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Bank of England

On avait beau nous dire que le risque grec était déjà intégré dans les valorisations et que ce pays, de par la taille modeste de son économie, ne représentait aucune menace pour le système financier mondial… Depuis que la situation a tourné au vinaigre, cette confiance de façade s’est fissurée si bien que les plus respectables des institutions affichent désormais en public leurs inquiétudes.

Il faut dire que comme nos articles d’hier l’ont démontré, derrière les ennuis financiers de la modeste Grèce se cache la faillite virtuelle de la BCE ce qui n’est pas rien. A côté de cet événement qui semble impensable, le risque de voir la panique s’emparer des marchés est bien plus grand ce qui préoccupe de plus en plus les investisseurs.

On ne compte plus les gestionnaires et spéculateurs respectés qui conseillent de se positionner sur le cash, voire même sur les métaux précieux : Bob ShillerBill Gross, etc. C’est désormais au tour de Mark Carney (gouverneur de la banque d’Angleterre) de partager ses craintes de voir les événements en Grèce déclencher une vague de vente sur les marchés qui pourraient se répandre aux 4 coins du globe à l’occasion de la dernière publication du rapport de stabilité financière de son institution, qui a lieu 2 fois par an :

« Mr Carney a déclaré aux journalistes que l’exposition directe minimale des banques britanniques à la Grèce en termes de dépôts et de crédits ne signifie pas que l’économie britannique soit nécessairement immunisée contre une dégringolade si la Grèce devait quitter la zone euro.

« La situation reste fluide mais il est possible qu’un aggravement de la crise grecque puisse déclencher une vaste réévaluation du risque du côté des marchés financiers » a déclaré Carney. « Cela pourrait en définitive atteindre la confiance des entreprises et des ménages en Grande-Bretagne », a-t-il ajouté.

Bank of England a travaillé main dans la main avec le Trésor britannique et les autorités européennes à la mise en place de plans d’urgence afin de protéger l’économie britannique des dommages collatéraux, a déclaré M. Carney tout en refusant de fournir de plus amples détails. Il a affirmé que les régulateurs avaient été regarder du côté des divisions britanniques de certaines banques grecques.

Mercredi, le patron du trésor britannique George Osborne a déclaré que le la Grande-Bretagne espérait le meilleur tout en se préparant pour le pire.

« Nous sommes prêts à faire tout ce qui sera nécessaire pour protéger notre sécurité économique durant cette période incertaine. »

Source : Zero Hedge

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Ancien gouverneur de la Bank of England, Mervyn King, désormais loin de ses responsabilités, se range à l’opinion des possesseurs de métaux précieux physiques en affirmant que les politiques monétaires ne sont pas la solution !

 

ZeroHedge se demande pourquoi les banquiers centraux ont systématiquement des accès d’honnêteté lorsqu’ils quittent leur emploi. Le site financier iconoclaste connaît bien évidemment la réponse (non, King n’est pas devenu sénile), mais il est tout de même navrant que ces gens, lorsqu’ils reçoivent leur confortable salaire, exécutent des politiques dont ils savent très bien qu’elles nous mèneront au désastre. Voici ce que King, pris soudainement d’un accès de lucidité, a déclaré devant des professionnels du secteur minier en Australie (via abc.net.au) :

Dans le thème central de son exposé, l’ancien gouverneur de la Bank of England Mervyn King a apporté un message d’espoir au secteur minier australien, en insistant sur le fait que l’insécurité mondiale pourrait avoir un impact positif sur le cours de l’or et des autres matières premières.

Il a déclaré que les incertitudes géopolitiques et économiques soutiendront le prix des matières premières.

Mais il a également souligné qu’aux 4 coins du monde, les pays devront faire face à une dette grandissante, tout en avertissant que les politiques des banques centrales ne sont pas la solution :

« Nous sommes en train de découvrir que si le retour de la croissance est si lente, c’est parce que les politiques monétaires ne sont pas actuellement la solution, et que d’autres politiques  doivent être mis en place afin de rééquilibrer l’économie mondiale, » a-t-il déclaré.

« Aucune nation, seule, ne trouvera facilement la solution. Il faudra revoir les relations entre les économies majeures, qu’il y ait une acceptation que les excédents commerciaux devront diminuer afin que les pays qui ont beaucoup emprunté puissent réduire leur déficit commercial, et graduellement réduire leur endettement. »