit déjà de la 20e banque centrale à baisser son taux directeur soit des baisses de taux qui concernent 38 pays. L’Ouzbékistan, la Roumanie, la Suisse, l’Inde, l’Égypte, le Pérou, la Turquie, le Canada, la BCE (qui agit au nom de 19 pays), le Pakistan, Singapour, l’Albanie, la Russie, l’Australie, la Chine, le Danemark (à 3 reprises !), La Suède, l’Indonésie, le Botswana et enfin Israël sont concernés. L’article de Zero Hedge conclut ainsi :

« Pourquoi le monde entier s’est-il lancé dans une course à la baisse de leur devise ? La réponse est simple : comme nous l’avons répété durant des mois et comme Goldman Sachs vient de l’admettre la semaine dernière, la planète entière ne peut plus nier que nous traversons une période de récession mondiale. »

Un Baltic Dry qui sèche

Depuis la mi 2014 le Baltic Dry, l’indice des prix du cargo maritime a suivi la même voie que celle du cours du pétrole. Les médias dominants nous ont expliqué qu’il s’agissait de simples conséquences de surinvestissements (conséquences des QE ?) dans le transport maritime. Affirmer qu’il s’agit de la conséquence de la baisse du commerce mondial est une autre manière de voir les choses. Il s’agit peut-être un peu des 2. Quoi qu’il en soit durant les 3 dernières semaines, 3 sociétés de transport maritime ont déposé le bilan d’après Reuters via ZeroHedge. D’après le secteur, ce sont les pires conditions de marché depuis les années 80. Aujourd’hui, le Baltic Dry Index s’élève à 512 : jamais il n’a été aussi bas.

Une dette qui ne cesse d’exploser

Pour conclure, un petit rappel sur LE problème qui mine les économies de la plupart des pays développés : la dette. En prenant en compte à la fois la dette publique et privée, 9 pays disposent d’un taux d’endettement supérieur à 300 % de leur PIB.

Dans cette liste publiée par ZH, les méchants profiteurs grecs suceurs d’euros n’occupent pas la plus haute marche du podium mais sont précédés par 6 nations. Outre le Japon (le champion incontesté en la matière), l’Irlande, Singapour et le Portugal, on retrouve la Belgique mais surtout les Pays-Bas, la nation du Président de l’Eurogroupe, Mr Dijsselbloem, qui ferait donc mieux de balayer devant sa porte avant de se permettre de donner des leçons aux autres… La Russie, qui ne cesse de voir sa note être baissée par Standard & Poor’s est bien loin derrière avec 65 % de dette par rapport à son PIB.

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