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Banques

Jeff Gundlach

« Celui qui panique le premier panique le mieux ». Comme le dit David Stockman, cela ressemble de plus en plus à 2007, lorsque les premiers signes d’implosion du système financier furent ignorés par les éternels optimistes. Si la panique n’est pas encore d’actualité, l’inquiétude et la nervosité gagnent de plus en plus les marchés. Selon Jeffrey Gundlach de DoubleLine Capital, l’or est la meilleure option en ces temps incertains, comme il l’a déclaré à Reuters :

« Jeffrey Gundlach, le CEO de DoubleLine Capital, a déclaré ce mercredi que l’or est le meilleur investissement dans un contexte de craintes concernant l’instabilité de l’Union européenne, la stagnation mondiale persistante ainsi que l’inefficacité des politiques des banques centrales.

« La situation est chaotique, elle semble dangereuse, » a déclaré Gundlach à l’occasion d’une interview téléphonique. « Je ne suis pas vendeur en ce qui concerne l’or ».

Le métal jaune a dépassé son plus haut de 2 ans ce mercredi alors que certaines obligations ont glissé pour atteindre leur taux le plus bas suite au référendum en Grande-Bretagne, poussant les investisseurs à acheter de l’or pour s’assurer contre le risque. L’or pour livraison immédiate (XAU), qui a presque grimpé de 30 % depuis le début de l’année, était en hausse de 0,56 % à 1363 $ l’once à 18:34 (GMT).

Gundlach, qui est un fidèle supporter du métal précieux et qui voit l’or atteindre 1400 $ l’once cette année, estime que le métal jaune et les actions minières sont intéressants par rapport aux obligations gouvernementales, dont les taux ont atteint des niveaux planchers durant les derniers jours. Le rendement de l’obligation américaine à 10 ans s’est élevé, durant la session de mercredi, à  1,393 % après avoir atteint un plus bas record de 1,321 %.

« On voit des gens qui détestaient l’obligation à 10 ans à 2 % qui soudainement l’adorent à 1,38/1,39 %, qui revisite le plus bas historique de ce Treasury », a déclaré Gundlach.

« Si vous achetez aujourd’hui cet actif, je dirais qu’il s’agit d’une très mauvaise décision. C’est le plus mauvais moment de l’histoire pour acheter des obligations américaines à 10 ans. »

Gundlach, qui gère un patrimoine de 100 milliards de dollars pour la société DoubleLine de Los Angeles, estime que l’or est attrayant dans le contexte « d’un système bancaire européen dans un état le rendant bon pour la faillite. »

Il faisait référence à Banca Monte dei Paschi di Siena, la 3e banque italienne qui croule sous les créances douteuses et dont la capitalisation est insuffisante, dont les soucis menacent de se propager ailleurs en Europe. Gundlach a également cité Deutsche Bank AG, dont le titre a de nouveau atteint un plus bas ce mercredi pour voir sa valeur chuter de moitié depuis le début de l’année.

« Les banques sont en train de mourir et les décideurs ne savent plus quoi faire », a déclaré Gundlach. « Lorsque l’action de la Deutsche Bank passera sous la barre des 10 $, vous allez voir les gens commençaient à paniquer, ils vont commencer à dire : quelqu’un doit faire quelque chose ».

L’action Deutsche Bank a chuté de 5,56 % ce mercredi pour atteindre 11,54 dollars. Gundlach, connu à Wall Street sous le surnom du « roi des obligations », est l’un des premiers poids-lourds de l’investissement à recommander l’or en tant qu’assurance contre la crédibilité des grandes banques centrales alors que les pays ne parviennent pas à générer de la croissance. »

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Article d’IRD.com, publié le 14 juin 2016 :

« Le système financier mondial est sur le point de devenir une supernova. Les titres de Crédit Suisse comme de la Deutsche Bank ont atteint leur plus bas historique. Ils s’effondrent malgré les milliards d’euros de support de la Fed, de la BCE, de la Bundesbank et de la Banque Nationale suisse.

Deutsche Bank propose à ses clients belges une offre promotionnelle : 5 % d’intérêt pendant 90 jours sur tout dépôt d’au moins 50.000 €. N’oubliez pas que les dépôts sont techniquement des prêts octroyés par l’épargnant à une banque. Le client devient un créditeur. Cela signifie que le rendement que la Deutsche Bank doit offrir pour attirer des dépôts correspond à celui d’obligations CCC (même si les obligations à haut risque BB offrent 5,5 %, mais n’oubliez pas que DB offre 5 % sur 3 mois). Il s’agit du signe incontestable d’une société en état de décomposition.

