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Banque Mondiale

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Article d’UsNews.com, publié le 8 juin 2016 :

« Une fois de plus, la Banque Mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance 2016. L’organisme d’aide prédit depuis mardi une croissance mondiale à 2,4 %, en baisse par rapport aux 2,9 % attendus en janvier.

« L’économie mondiale est fragile, » a déclaré l’économiste de la Banque Mondiale Ayhan Kose, qui a participé à l’élaboration de cette prédiction. « La croissance est faible, » a-t-il ajouté.

Dans les années qui ont suivi la crise financière de 2008, la banque mondiale et le FMI se sont montrés à répétition trop optimistes à propos de l’économie mondiale et ont dû à plusieurs reprises revoir leurs prévisions à la baisse.

La dernière prévision 2016 de la Banque Mondiale est plus pessimiste que celle du FMI, qui voyait en avril une croissance mondiale annuelle de 3,2 %. Depuis, il devient de plus en plus clair que le bas prix des matières premières continue à contrarier de nombreux pays en voie de développement qui dépendent de ces exportations. Les pays développés ont de leur côté des difficultés à faire décoller leur économie alors qu’ils font face à une population vieillissante et à une faible croissance de la productivité. (…)

La Banque Mondiale s’attend à une croissance de 1,9 % aux États-Unis en 2016, de 3,5 % pour les pays en voie de développement et les émergents, à une récession de 1,3 % en Amérique latine et une croissance de 1,6 % en zone euro. La croissance de la zone euro est entravée par la faiblesse de son système bancaire sur lequel les crédits douteux pèsent encore et qui offre peu de crédit. (…) »

Après ne pas être parvenus à décourager ses « alliés » de rejoindre la nouvelle banque de développement à leadership chinois, les États-Unis ont annoncé leur souhait de collaborer avec l’AAIB, signe que l’influence américaine est sur une pente savonneuse. Article de ZH :

« Washington vient de céder. Comme nous l’avions expliqué la semaine dernière, la pression a petit à petit augmenté sur Washington afin que l’administration Obama adopte un ton plus conciliant à propos de la nouvelle banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. (…) La décision de la Grande-Bretagne de rejoindre la banque a poussé d’autres pays occidentaux à l’imiter, la date-butoir pour les candidatures ayant été fixée aux 31 mars.

Vu que l’AAIB représente le début de la fin de l’hégémonie américaine, la Maison-Blanche a critiqué l’initiative dès ses débuts en remettant en question la capacité des Nations hors du G7 à créer une institution de confiance répondant aux « standards ». Désormais avec 35 pays prêts à rejoindre les nations fondatrices, il semble que Washington soit sur le point de déclarer sa défaite.

Un article du Wall Street Journal a ainsi expliqué que l’administration Obama souhaitait désormais collaborer avec l’AIIB dans le cadre de financements conjoints de projets de développement avec la banque mondiale et l’ADB.

Autrement dit, il s’agit de la bonne vieille tactique « si vous ne pouvez pas les vaincre, rejoignez-les » dans le but d’amener l’AIIB dans le giron des institutions internationales dominées par les États-Unis. Mais ne vous méprenez pas, il s’agit au mieux d’une tentative de limiter les dégâts au pire d’une capitulation pure et simple. En effet qui pourrait croire un seul instant que l’AIIB, qui démarrera ses activités avec un capital de 50 milliards de dollars se contentera d’un rôle de satellite de l’Asian Development Bank (ADB) qui après 50 ans, dispose à peine d’un capital supérieur de 3 fois à cette mise de départ. (…) Christine Lagarde a d’ailleurs embrayé rapidement déclarant qu’elle « serait ravie de collaborer avec l’AIIB. » (source BBC news)

Il s’agit d’une nouvelle étape sur le chemin de la dédollarisation qui va être franchie.

Article de rt.com, publié le 17 mars 2015

« La France, l’Allemagne et l’Italie ont confirmé qu’elles allaient rejoindre la nouvelle banque asiatique de développement (AIIB), la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. Leur participation à cette banque rivale de la Banque Mondiale, sous leadership américain, est perçue comme un revers pour l’administration Obama.

Dans un communiqué le trio européen a confirmé avoir l’intention de devenir des membres fondateurs de l’Asian Infrastructure Investment Bank, d’après l’AFP.

