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Banque d'Angleterre

L’une des rares banques centrales du monde développé qui s’était abstenue de baisser ses taux depuis 2009 vient de jeter l’éponge. En plus de réduire son taux directeur, la banque d’Angleterre a également annoncé un nouvel assouplissement quantitatif, isolant toujours plus la Fed dans son intention, qui doit encore être pleinement concrétisée dans les faits, de relever ses taux.

De Reuters :

« La banque d’Angleterre a réduit son taux directeur à presque zéro ce jeudi, tout en ouvrant les vannes pour déverser des milliards de livres sterling de stimulation monétaire afin d’amortir le choc économique découlant du vote en faveur de la sortie de l’Union européenne de la Grande-Bretagne.

Agissant selon le souhait de son économiste en chef d’utiliser « un marteau pour ouvrir une noix », la BoE a réduit son taux directeur de 25 points de base pour atteindre un plus bas record de 0,25 %.

Cette première baisse depuis 2009 est accompagnée d’un engagement sur l’achat de 60 milliards de livres d’obligations gouvernementales avec de l’argent fraîchement créé dans les 6 mois à venir, ainsi que de 2 nouveaux plans de stimulation additionnels. Le premier portera sur l’achat de 10 milliards de livres d’obligations d’entreprises à solvabilité élevée, tandis que le second, dont le coût pourrait s’élever jusqu’à 100 milliards de livres, a pour objectif de s’assurer que les banques transmettent bien, et en intégralité, la baisse des taux aux emprunteurs.

La banque centrale a déclaré que la plupart des décideurs de la BoE s’attendent à ce que le taux directeur soit plus que jamais proche de zéro d’ici la fin de l’année. Elle a également fortement réduit ses perspectives de croissance pour l’année prochaine.

« En agissant rapidement et vigoureusement, la banque peut réduire les incertitudes, doper la confiance, atténuer le ralentissement et soutenir les ajustements nécessaires de l’économie britannique, » a déclaré le gouverneur de la banque centrale, Mark Carney. (…)

Carney a déclaré avoir dévoilé un paquet exceptionnel de mesures en raison des changements importants de perspectives économiques suivant le Brexit. La BoE s’attend à la stagnation de l’économie durant le reste de l’année 2016 ainsi qu’à une faible croissance l’année prochaine.

En baissant son taux directeur à son plus bas de son histoire vieille de 322 ans, la BoE emboîte le pas à la banque du Japon et à la banque centrale australienne, qui ont toutes les 2 dévoilé des plans de stimulation la semaine dernière. (…)

Carney a ajouté que la BoE dispose de la possibilité de faire davantage sous la forme de baisse des taux et d’assouplissement quantitatif, mais a exclu un taux directeur négatif ou le parachutage d’argent sans contrepartie (hélicoptère monétaire). »

Voilà qui devrait enterrer à tout jamais la posture de la Fed sur les taux. Certains analystes mainstream sont d’ailleurs lucides à ce propos : cette décision de la BoE ne fait que confirmer le scénario privilégié par or-argent.eu : nous sommes dans une nouvelle ère de QE permanents. Via CNBC, c’est notamment ce qu’a déclaré Steven Dudash, président d’IHT Wealth Management :

« Je pense que nous sommes désormais dans un QE à l’infini, aujourd’hui ils inventent de nouvelles méthodes d’assouplissement quantitatif car il n’est désormais plus possible de baisser davantage les taux, » a-t-il déclaré, tout en précisant que ce genre de scénario ne favorise pas les banques. »

Toute cette création monétaire, visant à soutenir et à gonfler le prix des actifs financiers, finira tôt ou tard par engendrer un retour de manivelle. D’où l’importance de se protéger avec des métaux précieux.

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Après l’Allemagne et les Pays-Bas, c’est au tour de la Belgique d’annoncer son souhait de rapatrier 200 tonnes d’or qui se trouve à Londres (à la Banque d’Angleterre) depuis la fin des années 30. Il s’agit d’un peu moins de 90 % des réserves du royaume qui possède en tout et pour tout 227 tonnes.

D’après l’article du média public belge RTBF, la location des coffres coûte 250.000 € par an et le rapatriement est envisagé depuis des mois. Par contre, l’article se garde bien de s’interroger sur les raisons d’une telle décision :

La Belgique va rapatrier 200 tonnes d’or stockés en Grande-Bretagne

La Belgique veut rapatrier 200 tonnes d’or d’une valeur de 6,2 milliards d’euros. Des lingots qui se trouvent en Grande-Bretagne.

La Banque nationale possède 227 tonnes d’or. 27 tonnes se trouvent disséminées entre le Canada, la Suisse et la Belgique. Les 200 tonnes qui restent se trouvent à Londres dans un endroit vraiment protégé : une salle des coffres située à 20 mètres de profondeur et derrière des murs d’un mètre et demi d’épaisseur. Une seule clef, longue de 7 cm, permet d’ouvrir ce lieu qui est également protégé par un mot de passe.