Hier, le titre de la DB a baissé de plus de 3 % à l’occasion d’une session durant laquelle la plupart des banques « Too Big to Fail » étaient en recul de 1 % ou moins. Au moment d’écrire ces lignes, le titre a de nouveau baissé de 3 %, sa valeur passant pour la première fois de son histoire sous la barre des 15 $. Cette banque est clairement en train de s’effondrer. Tout gestionnaire qui détient ce titre au nom de ses clients faillit gravement à sa mission. Deutsche Bank est la version 2016 d’Enron.

Mais il ne s’agira pas d’un « cygne noir ». Les banques centrales savaient que la Deutsche Bank allait s’effondrer lorsqu’Anshu Jain fut démis de ses fonctions en juin 2015, soit seulement 2 semaines après que le Directoire de la banque ait étendu ses pouvoirs sur les opérations de la banque. Les banques centrales disposaient alors d’un an pour créer une digue autour des dommages collatéraux, par exemple le risque de contrepartie sur les produits dérivés, qui découleraient d’un effondrement de la DB.

Les ennuis de Crédit Suisse sont moins visibles, mais le comportement de son action prouve que ses problèmes sont aussi graves que ceux de la Deutsche Bank. J’ignore si ces banques seront renflouées en bout de course par une combinaison d’opérations de recapitalisation financées par les contribuables et de confiscations. Je pense néanmoins que le capital saisissable est très loin d’être suffisant pour couvrir les obligations de Crédit Suisse et de Deutsche Bank en termes de produits dérivés. (…) »

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argent électronique

Article de Michael Snyder, publié le 27 décembre 2015 sur The Economic Collapse :

« Saviez-vous que 95 % des achats en Suède se font sans argent liquide ? Saviez-vous que le gouvernement danois a clamé haut et fort son objectif ‘d’éradiquer l’argent liquide d’ici 2030’ ? Les nations des quatre coins du monde semblent engagées dans une marche effrénée vers une société sans argent liquide, les pays scandinaves en tête.

En Suède des centaines d’agences refusent les dépôts ou les retraits d’argent, des milliers de DAB ont été supprimés. La notion de « société sans argent liquide » faisait partie du domaine de la science-fiction. Aujourd’hui, on nous dit qu’il s’agit d’une évolution inévitable. Les autorités insistent sur le fait que cela permettra de contrarier les criminels, les terroristes, les trafiquants de drogue, le blanchiment d’argent ainsi que l’évasion fiscale mais qu’allons-nous perdre dans l’aventure ?

En Suède, la transition vers une société sans argent liquide est accueillie avec enthousiasme. Extrait d’un article du New York Times :

« Les paroissiens contribuent à la quête par SMS. Les vendeurs de rue SDF utilisent des lecteurs mobiles de cartes de crédit. Même le musée ABBA, consacré au groupe qui a chanté « Money, Money, Money » considère l’argent liquide tellement rétro qu’il n’accepte plus les pièces et billets ».

Donner de l’argent à l’église de façon électronique me semble bizarre mais cette habitude commence également à apparaître aux États-Unis. (…) Bien sûr, il n’y a pas que la Suède qui opère une transition rapide vers une société sans argent liquide. Du côté du Danemark, les officiels du gouvernement ont pour objectif « d’éliminer complètement l’argent papier » d’ici 2030. Toujours du même article :

« Il y a 20 ans, 80 % des Danois utilisaient l’argent liquide pour faire leurs courses. Aujourd’hui, ce chiffre a fortement chuté pour s’élever à 25 %. (…) Les magasins seront peut-être bientôt en mesure de refuser les paiements en liquide, une pratique courante en Suède. Le gouvernement souhaite se débarrasser de l’argent papier pour 2030. »

Pouvez-vous imaginer un monde sans argent liquide ? C’est pourtant ce vers quoi nous nous dirigeons surtout en Europe. Comme je l’ai déjà écrit par le passé, les transactions en liquide de plus de 2.500 € sont déjà interdites en Espagne tandis que cette limite est même fixée à 1.000 € en France et en Italie.

Petit à petit, le liquide est mis hors la loi. En 2014 : 417 milliards de transactions électroniques ont eu lieu. Le total pour 2015 devrait être beaucoup plus élevé.