« Nous désirons apporter notre longue expérience… pour aider la banque à bâtir une solide réputation » a déclaré le ministre des Finances allemandes Wolfgang Schaeuble. (…)

Le porte-parole du Ministre chinois des Affaires étrangères a accueilli favorablement la décision en déclarant que « l’AIIB est une institution d’investissement ouverte et multilatérale. La participation de pays étrangers à la région intensifiera la présence globale de l’AIIB. »

La décision de l’Allemagne, de la France et de l’Italie tombe après que la Grande-Bretagne a accepté de devenir le 5e pays européen à rejoindre les membres fondateurs de l’AIIB. Le gouvernement britannique a déclaré que la décision allait dans le sens des intérêts du pays mais la nouvelle a été accueillie négativement par les États-Unis.

La nouvelle banque menée par la Chine devrait concurrencer la Banque Mondiale, basée à Washington. C’est pourquoi les États-Unis ont augmenté les pressions pour que ses alliés ne rejoignent pas cette nouvelle banque. Les États-Unis affirment que cette nouvelle banque de développement pourrait ne pas avoir les mêmes standards de gouvernance ainsi que les mêmes garde-fous sociaux et environnementaux (sic). (…) »

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Nous vous en avions parlé il y a quelques semaines : les BRICS avaient accéléré leur projet de création d’une banque commune en marge du FMI. Désormais, le document officiel a été signé.

 

« Ce groupe de pays émergents ont enfin signé l’accord de création de la banque de développement des BRICS, ainsi que d’un fonds de réserve de plus de 100 milliards de dollars. Ces 2 outils serviront à contrer l’influence des institutions occidentales, ainsi que du dollar.

Cette nouvelle banque fournira des prêts pour des projets d’infrastructures et de développement dans les pays des BRICS, sans tenir compte de la taille du PIB, comme c’est le cas avec le FMI ou la Banque Mondiale.

Dans un premier temps, chaque pays contribuera à part égale pour constituer le fond de départ, qui s’élèvera à 50 milliards et devraient atteindre à terme 100 milliards. Le siège de la banque sera situé à Shanghai, l’Inde assurera sa présidence pendant la première année tandis que la Russie présidera le conseil des représentants.

« La banque des BRICS deviendra l’une des institutions de financement multilatérale les plus importantes du monde, » a déclaré le président russe Poutine à l’occasion du 6e sommet des BRICS de Fortaleza, au Brésil.

Le lancement de cette banque est considéré comme la première étape visant à briser la domination du dollar américain sur le commerce mondial, ainsi que l’influence d’institutions telles que le FMI et la Banque Mondiale, sous tutelle américaine et sur lesquelles les BRICS ont peu d’emprise.

« Afin de renforcer la concurrence internationale, activer la coopération commerciale et sur les investissements entre les BRICS est important, »  a déclaré Poutine.

Le conseil d’administration sera composé du ministre des finances de chaque pays, à savoir de la Chine, la Russie, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil. Les BRICS représente environ 40 % de la population mondiale, 20 % du PIB et 30 % de l’économie mondiale sur base de la parité du pouvoir d’achat (PPA).

Le fond de crise de 100 milliards de dollars, baptisé « dispositif éventuel de réserve » (Contingent Reserve Arrangement), a également été créé. La Chine l’alimentera à concurrence de 41 milliards, la Russie, le Brésil et l’Inde y contribueront pour 18 milliards, tandis que l’Afrique du Sud versera 5 milliards.

L’objectif de cette banque est de déboucher sur un monde multipolaire qui diminuera l’influence de l’Occident. Les accords prévoient également la création d’une alliance financière entre les différents marchés des pays émergents. La Russie a également proposé la création d’une alliance énergétique avec la constitution de réserves communes, ainsi que d’un institut des politiques énergétiques. (…)

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a précisé que les BRICS n’avaient pas pour ambition de dominer le monde. « Nous demandons simplement la justice et l’égalité des droits, » a-t-elle déclaré. « Le FMI devrait au plus vite revoir le mode de distribution des droits de vote afin de refléter l’importance des économies des pays émergents, » a-t-elle ajouté. »

Source : Traduction de l’article paru sur RT

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Bientôt, le FMI ne sera plus le seul organisme international capable de fournir des aides financières d’envergure. Les BRICS travaillent au développement d’institutions alternatives.

BRICS-FMI-Banque-Mondiale

Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont accompli des progrès notables pour la création de structures qui serviraient d’alternative au FMI et à la banque mondiale, 2 organismes dominés par les États-Unis et l’Union européenne. Une réserve financière commune, qui remplacerait le rôle joué par le FMI, et une banque de développement des BRICS pour reprendre la fonction de la banque mondiale, vont commencer leurs activités de 2015, a déclaré l’ambassadeur russe Lukov.