L’or belge est stocké avec de l’or provenant de France ou des États-Unis. C’est à la fin des années 30 que l’or a pris ce chemin et cela dans la crainte d’une invasion allemande. En outre, la Banque d’Angleterre disposait à l’époque des coffres les plus sûrs au monde.

Lire la suite sur rtbf.be

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Dans un article du 18 mars publié sur le site du Guardian, le journal britannique donne un lien vers un document de la banque d’Angleterre qui dit noir sur blanc ce que toute personne qui a visionné la vidéo « l’argent dette » de Paul Grignon sait depuis longtemps : l’argent est pour sa plus grande partie créé par le crédit.

USA-Defaut-Dette

On peut se demander ce qui a poussé le Guardian et la Banque d’Angleterre à « vendre la mèche », comme l’a écrit le site Egalité et Réconciliation qui a traduit l’article. Honnêteté, ou sentiment que le taux de lobotomisation du citoyen lambda est assez élevé que pour se permettre de faire un tel aveu sans susciter d’émoi particulier ?

Dans les années trente, Henry Ford est censé avoir dit, à propos des États-Unis : « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. » La semaine dernière, il s’est passé une chose remarquable : la Banque d’Angleterre a vendu la mèche.

Dans un article intitulé « La création monétaire dans l’économie moderne », trois économistes du directoire d’analyse monétaire de la Banque d’Angleterre déclarent de manière catégorique que la plupart des hypothèses faites sur le monde bancaire et son fonctionnement sont fausses, et que les positions généralement taxées d’hétérodoxes et de « populistes » associées à des mouvements tel que Occupy Wall Street sont correctes. En faisant cela, ils mettent à terre toutes les justifications théoriques qui sont à la base des politiques d’austérité.

Pour percevoir à quel point cette nouvelle position de la Banque d’Angleterre est radicale, considérons la compréhension conventionnelle que nous avons des mécanismes bancaires, qui sont aujourd’hui la base de nos débats sur les politiques publiques. Les gens mettent leur argent dans des banques. Ensuite, les banques prêtent cet argent avec intérêt aux consommateurs ou entrepreneurs désireux d’investir dans des initiatives profitables. Le système des réserves fractionnaires permet aux banques de prêter considérablement plus que ce qu’elles ont en réserve, et si les dépôts ne suffisent pas, les banques privées peuvent chercher à emprunter auprès de la banque centrale. La banque centrale peut imprimer autant de monnaie qu’elle le désire en faisant toutefois attention de ne pas trop en abuser. On nous dit souvent que c’est d’ailleurs la raison première de l’existence de banques centrales indépendantes. Si les gouvernements pouvaient imprimer eux-mêmes la monnaie, ils en abuseraient sûrement, et cela aurait pour conséquence une inflation qui jetterait l’économie dans le chaos. Des institutions comme la Banque d’Angleterre ou la Réserve fédérale des États-Unis ont été créées pour réguler de manière prudente la création monétaire afin de prévenir l’inflation. Voilà pourquoi elles ont l’interdiction de financer directement les gouvernements, par exemple par l’achat de bons du trésor, et doivent plutôt financer l’activité du secteur privé sur lequel le gouvernement impose simplement des impôts.

C’est cette théorie conventionnelle qui nous permet de continuer à parler de la monnaie comme si c’était une ressource limitée comme la bauxite ou le pétrole, de dire « il n’y a simplement pas assez d’argent » pour financer les programmes sociaux, de parler de l’immoralité du déficit budgétaire ou de la dépense publique qui évince le secteur privé.

Ce que la Banque d’Angleterre a admis cette semaine, c’est que rien de tout cela n’est vrai.

Pour citer sa propre synthèse introductive :

« Plutôt que les banques reçoivent des dépôts quand les ménages épargnent pour ensuite prêter ces montants, ce sont en fait les prêts des banques qui créent les dépôts […]. En temps normal, la banque centrale ne fixe pas le montant de la monnaie en circulation, pas plus que la monnaie centrale ne se “multiplie” en prêts et dépôts. »

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Or 1300 tonnes Banque d'Angleterre Alasdair MacleodDepuis quelques jours, nous savons grâce à Alasdair MacLeod que ce serait, entre autre, la banque d’Angleterre qui aurait fourni au marché l’or physique tant convoité alors que les manipulations du marché offraient aux acquéreurs intéressés un magnifique rabais.

Chris Powell a voulu voir auprès de la Banque d’Angleterre ce qu’elle avait à dire à propos de ces 1300 tonnes d’or qui auraient quitté ses coffres en l’espace de 4 mois.  Le service d’information au public de la banque a au moins eu la gentillesse de lui répondre rapidement. Dans un langage typiquement financier, mais qui ne laisse planer aucun doute :

Le chiffre rapporté au grand public maintenant a été délibérément exprimé de façon vague. Aucune autre information ne sera communiquée à ce propos.