Les banques se frottent les mains : cela leur permet d’augmenter leurs profits grâce aux frais collectés via les cartes de débit et de crédit. Les gouvernements sont également satisfaits vu que cela leur permet de surveiller bien plus facilement les transactions financières.

Très peu de citoyens s’opposent à ce changement. Ils le considèrent comme inévitable d’autant que c’est pour notre bien, d’après ce qu’on nous dit. Où que vous alliez, la propagande semble identique. Comme en Australie, où on espère que le pays deviendra une société sans argent liquide d’ici 2022.

Ce changement ne concerne pas que les pays développés. En 2015, les banques indiennes ont fait de gros progrès en la matière. L’État envisage des abattements fiscaux afin de décourager l’utilisation de l’argent liquide. »

Conclusion : si payer par carte est rapide et pratique, il faut également songer aux inconvénients que la disparition de l’argent liquide engendrerait. Celle-ci vous imposerait de confier tout votre argent à une banque. Or, lorsque vous déposez de l’argent à la banque, techniquement il ne vous appartient plus. Il devient un actif de la banque qui a une dette envers vous. Vous ne pourrez donc plus en disposer à votre guise (c’est déjà le cas actuellement, comme le montre semaine après semaine Pierre Jovanovic sur son blog) et en cas de souci du côté de votre banque, votre argent pourra être bloqué voire saisi en vertu des nouvelles règles sur le renflouement interne des banques qui viennent d’entrer en vigueur au 1er janvier 2016. Cependant, nul besoin de faillite bancaire pour vous voler votre argent : une fois l’argent liquide éradiqué, l’instauration de taux négatifs par l’Etat permettrait aux banques de se servir sur votre compte.

En bref, les citoyens seront plus que jamais à la merci des gouvernements et des banques en cas d’élimination de l’argent liquide.

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bail in

Article d’Examiner.com, publié le 27 octobre 2015 :

« Le 22 octobre 2015, la Commission européenne a inculpé six pays pour non-transposition des lois de renflouement interne (bail-in) qui ont été décidées par l’Europe et par une résolution du G20 plus tôt cette année qui prévoient la mise à contribution des déposants en cas de faillite bancaire.

L’objectif de cette méthode est de fournir une alternative aux renflouements du système bancaire qui ont été supportés par l’argent public après la crise de 2008 afin de sauver des banques américaines et européennes techniquement en faillite au moment de la crise. Ces sauvetages ont coûté des dizaines de trillions de dollars à la fois aux contribuables et aux banques centrales. (…) »

Les pays qui vont se retrouver devant la cour européenne de justice sont la Pologne, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Suède, la Roumanie et la République tchèque. En mai, la Commission avait déjà averti 11 pays dont la France et l’Italie qui ont depuis pris les initiatives nécessaires pour se conformer au « droit européen ».

Ces règles de renflouement interne ont été officiellement mises en place pour éviter que le contribuable ait à mettre la main à la poche en cas de faillite bancaire. Dans les faits, ce sont pourtant également les contribuables qui devront payer les pots cassés, à la différence que seuls les clients de la banque en faillite devront passer à la caisse de façon forcée via la confiscation de leurs dépôts.

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Article de Sovereign Man, publié le 24 septembre 2015 : 

« Selon moi il ne fait aucun doute que le système bancaire représente l’une des plus grandes arnaques de la planète. Quand on y réfléchit, toutes les règles qui régissent ce secteur sont contre nous.

Lorsque nous effectuons un dépôt dans une banque, nous prêtons nos économies gagnées à la sueur de notre front pour recevoir en échange des intérêts ridicules. Dans certains pays du monde les taux d’intérêt sont même négatifs, ce qui signifie que nous devons payer pour disposer du privilège de leur prêter notre argent.

Avec notre argent durement gagné les banques jouent au casino de la finance, sur les derniers produits douteux à haut rendement, peu importe leur stupidité et leur caractère destructeur.

Lorsque les banques se plantent, elles sont considérées comme étant « too big to fail » (trop grosse pour faire faillite) et les gouvernements interviennent en endettant les générations futures pour sauver les banques de leur idiotie.