Le Brésil a déjà défini les bases de la charte de la banque de développement des BRICS, tandis que la Russie s’occupe des accords intergouvernementaux nécessaires à la création de la banque, a-t-il ajouté.

Les 5 nations se sont déjà mises d’accord sur le capital de ces institutions : elles disposeront toutes les 2 de 100 milliards de dollars de fonds. Les négociations ont déjà démarré pour décider de la localisation du siège ainsi que sur la distribution des capitaux.

Les contributions au fonds de réserve ont déjà été évaluées. Elles seraient de l’ordre de 41 milliards de dollars pour la Chine, de 18 milliards de dollars pour le Brésil, l’Inde et la Russie, et de 5 milliards de dollars pour l’Afrique du Sud. Ces contributions ont été définies en fonction de l’envergure économique de chaque pays.

À titre de comparaison, les réserves du FMI et de ses droits de tirages spéciaux sont actuellement de 370 milliards de dollars. C’est bien plus que les 100 milliards prévus pour l’institution des BRICS, mais cela devrait être amplement suffisant vu que ce fonds ne concerne que 5 pays, alors que le FMI concerne en principe 188 nations.

Banque de développement des BRICS

Les BRICS souhaitent posséder leur propre banque de développement afin de conduire des projets qui soient vraiment bénéfiques pour les pays en voie de développement au lieu de servir les intérêts des États-Unis ou de l’Europe. L’objectif de cette banque de développement est de fournir de l’aide aux pays qui ne font pas partie des BRICS, mais dont les projets seraient exécutés par des sociétés appartenant aux BRICS.

Fonds de réserve

Le fonds de réserve des BRICS agira en tant qu’assurance mutualisée. Une nécessité au vu des problèmes rencontrés actuellement par le rouble (note : ou encore la roupie). Le FMI s’étant lourdement engagé pour sauver l’euro et les devises des pays développés, Lukov estime qu’il est essentiel que les BRICS disposent de leurs propres matelas de sécurité.

Dans un premier temps, ce fonds de réserve sera en dollars, même si l’objectif est d’abandonner à terme le billet vert.

Source : RBTH

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karen-hudes-Banque-MondialeIl est facile de dire que la finance est un énorme casino dont les dés sont pipés, géré par des criminels en col blanc. Cependant, ces affirmations prennent plus de force lorsqu’elles sont assénées par Karen Hudes, une ancienne de la banque mondiale. Récemment, elle a accordé une interview à JS Kim de SmartknowledgeU. Pour beaucoup, ces faits ne seront pas une surprise. Pour d’autres, l’occasion de s’interroger. Morceaux choisis :

À propos de l’impunité des banquiers

« Toutes les banques sont interconnectées, il s’agit d’un gros conglomérat. Les banquiers sont une caste qui déménage d’un conseil d’administration à l’autre. »

Sur l’ignorance du grand public à propos des méfaits des banquiers

« Les banquiers ont acheté tous les grands médias afin de cacher à la population leur agenda. Les banques centrales ne sont rien d’autre que des escrocs. Ils n’ont pas le droit d’acheter tous les médias et de tromper les gens. Tout ceci est documenté. Il ne s’agit pas d’accusation en l’air, nous détenons les preuves. Ces groupes privés se sont saisis d’un pouvoir qui ne leur revenait pas, ils l’ont fait en catimini… Tous ceux de la Banque Mondiale qui ont vu de l’argent aller dans la mauvaise direction, qui ont vu les trous dans la comptabilité, se sont fait virer. »

Concernant l’or et l’argent (Karen Hudes) :

«  Le papier n’a aucune valeur intrinsèque. Il a de la valeur que si les gens décident qu’il en a. Pour l’instant, les devises papier sont à l’agonie, il nous reste peu de temps pour mettre en place des moyens d’échange alternatif. Si l’or est constamment en backwardation, le commerce international cessera tout simplement et le monde connaîtra une dépression qui feront passer 1930 et 2008 pour des pique-niques. »

À propos des BRICS :

« Ils essayent de se protéger du système bancaire occidental. Mais il risque d’y avoir des désaccords économiques. Lorsque cela arrive entre nations, c’est souvent la guerre qui remet les choses à plat. Si le cartel bancaire décide d’imposer jusqu’au bout sa loi au reste du monde, une guerre est quasi certaine. »

Pour découvrir toute l’interview de Karen Hudes : http://www.smartknowledgeu.com/blog/2013/09/world-bank-whistleblower-the-world-will-reject-central-bankers-that-operate-outside-the-rule-of-law/