C’est d’autant plus dingue que la Banque d’Angleterre ne possède que 300 tonnes. Cela signifie donc qu’elle a vendu ou prêté de l’or qui ne lui appartient pas !

La Banque d’Angleterre et les autres sont-elles fiables quand à leur stock d’or rapporté ?

Cette affaire rappelle furieusement celle de la demande allemande de rapatriation de son or stocké aux Etats-Unis. Les Américains ont accepté de leur rendre 300 tonnes, mais dans seulement 7 ans. Ceux qui pensent que les Américains ont toujours cet or en leur possession ont désormais la preuve qu’il est possible pour une banque centrale de disposer d’or qui ne lui appartient pas. Cela remet évidemment en question les chiffres publiés par la Fed et cie. Ces soupçons ont également été corroborés par William Kaye, dont un raffineur de Hong Kong lui a certifié avoir fondu des lingots estampillés Bundesbank.

Combien de temps vont-elles, ainsi que les banques de lingots, pouvoir jouer ce petit jeu ? Difficile à dire. Par contre, ces tensions sur le marché physique semble indiquer que les manipulations du prix de l’or pour faire chuter son cours brutalement sont terminées : une nouvelle chute de 100 dollars enflammerait à nouveau le marché physique, alors que les stocks sont déjà sous tension. Ce qui indique aussi qu’on n’est plus prêt de retourner autour des 1200 dollars l’once d’or avant un bon moment.

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Or Banque d'Angleterre Alasdair MacleodHier, Wiliam Kaye a mentionné les révélations faites par Alasdair Macleod à propos de l’or de la banque d’Angleterre, qui aurait été vendu en catimini. Pour en savoir plus, voici la traduction des passages importants de l’article original de Macleod, paru sur GoldMoney, qui nous permet de mieux comprendre les raisons du massacre du cours de l’or en avril, mais aussi pourquoi le prix n’a pas tellement augmenté depuis : en bref, c’est la banque d’Angleterre qui a fourni du métal au marché assoiffé de physique.

Il faut savoir que Londres est le marché le plus important de l’or lorsqu’on parle du physique, surtout en ce qui concerne les banques centrales. C’est pour cette raison que celles-ci achètent, vendent, louent et échangent leur or à Londres. À l’exception de la Russie, de la Chine et des pays d’Asie centrale, qui préfèrent stocker chez eux.

En juin de cette année, la banque d’Angleterre a déclaré posséder au moins 400.000 lingots de 400 onces. Alors que le 28 février, elle déclarait en posséder 505.117. Il semblerait donc que 100.000 lingots se soient évaporés en l’espace de 4 mois.

Alasdair MacLeod : 1310 tonnes d’or évaporés en 3 mois de la banque d’Angleterre

Serait-ce une erreur ? Il semble que non. La banque pensait peut-être pouvoir passer à travers les mailles du filet en donnant un chiffre vague, plus de 400.000. Mais c’est beaucoup moins que le chiffre précédemment rapporté. Il faut donc en tirer les conclusions qui s’imposent : environ 1300 tonnes d’or ont quitté les coffres de la banque Angleterre depuis le 1er mars.

Depuis la débâcle chypriote, la demande pour l’or a augmenté, notamment en Chine et en Inde. La production minière stagne, tandis que l’or de récupération en Europe se fait de plus en plus rare. Cela a débouché sur une crise sur le marché, les banques de lingots se retrouvant à cours de physique. C’est alors que l’on a eu droit au massacre de l’or en avril.

Cependant, cet événement a accéléré la demande pour l’or physique. Le fait que le cours n’est pas parti à la hausse signifie que quelqu’un a dû fournir des lingots pour satisfaire la demande à partir de la mi-avril. Les choses semblent désormais claires. La banque d’Angleterre a vendu 1300 t d’or physique à Londres, afin de maintenir le cours à son niveau.

Cela dit, 2 questions restent en suspens. Tout porte à croire, vu la demande, que la plupart des lingots ont atterri dans le secteur non bancaire. Ce qui signifie que la banque d’Angleterre ne possède plus l’or qu’elle doit à ses clients. La seconde question : des 1580 tonnes restantes, combien en a-t-elle vendu depuis juin ?

Quoi qu’il en soit, il semble clair que l’or physique ne sera plus disponible au tarif actuel pendant longtemps. Le GOFO négatif en est l’un des signes. Il semblerait que l’habitude de louer de l’or au marché, l’or des banques centrales, a enclenché un retour de manivelle.

Les acteurs de cette manipulation ont mal calculé leur coup : il n’avait pas anticipé la demande massive qui allait suivre le massacre du cours de l’or. Cette erreur fatale va leur coûter très cher, et nous sommes loin d’avoir encore vu l’étendue des dégâts.