Les banques sont également des espions qui sont obligés de fournir des informations aux états sur la simple base de la présomption. Les banques n’ont aucune loyauté envers leurs clients. Elles servent tout d’abord le gouvernement (note : nous aurions tendance à affirmer le contraire, mais soit). (…)

Il s’écoule rarement un mois sans qu’une banque ne soit accusée ou condamnée pour avoir détroussé ses clients. Elles ont admis avoir manipulé les marchés obligataires, les taux d’intérêt, les marchés des changes et d’avoir vendu des informations à propos de leurs clients aux sociétés de trading à haute fréquence. Tous ces crimes leur ont simplement valu des réprimandes et le paiement d’amendes.

Too big to fail et too big to jail (trop gros pour être condamné). Ce serait presque risible si les conséquences n’étaient pas aussi graves.

Malgré toutes ces preuves montrant que les banques ne veillent pas aux intérêts de leurs clients, très peu de gens sont prêts à remettre en question la crédibilité et la solvabilité de leur banque. Ils supposent qu’elle est stable, sage et prudente. Soit tout le contraire de la réalité.

Aujourd’hui, je mets en évidence une ficelle comptable que les banques américaines utilisent depuis ces dernières années afin de dissimuler leur véritable situation financière. La voici en bref. Les banques ont le choix entre 2 méthodes de comptabilisation de leurs obligations : AFS et HTM.

En AFS (available for sale, disponible à la vente), la banque est obligée de rapporter toute perte concernant ces actifs, ce qui impacte négativement ses niveaux de capitaux. Ce système n’intéresse pas les banques car cela les obligerait à enregistrer d’énormes pertes alors que la valeur de leur portefeuille d’obligations s’effondre.

Au lieu de cela et pour éviter de montrer au monde entier à quel point elles sont sous-capitalisées, les banques ont plutôt choisi de reclasser d’énormes pans de leurs portefeuilles d’obligations vers une autre catégorie, HTM (hold to maturity, ou détention jusqu’à maturité). Les actifs de la catégorie HTM n’imposent pas à la banque de prendre en compte les pertes enregistrées sur ces actifs par rapport à ses réserves en capitaux. (…)

Jusqu’à présent, les banques américaines ont transvasé des centaines de milliards de dollars d’obligations de la catégorie AFS à HTM. Et ce n’est que le début.

Il s’agit d’une arnaque incroyable exploitée par toutes les grandes banques. Par exemple, l’une des plus grandes banques américaines est passée de 0 % d’actifs HTM (note : le texte original indique AFS mais il doit s’agit d’une erreur) à 50 %. Et voilà comment on maquille le bilan d’une banque. »

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Article de John Rubino, publié le 15 septembre 2015 sur SafeHaven.com :

« Certaines grandes banques, qui durant les dernières décennies ont grandi pour devenir les entités financières les plus massives que le monde ait connu, ont apparemment atteint leurs limites. Elles se débarrassent désormais de leurs employés par dizaines de milliers. Quelques exemples :

Barclays envisage plus de 30.000 licenciements (CNBC)

Barclays envisage de supprimer plus de 30.000 postes dans les 2 années à venir après avoir licencié son CEO Antony Jenkins ce mois, d’après le Times de dimanche.

Ce programme de licenciement, qui pourrait réduire les effectifs mondiaux de la banque en dessous de la barre des 100.000 employés d’ici 2017, est perçu comme le seul moyen de régler les problèmes chroniques de sous-performance de la banque et de doubler le prix de son action. (…)

Les licenciements devraient affecter les employés du back-office et du middle office, secteurs où les économies les plus importantes peuvent être effectués, d’après le Times.

La Deutsche Bank va réduire ses effectifs d’un quart (Reuters)

Deutsche Bank s’est fixé pour objectif de supprimer environ 23.000 emplois, soit environ un quart de ses effectifs, en licenciant principalement du côté de ses activités technologiques et en séparant sa filiale PostBank, d’après des sources financières qui se sont exprimées ce lundi.

Ce plan porterait les effectifs du groupe à environ 75.000 employés à temps plein dans le cadre d’une réorganisation concoctée par le nouveau CEO John Cryan, qui a pris les rênes de la plus grosse banque allemande en juillet dernier en promettant de réduire les coûts. (…)

UniCredit envisage de supprimer environ 10.000 postes (Reuters)

UniCredit, la banque la plus importante d’Italie en termes d’actifs, envisage de supprimer environ 10.000 postes, soit 7 % de ses effectifs, alors que la banque souhaite réduire ses coûts et augmenter ses profits, d’après les déclarations d’une source interne à Reuters.

Le plan d’économie sera concentré sur l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche, d’après plusieurs sources, ajoutant que les 2.700 licenciements prévus en Italie ont déjà été annoncés.

Le porte-parole d’UniCredit s’est borné à déclarer que le CEO de la banque, Federico Ghizzoni, a déclaré le 3 septembre 2015 qu’aucun chiffre en termes de licenciements n’était arrêté après qu’une information ait suggéré que la banque pourrait supprimer 10.000 postes dans les années à venir.

UniCredit, qui emploie 146.600 employés dans 17 pays, doit trouver des solutions pour augmenter ses profits alors que les bas taux d’intérêt continueront d’impacter négativement sa profitabilité dans les années à venir.

Une retraite aussi subite et d’envergure peut signifier plusieurs choses :

  1. La technologie rend beaucoup d’emplois administratifs inutiles. Cela semble logique et inéluctable. L’automatisation du « travail à valeur ajoutée » sera l’un des grands thèmes de la décennie à venir. La finance est une cible de choix. Le crowdfunding, parti de rien en 2009 et qui pèsera environ 50 milliards en prêts de particulier à particulier en 2016, en dit beaucoup sur le futur du crédit bancaire conventionnel.
  2. La profitabilité des activités clés des banques va chuter dans les années à venir. Elles souhaitent donc anticiper en espérant masquer cette baisse de la profitabilité par des licenciements.
  3. La disponibilité d’emplois de qualité pour les jeunes diplômés européens, déjà trop basse, va se réduire davantage. Il est quasi impossible pour un système dépendant de la finance de croître alors que les grandes banques fondent. L’Europe ne pourra donc que stabiliser (au mieux) son activité économique tandis que ses gouvernements accumulent la dette et que certains pays rejoignent le sort de la Grèce. L’euro sera, tôt ou tard, dévalué subitement et drastiquement.
  4. Les autres grandes banques non citées ne peuvent être en bien meilleure forme vu qu’elles opèrent dans le même environnement de taux zéro et sans croissance. Aux États-Unis, où le crédit auto est l’une des rares éclaircies dans la grisaille, que se passera-t-il lorsque les gens n’achèteront plus de voitures ? Nous pourrions avoir bientôt la réponse alors que la production industrielle américaine a décliné en raison de la chute marquée de la production automobile.
  5. La reprise mondiale est un mirage. 6 ans plus tard, avec des marchés actions et obligataires à des niveaux records, le besoin de personnel administratif dans des entités dont l’activité repose sur les contrats, comme les banques, devrait croître. Des licenciements de cette ampleur sont le témoin d’une récession.

Vu la situation d’ensemble, il est difficile d’envisager un serrage de vis monétaire du côté de la Fed. Le contraire semble bien plus probable. »

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Si vous demandez à M. ou à Mme Tout Le Monde ce qui se passe lorsque vous déposez de l’argent à votre banque en zone euro, on vous répondra dans la plupart des cas que cet argent atterrit dans le coffre de la banque ou qu’il sera en partie prêté à d’autres clients en quête d’un crédit. Pourtant, ce mode de fonctionnement des banques, aussi intuitif soit-il, n’est plus en vigueur depuis belle lurette.

Il est grand temps que le grand public se penche, aussi rébarbatif soit-il, sur le mode de fonctionnement des banques afin de comprendre le risque que tout un chacun court à confier son argent à n’importe quel établissement bancaire.

Premièrement, une banque ne fonctionne pas comme une tirelire. Lorsque vous déposez de l’argent sur votre compte, celui-ci n’est pas mis de côté, à votre nom, pour vous le restituer lorsque vous en aurez besoin. Lorsque vous déposez ou transférez une certaine somme sur votre compte, celle-ci devient la propriété de la banque. Légalement, cet argent n’est plus le vôtre mais celui de la banque. Ce qui signifie qu’elle peut l’utiliser comme bon lui semble. Pourtant, vous voyez bien le solde de votre compte en banque augmenter. Que cela signifie-t-il alors, si cela ne représente pas votre argent ?

En fait, votre solde, légalement parlant, représente la somme que la banque est légalement tenue de vous rembourser dans le futur. Dans la comptabilité de la banque, il s’agit d’un engagement ou dette qui se trouve sur le passif de son bilan. Ce concept d’engagement est à la fois très simple et très important. C’est un peu comme si vous prêtiez 50 € à un ami et que vous écriviez sur un bout de papier que Jacques vous doit 50 €. Ce bout de papier est similaire à un extrait de compte : il spécifie que cette somme vous est due, mais en aucun cas que l’argent est disponible.

Et les règles prudentielles de la BCE ?

Il y a néanmoins des « règles prudentielles » en vigueur, définies par l’organe de supervision les banques à savoir la BCE en Europe. Elles vous protègent, n’est-ce pas ? Voyons cela tout de suite…

Parmi ces règles, il y a les réserves obligatoires, à savoir un pourcentage des dépôts que la banque est tenue de conserver auprès de la banque centrale. A combien s’élève-t-il ? À 1 % mais uniquement pour les échéances inférieures à 2 ans (ce qui signifie que si vous disposez d’un livret d’épargne avec argent bloqué pendant plus de 2 ans, les réserves obligatoires sont de 0 %). Source :

Article 4

Taux de réserves

▼M1

  1. Un taux de réserves de 0 % s’applique aux catégories d’exigibilités suivantes [telles que définies dans le cadre du dispositif de déclaration des statistiques monétaires et bancaires de la BCE par le règlement (CE) no 2423/2001 (BCE/2001/13)]:
  2. a) dépôts à terme d’une durée supérieure à deux ans;
  3. b) dépôts remboursables avec préavis d’une échéance supérieure à deux ans;
  4. c) pensions;
  5. d) titres de créance émis d’une durée initiale supérieure à deux ans.

▼M2

  1. Un taux de réserves de 1 % s’applique à toutes les autres exigibilités comprises dans l’assiette des réserves.

Autrement dit, si vous déposez 10.000 € sur votre compte votre banque est tenue d’en conserver 100 à la banque centrale ! Ce pourcentage s’élevait à 2 % en janvier 1999, mais apparemment c’était encore trop : il a été divisé par 2 le 18 janvier 2012. Mais le Royaume-Uni fait encore mieux : le taux de réserves est de 0 %, quelle que soit l’échéance.

En Allemagne, ce taux de réserves en 1998 était encore à 11,9 % (source). Aux Etats-Unis, ce pourcentage est à 10 % mais concerne le « ratio de liquidités », ce qui est différent. Avec un tel ratio, l’argent « liquide » peut être investi dans des actifs dits liquides, principalement des obligations. Mais en cas de crash obligataire, la banque peut se retrouver du jour au lendemain dans l’incapacité de satisfaire le ratio de liquidité, évidemment.

La banque est également tenue de respecter des règles concernant ce qu’on appelle les « fonds propres réglementaires », soit de détenir un certain pourcentage d’actifs considérés comme sûrs (par exemple les obligations d’États, pourtant surendettés…) par rapport à la taille de son bilan. Selon Bâle II, ce pourcentage est de 8 %. De quoi protéger vos dépôts ? Dans un environnement économique stable, peut-être, mais dans le contexte propice aux crises et bank runs que nous traversons actuellement (Chypre, Grèce, etc.), on est loin du compte. C’est ce que de nombreux épargnants vont apprendre de la façon la plus désagréable qui soit.

Article inspiré du travail de Positive Money – Misconception around Banking.

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la pieuvre Goldman Sachs

Dépêche de l’AFP :

Neuf banques accusées d’avoir manipulé le marché des changes dont la française BNP Paribas ont conclu des accords représentant un total de plus de deux milliards de dollars avec des investisseurs pour l’abandon de leurs plaintes auprès de la justice américaine, a annoncé jeudi l’un des avocats.

Les plaignants « ont conclu des accords d’un montant total de deux milliards de dollars avec Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citi, Goldman Sachs, HSBC, JPMorgan, RBS et UBS » a annoncé le cabinet Hausfeld, dans un communiqué publié à l’issue d’une audience devant une juge de New York.

Hausfeld n’a pas donné de détail sur les montants que devrait verser chacune des banques et a précisé que ces accords étaient préliminaires et devaient encore être approuvés par la juge Lorna Schofield.

Ces accords ne concluent pas la procédure engagée en 2013 par les investisseurs s’estimant lésés car sept autres banques et leurs filiales restent poursuivies dont la française Société Générale, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Morgan Stanley, Bank of Tokyo-Mitsubishi, RBC Capital Markets et Standard Chartered.

« En plus de verser des milliards de dollars de compensation, les banques » ayant parvenu à des accords ont également « accepté de coopérer avec les investisseurs dans les contentieux qui continuent » avec les autres établissements, a précisé Hausfeld.

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